‹ Considérations nouvelles sur les affinités réciproques des mollusques gastéropodesChapitre 30 sur 45 · MS: PER · texte numérisé non relu

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il est facile de le voir dans les figures 21 et 22, un point de la coquille et la région du voile de la larve.

En outre, l'accroissement de cette coquille, en verre de montre, s'effectue non plus dans le plan sagittal, mais dans un plan perpendiculaire ou légèrement oblique au premier, ainsi que nous le montre le développement du point caractéristique (le futur tortillon) de la coquille.

Dans ces conditions, le déplacement, consécutif à laccroissement de la coquille dans la direction de droite à gauche, du point d'attache du muscle columellaire, explique la /orsion du muscle, comme conséquence du déplacement du tortillon et

de la régiou anale.

‘L'examen que nous venons de faire, en nous servant des figures de PeLsexker et de ses propres constatations, mais sans adopler son interprétation et en nous guidant, au contraire, sur les renseignements fournis par la rotation des points caractéristiques de la coquille du Pélécypode adulte, est particulièrement instructif pour nous, puisqu'il nous montre à la fois :

10 Que la rotation de la coquille larvaire peut se produire indépendamment de la torsion proprement dite ;

20 Que la torsion proprement dite ne s'est pas encore effectuée au stade relalivement âgé où le muscle columellaire est tordu sur lui-même, alors que chez les Prosobranches, la torsion proprement dite se produit à un stade extrêmement jeune.

Il serait intéressant d'étudier comparativement le muscle columellaire dans la larve des Prosobranches; je n'ai malheureusement que trop peu de documents à ce sujet. Cependant, dans quelques figures, en particulier dans la figure 2 de la planche 6 du beau mémoire de PeLsexeer (25), le muscle columellaire représenté chez un Prosobranche vu du côté gauche, ne semble nrésenter aucune trace de torsion. Il en est de même dans la figure 16 de la planche 12 du même travail.

Le QD

Si l'observation se confirme, et si, réellement, les Prosobranches ne présentent pas de muscle columellaire tordu, on serait amené par cette constatation à conclure que l’attache du muscle columellaire a lieu dans la partie moyenne du corps et non sur le voile lui-même. Dans ces ‘conditions, le muscle columellaire ne se tordrait plus sur lui-même, paree que la région moyenne du corps (le point d'attache du muscle) aurait subi la torsion proprement dite.

Cette hypothèse a besoin d’être confirmée par de nouvelles observations, rendues malheureusement très difficiles par l’opacité des larves de la plupart des Prosobranches.

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