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lement nuisibles. Sur les milieux solides, les produits de cultures sont retenus jusqu’à un certain point, autqur de la colonie productrice, et peuvent exercer sur elles une influence funeste. Aussi, la vitalité est-elle moins grande sur la gélatine que sur l’agar, ce dernier se comportant un peu à la manière d’une éponge, suivant la comparaison de M. Gessard.
Dans les milieux absolument liquides, comme le bouillon, la diffusibilité, augmentée par la présence d’une acidité légère, semble s'exercer sur la substance protoplasmique elle-même. Aussi, l’adjonction d’une substance un peu visqueuse, telle que la gélatine à 1/2 p. 100 ou de l’albumine de l’œuf ou encore d’une sérosité quelconque, recule beaucoup le terme dela vie du microbe sur le bouillon et les autres milieux liquides.
De tout cela, il résulte l'explication des faits que nous avons pu constater :
Le streptocoque ne se développe jamais sur les milieux acides ; i
Il meurt rapidement, en quinze jours, en trois semaines, dans les cultures sur agar ou sur gélatine préparées par les méthodes ordinaires.
Sur les milieux liquides, il vit, en général, un peu plus longtemps. La longueur de la survie semble étroitement liée à la puissance acidificatrice variable de chaque microbe. Cette puissance provient de l’origine de la semence. Ainsi que nous le verrons, elle semble moindre chez les streptocoques très virulents; de même, par suite de repiquages fréquents sur un milieu avant l'apparition de l'acidité, il est créé des races d’une meilleure conservation liée à une acidification moindre ;
L'adjonction de glycérine, qui modère l’acidification, prolonge la vitalité du microbe (Franckel a pu, par ce moyen, conserver des cultures pendant plus de trois mois) ;
Enfin, les cultures sur sérum, et principalement sur sérum liquide, conservées à l’abri de l'air, semblent jouir
d'une vitalité presque illimitée, mais qui peut varier, néanmoins, suivant la composition chimique du sérum et sa teneur en matières extractives, et, peut-être, en diastases défensives, si on emploie un liquide recueilli aseptiquement et conservé sans stérilisation.
Nous sommes entrés dans ces détails, non pas uniquement pour rapporter les faits que nous avons constatés, mais pour montrer à quel point est variable cette vitalité du streptocoque, variable avec la semence, variable avec le milieu. Si l’on vient ajouter à ces conditions la réaction de l'être vivant infecté, on comprendra, ainsi que nous le disions au début de ce chapitre, combien il serait téméraire de vouloir en quoi que ce soit, préjuger de l’évolution du streptocoque in vitro, pour expliquer l’évolution des maladies qu’il cause. Outre la question de virulence, plus difficile encore et capitale en la matière, nous ne pouvons connaître autrement que par les constatations directes, la durée maxima du microbe dans l'organisme.
Si l’on ne tenait pas compte de la réaction des tissus envahis, il serait, en effet, dans ses meilleures conditions de conservation. Placé dans un milieu albumineux, débarrassé de ses produits de culture par l’osmose sanguine, loin du contact direct d'oxygène libre, il n’y a donc pas pour lui d’impossibilité matérielle à vivre dans l’intérieur de l'organisme, ainsi que le prétendent les auteurs de l’article du Dictionnaire de Dechambre. La réaction de l’organisme, l'influence vitale des cellules ou des diastases sont les seules causes de sa mort lorsque l'infection est vaincue ; nous voilà donc bien loin des conditions de cultures artificielles. Aussi, comprend-on que la durée de son existence soit essentiellement variable, suivant le lieu de son séjour, sa virulence, la puissance de l'organisme infecté. Dans certains cas, on comprend également que le microbe puisse vivre d’une vie latente dans l’intérieur de l’organisme, qu'il n'irrite plus par les produits de son développement. Puis, à la suite de la présence dans le sang d’un