‹ Considérations pathogéniques et Traitement chirurgical de l'ÉléphantiasisChapitre 25 sur 89 · C) TROPHODÈME DE LA FACE · texte numérisé non relu

C) TROPHODÈME DE LA FACE

OBSERVATION Harcoprau. — Aspect éléphantliasique. OEdème chronique névropalthique. Soc. dermal., 1802.

RÉSUMÉ. — M.., 23 ans, couturière, père tuberculeux. Antécédents personnels : réglée à 14 ans ; fièvre typhoïde à 16 ans ; laisse à sa suile un œdème léger qui mit deux ans à disparaître. Depuis cette époque chaque année, apparition d’une poussée d’urticaire, qui dure une dizaine de jours et dont la disparition s'accompagne d’épistaxis.

. Depuis 15 mois chaque poussée est suivie d’un œdème persistant ; qui s’exagère chaque fois, et qui occupe surtout la face. Ces paroxysmes surviennent d’une facon très irrégulière et s’accompagnent d’une vague douleur à la région frontale, La tuméfaction faciale intéresse le front. les lempes, les paupières, surtout les inférieures, sa limite déclive est marquée par un bourrelet saillant identique à celui d’un érysipèle et qui va en s’atténuant vers le nez en dedans, la région malaire en dehors. Au niveau des parties envahies, la peau est pigmentée en brun jaunâtre. Le doigt y laisse une légère empreinte La tuméfaction porte sur d’autres régions du corps el en particulier sur les extrémités ; le tissu sous-cutané y est très épaissi,

rénitent, et ne conserve qu'assez difficilement l'empreinte du doigt. Souffle vasculaire anémique. Muqueuses ei viscères normaux. Pas d'albuminurie ni de glycosurie. Il ne s’agit pas de myxædème (HarLo- PEAÜ).

Le 20 novembre, éruption urticariéenne éphémère, sur la cuisse gauche et la moité correspondante de la paroi abdominale.

La tuméfaction s’exagère du côté de la face. Traitement suivi avec persévérance mais complètement inefficace par les injections de suc thyroïdien.

OBSERVATION Herrocue. — OŒEdème de la. face. — Contribution à l'étude du trophædème chronique. — Nouv. icon. de la Salpétrière. Année 1901.

RÉSUMÉ. — Marie R.…., 21 ans. Depuis sa naissance la malade avait la joue droite plus grosse que la gauche, uniformément ferme sans être dure ; l’œdème n’est ni douloureux ni dépressible. La joue ne présente aucune nodosité ; la langue n’est pas hypertrophiée ; le rhinopharynx est pratiquement normal. Les os de la face ne participent pas à l’hypertrophie., Aucune ‘hyperesthésie ni anesthésie en aucun point du corps.

D) TROPHOEDÈME ET SPINA BIFIDA OCCULTA

Lérri a signalé un certain nombre de cas de trophædèmes associés à l'existence d’un spina bifida occulta. En voici quelques observations

OBSERVATION Lerr et NoËëz PéÉroN. — Le syndrome trophœdème, trophædème nerveux, trophædème lymphatique. Soc. Méd. des H6p., 28 déc. 1929.

RESUME, — Femme de 42 ans. OFdème datant de 3 ans occupant le pied, la jambe, et la partie inférieure de la cuisse et n’étant pas considérable puisque la différence de circonférence entre les deux membres ne dépasse pas 4 cm. Cette malade présente un spina bifida oceulta caractérisé par un hialtus inférieur du sacrum ouvert en U renversé depuis le coccyx jusqu’à $ 2 $S 3. En outre, au niveau de la première pièce sacrée, l’arc postérieur n’est pas soudé et il subsiste un espace largement ouvert de plus de r em. 1/2. Le sacrum n’est donc fermé qu’au niveau de $ 2 et de la partie supérieure de $ 3. Il est ouvert sur tout le reste de sa hauteur. L'intervention montra qu'il existait au niveau de la queue de cheval des lésions très manifestes, mais très différentes, de la bride transversale qui est trouvée généra-

lement, Le cul-de-sac dural ne descend guère que jusqu'à la partie inférieure de la première sacrée.

Il à un aspect épaissi, blanchâtre et comme légèrement sclérosé. Son extrémité inférieure est dirigée vers la droite. De son côté droit partent des nerfs volumineux. De son côté gauche, près de son extrémité part également un nerf volumineux qui ne se rend pas à gauche mais bien à droite. Plus haut seulement sur le côté gauche de la méninge, partent des filets nerveux qui se dirigent vers les trous sacrés gauches, Mais alors que les nerfs de droite sont gros et épais, ceux de gauche, c’est-à-dire ceux qui innervent le membre malade, sont grêles, minuscules, d’un volume au moins moitié moindre que ceux du côté opposé. L'ouverture sacrée est excessive mais on la voit fréquemment aïnsi sans aucun trouble concomitant ; il existe par contre des lésions profondes portant sur le cul-de-sac aural et surtout sur les nerfs de la queue de cheval.

L'’œdème trophique du membre inférieur gauche paraît ainsi bien nettement en rapport avec une innervation tout à fait déficiente de ce membre. Lerr conclut en disant : « La démonstration est donc faile que le trophœdème et le spina bifida ne coexistent pas par le fait d’une simple coïncidence, mais qu'il y a entre eux une relation ae cause à effet, par l'intermédiaire des lésions méningo radiculaires et peut-être médullaires qui sont généralement à l’origine du rachischisis el qui peuvent persister jusque chez l’adulte.

OBSERVATION IT. Lei. — Trophæœdème et spina bifida occulla. Soc. Méd. des Hôp.. 30 juillet 1920.

RÉSUMÉ. — Mlle B... présente une hyperfrophie considérable de tout Je membre inférieur droit. Le membre dans son entier est de coloration normale un peu violacée le soir quand la malade a «un peu imardhé. Etant enfant, la malade avait les deux’ jambes absolument normales, et de dimensions égales. C’est à partir de l’âge de 13 ans que l'augmentation de volume apparut, Pas d'affection analogue dans Ja famiile. fl existe chez cette malade un spina bifida oeculta caractérisé par l'absence de soudure des. trois derniers segments osseux du sacrum.

OBSERVATION III. Lenr. — Nouveau cas de trophædème avec saérum bifidum. Soc. Méd. des Hôp., 29 octobre 1g2r.

RÉSUMÉ. — Mlle B... J., 26 ans. À l’âge de 20 ans elle constate que son pied el sa cheville gauche augmentent de volume. Puis le membre inférieur gauche présente un aspect typique de trophædème. Ï existe un sacrum bifidum au-dessous de S..

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