‹ Considérations nouvelles sur les affinités réciproques des mollusques gastéropodesChapitre 41 sur 45 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

IL v a flexion ventrale chez les Céphalopodes et les Scaphopodes.

Il y a flexion dorsale chez les Pélécypodes.

[ n'y a pas de ferion comparable aux deur premières chez les Gastéropodes. Il se produit un phénomène différent que je caractérise sous le nom de rotation de la région anale et du tortillon de la coquille larvaire.

Tous les Gastéropodes semblent avoir une origine monophylétique. Les Prosobranches et les Opistobranches présentent, en effet, un remarquable parallélisme dans les premiers stades du développement et leurs larves offrent à l’origine des ressemblances frappantes.

Elles sont caractérisées, comme larves de Gastéropodes, par la rotation de la région anale et du lortillon de la coquille larvaire.

Aucun Gastéropode ne se tord autour de l'axe longitudinal de l'embryon dans la région céphalo-pédieuse.

Tous les Gastéropodes {sauf les Amphineures) se tordent autour de l’axe longitudinal de l'embryon, dans la région abdominale. |

Une partie seulement des Gastéropodes se tord autour de l'axe longitudinal de lPembryon, à la fois, dans la région abdominale et dans la région moyenne du corps.

LT ATP

Les Opistobranches, qui n'ont qu'une coquille larvaire faiblement développée et qui possèdent à l'état adulte un Notœum, ne subissent pas la (orsion proprement dite des Prosobranches.

Les Opistobranches, qui ont une coquille développée comme celle des Prosobranches et un disque céphalique peu développé, subissent la lorsion proprement dite, d'abord incomplète, puis complète. Ils peuvent avoir, alors, un œæsophage tordu sur lui-même et un système nerveux Streptoneure comme les

Prosobranches.

Les formes archaïques du groupe des Opistobranches doivent être recherchées dans les Nudibranches, où certains types, offrent des ressemblances frappantes avec les Amphineures et non, dans les formes se rapprochant des Prosobranches.

Les ressemblances présentées par les Opistobranches, munis d'une coquille fortement développée à l'état adulte, avec les Prosobranches paraissent constituées par des phénomènes de convergence dus vraisemblablement à la disparition progres-sive du Notœum, à l'atrophie progressive du disque céphalique, à la formation d'une coquille de plus en plus encombrante.

La détorsion n'existe dans aucun type de Prosobranche ou d'Opistobranche :

1o Ceux qui, comme les Nudibranches n'ont jamais été tordus à l’état larvaire dans la région moyenne du corps (région œsophagienne) ne se détordent pas en devenant adultes ;

. 2° Ceux qui comme certains Tectibranches se sont faiblement tordus au stade larvaire, dans la région moyenne du corps, restent faiblement tordus à l’état adulte ;

30 Ceux qui comme l'Actéon se sont tordus complètement dans la région moyenne du corps (torsion proprement dite)

et sont devenus Streptoneures à l’état larvaire, restent Streptoneures à l’état adulte ;

ko Enfin les Prosobranches, qui subissent tous la torsion proprement dite, gardent, en dépit de toute régularisation ultérieure à l’état adulte, les caractéristiques de la torsion subie par les larves et ne se détordent dans aucun cas.

L'hypothèse de la détorsior. a été formulée par les auteurs par suite de la confusion qu'ils ont faite entre la torsion proprement dite (phénomène particulier) et la rotation de la région anale et du tortillon de la coquille larvaire (phénomène général).

Quand on englobait ces deux phénomènes sous le même terme, l’un élant visiblement général, l’autre passait également pour général et quand on ne trouvait plus nulle trace de ce dernier chez certains Gastéropodes adultes, on imaginait qu'il s'était produit un phénomène exactement inverse. Malgré son invraisemblance, cette hypothèse élait ainsi, rendue nécessaire pour expliquer les faits.

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