RECHUTES
Sur un certain nombre de vaches guéries d’une première atteinte de fièvre vitulaire, j'ai constaté une ou plusieurs rechutes successives.
Les rechutes surviennent généralement 24 à 48 heures après la première atteinte, quelquefois une semaine exceptionnellement pius tard.
. Dans les cas que j’ai pu observer, la première atteinte de la fièvre vitulaire a toujours été sous la forme paraplégique, et les rechutes se manifestaient sous la forme comateuse.
Chez certaines malades, l'injection d’air ayant été faite par le propriétaire, je pouvais supposer qu’elle fut insuffisante. Mais, chez d'autres, j’ai moi-même procédé comme à l'habitude et énergiquement au traitement qui m'a toujours réussi.
La vache guérie de la fièvre vitulaire sur laquelle on a procédé à plusieurs reprises à la traite à fond pour l’expulsion d'air, ayant recouvré dans les 24 à 48 heures toutes les fonctions normales : l'appétit, la rumination, la défécation, la miction et surtout l'équilibre, devient brusquement triste, laisse sa
LE TOGRLA
ration, et ne tarde pas à se coucher en decubitus sterno-abdominal d'abord et latéral complet ensuite. Elle paraît plongée dans un sommeil profond, indifférente à tout ce qui l'entoure et ne réagissant à aucune excitation.
Le regard est voilé, les paupières baissées, le mufle est sec, de même que toutes les extrémités, ia respiration est très lente, à peine perceptible, le pouls filant et vite.
Arrêt complet du péristaltisme et des évacuations, hypothermie accusée.
La malade peut rester dans cet état comateux plusieurs heures (layant expérimenté obligatoirement par suite de mon absence). Mais une énergique ct prompte intervention amène généralement la guérison. |
En outre de l'injection d'air, les révulsifs sous forme de frictions sinapisées, les toniques cardiaques par voie sous-cutanée, et les douches froides, m'ont donné de bons résultats.
Au bout de peu de temps, quelquefois à peine une heure, la respiration devient plus fréquente, la vache redresse la tête, quelques heures après ne tarde pas à se placer en decubitus sterno-abdominal (surtout en l’aidant up peu), à se relever ensuite et à recouvrer son état de santé primitif,
Dans certains cas, malgré une intervention rapide, à plus forte raison tardive, j'ai pu observer des symptômes de méningo-encéphalite.
Dans ces cas, les malades sont en decubitus