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bation morale. Les éleveurs ont l'habitude, même dans la belle saison, de rentrer les parturiantes à l’étable pour le velage, de Les priver de leurs veaux. Or, du fait que la vache se trouve seule dans l’étable, et surtout séparée de son veau, elle s'ennuie et le manifeste par des beuglements, des déplacements répétés, cherche à se détacher pour rejoindre ses congénères ou son veau. Cette surexcitation aurait,
à mon avis, pour conséquence la toxémie dans la glande mammaire, à
Le fait de laisser à la belle saison les parturiantes veler aux pâturages, et laisser têter leurs veaux pendant une huitaine évite presque toujours la fièvre vitulaire. J’ai pu expérimenter ces faits dans plusieurs cas,
La fièvre vitulaire apparaît généralement le deuxième ou troisième jour après l'accouchement. . Exceptionnellement j'ai pu observer plusieurs cas de fièvre vitulaire deux à trois mois après le velage, chez les vaches pléthoriques dont l'alimentation était très abondante et substantielle.
Il m'est arrivé aussi de la rencontrer le jour même du part. Dans ces cas les causes prédisposantes furent des velages dystociques. Velages le plus souvent par présentation postérieure avec rétention des membres correspondants, d’autres fois présentation normale, mais parésie de l’utérus et manque d'efforts expulsifs.
La rétention placentaire me semble avoir aussi
une action prédisposante. J'ai maintes fois observé
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des vaches vélées normalement, non délivrées, présenter les symptômes de la fièvre vitulaire deux ou trois jours après l’accouchement.
La rétention prolongée du fœtus ou du placenta, amenant souvent un certain degré de tarissement de la sécrétion lactée, le tarissement après la turgescence aurait-il pour effet de provoquer l’élaboration des toxines mammaires je
Voici quelques observations se rapportant à ces cas :
Le 10 juin 1923, appelé chez M. D... à C., pour une vache âgée de 9 ans, à terme de sa gestation, qui ne pouvait pas se relever. j’apprends que cette vache présentait depuis deux jours des légers signes de l’accouchement (écoulement vaginal, coliques légères). L’appétit et la rumination sont conservés. La glande mammaire, après avoir été turgescente, devient au moment de ma visite flasque et froide.
Je diagnostique une dystocie par présentation postérieure sacro-iliaque avec rétention des membres correspondants et simultanément une fièvre vitulaire, forme paraplégique. L’accouchement fut laborieux, fœtus mort, les enveloppes placentaires suivirent immédiatement après traitement de la fièvre vitulaire; la guérison survient dans la journée.
Appelé le 12 septembre 1923 chez M. L.., à B., pour une grosse vache normande, âgée de 8 ans, qui présente. depuis 24 heures des signes légers de vêlage. Je-Ia trouve
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en décubitus sterno-abdominal et faisant des efforts négatifs pour se relever.
Je diagnostique une présentation sacro-iliaque avec rétention des membres correspondants. Une fois délivrée d’un veau mort-né, le décubitus persiste. Je procède au traitement de la fièvre vitulaire, la guérison survient quelques heures après, de même que l’expulsion des enveloppes fœitales.
Le 10 mai 1925, chez M. P.., à S., je trouve une vache âgée de 10 ans, à terme de gestation, présentant des signes de vêlage depuis plus de 48 heures, et dans l’impossibilité de se relever. Diagnostic : présentation normale, fœtus non engagé dans le col utérin, aucun effort expulsif, il y a parésie de l’utérus. Je procède à l’extraction forcée du fœtus mort depuis plusieurs heures, ainsi qu’au traitement de la fièvre vitulaire; la malade se relève 6 heures après et délivre normalement.
Le 22 octobre 1924, chez M. B.., à H., une vache âgée de 9 ans, veillée par le propriétaire pendant deux nuits, ne manifeste pas énergiquement de tendance à l’expulsion du fœtus, puis le troisième jour elle ne peut plus se relever. Appelé, je diagnostique une dystocie par présentation postérieure sacro-iliaque et rétention d’un membre postérieur (accrochement du jarret). Après accouchement d’un mort-né et traitement de la fièvre vitulaire, tout rentre dans l’ordre quelques heures après.
OBSERVATION N° 5 Le 15 février 1925, appelé chez M. St-P..., à R., pour