‹ Considérations nouvelles sur les affinités réciproques des mollusques gastéropodesChapitre 20 sur 45 · SO RE · texte numérisé non relu

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sale qui divise les branchies (très différentes dans les deux Lypes) en parlies symétriques

D'autre part, le développement nous apprend que lorifice anal élait primitivement ventral chez tous les deux.

Cet ensemble de caractères communs permet, déjà, de Les différencier parmi les autres Mollusques sans symétrie extérieure.

La disposition des organes internes nous montre, au contraire, deux fortes différences dans la parlie infra-supérieure ou moyenne G# COrPS :

L'appareil digestif, que nous considérons dans les deux types vu par sa face dorsale comme dans la figure 12, n° 3 et n° 5, est fortement tordu sur lui-méme, dans sa portion œsophagienne, chez le Parmophore et ne présente aucune trace de cette déformation chez Doris, ou tout au plus une légère déviation sur la gauche (simple déplacement sans enroulement).

Cette première différence ne porte que sur la région æsophagienne et ne s'étend pas à la région abdominale, comme Île montre la figure 12, n° 2 et n° 5. Il en est de mème pour la seconde parlicularité :

Le système nerveux est streptoneure chez le Parmophore et présente, par conséquent, une commissure croisée en &8 de chiffre (fig. k, page 21).

Le système nerveux est euthyneure chez la Doris, et offre le type notoneure, fig. 13. Il n’a donc aucune commussure croisée et pas de ganglions dans la région æsophagienne.

L'appareil circulatoire, à comme caractère d’être du type Prosobranche dans le Parmophore, Opistobranche dans Doris, c’est-à-dire, qu'il a une situation inverse dans les deux animaux, au point de vue de la posilion du cœur.

Le rein, qui forme dans les deux cas, un organe à peu près symétrique, est formé de deux poches distinctes chez Parmophore, d’une seule poche chez Doris et ses canaux évacualeurs sont dirigés en haut (du côté de la tète) chez Parmophore dans une direction exactement inverse chez Doris.

infin, les organes génitaux offrent le type unisexuel, chez Parmophore et le {type hermaphrodite, chez Doris.

Maintenant que nous avons résumé, comparativement, les caractères Parmophore et Doris, voyons ce qu’en pensent les auteurs.

« Les Euthyneures, dit Bouvier, ont été d’abord Streptoneure et l’Euthyneurie qui les caractérise est le résultat d’un déplacement de gauche à droite. Étant Prosobranches, les ancêtres des Euthyneures ont élé caractérisés par un déplacement de 1800 de l'appareil branchio-anal: chez leurs descendants, un mouvement s’est produit en sens inverse ramenant la branchie et l’anus à droite et détruisant en même temps la torsion en 8 de chiffre du système nerveux. »

€ Toux ceux, dit PELSENEER( 25, p. 135), qui ont poursuivi sur l’ensemble du groupe des investigations prolongées et détaillées, ont interprèté les Euthyneures comme provenant par délorsion d’ancèêtres analogues aux Streploneures. »

€ L'embryologie des Gastéropodes ne fait que confirmer ces déductions : Æ{le révèle chez les Euthyneures une flexion et une lorsion de méme nalure que celle des Streptoneures. D'autre part, elle montre à la fin de la vie embryonnaire ou au commencement de la vie larvaire wne torsion p'us grande qu'à l'état adulte (1)... On peut donc conclure que dans la classe monophylétique des Gastéropodes, les Euthyneures sont moins tordus que les autres parce qu'ils ont été détordus. »

Ainsi, Doris élant incontestablement un Euthyneure a subi, selon les auteurs que nous venons de citer (lui ou ses ancètres), une torsion,. c'est-à-dire, d’après Pelseneer, une flexion ventrale, plus une torsion proprement dite, à l’état larvaire.

(1) Les points de suspensions correspondent à celte phrase : « Enfin, elle fait voir que par tous leurs caractères embryologiques les Euthyneures sont plus spécialisés que les Streploneures archaïques qui représentent dans la nalure actuelle, la souche commune de tous les Gasléropodes ». Il y a là, un argument que je me réserve de disculer dans un des chapitres suivants.

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