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aliment qui le réveille, ou de la disparition momentanée d’une substance empêchante, il est facile de concevoir les auto-infections répétées, dont la persistance du microbe sera l’origine.
Ce ne sont point là vues de l'esprit et idées à priori, ainsi que nous espérons le démontrer au chapitre traitant de l’érysipèle à répétition. Nous donnerons ici deux exemples de constatations anatomiques de ce microbe latent, déjà démontré pour la tuberculose, le bacille typhique.. Le premier sera tiré de l'observation T, dans laquelle nous avons constaté la présence du streptocoque vivant dans les lymphatiques pulmonaires, alors que les manifestations cliniques pleuro-pneumoniques remontaient à trois mois environ et étaient liées à un érysipèle de la face. Le second, se rapportant au streptocoque d’une pleurésie purulente, a été rapporté par notre ami Courtois- Suffit. Deux mois après la guérison d’une pleurésie purulente à streptocoques, la malade qui fait l’objet de cette observation est morte brusquement, en présentant des accidents septico-pyohémiques. A l’autopsie, on trouva dans la plèvre une cuillerée à peine de pus bien lié et contenant un streptocoque très virulent. On retrouvait le même microbe dans le sang et le liquide louche qui distendait une articulation tibio-fémorale.
Dans ces cas-là, le microbe avait donc persisté dans l’organisme à l’état latent, capable d’un réveil mais non d’une reviviscence, comme a voulu le démontrer ir vitro M. Leroy. Nous n'avons pu, en effet, vérifier aucune des assertions de cet auteur, ni la résorption des cultures de streptocoques dans la gélatine, né leur réapparition au bout d’un an, ni les colonies vertes provenant du repiquage sur agar de ce streptocoque né de ses propres cendres. Si nous joignons à cela la description de l’érysipèle provoqué par l’inoculation au lapin, et qui s'éloigne totalement de l'érysipèle expérimental, nous pourrons conclure que la théorie in vitro de l'érysipèle à répétition est une pure et
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simple erreur d’expérimentation, qui doit mettre en garde contre les trop faciles généralisations des faits de laboratoire aux faits cliniques. Il faut toujours se rappeler combien le problème organique est complexe et convenir que, lorsqu'il s’agit de l'organisme vivant, même en cherchant à se mettre dans des conditions toujours identiques, on se heurte souvent à des différences inexplicables, dans l'état actuel de nos connaissances. À plus forte raison se trompera-t-on, lorsqu'on voudra forcer des analogies aussi lointaines que le développement dans l’organisme et les cultures artificielles, si l’on ne lient pas compte de tous les facteurs qui peuvent être autant de causes d'erreur.