‹ Considérations pathogéniques et Traitement chirurgical de l'ÉléphantiasisChapitre 27 sur 89 · LOI · texte numérisé non relu

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À première vue, il semble qu'il ne puisse guère s'agir que de là créüfication de gangkions tuberculeux. Ni la syphilis, ni la Iymphadénie ne déterminent une crétification analogue. D'ailleurs fa malade ne présente aucun signe de spécificité ; elle n’a pas fait de fausses couches ; elle a une petite fille de 6 ans r/2 très bien portante, sa réaction de Wassermann est négative. D'autre part, sa formule sanguine est tout à fait normale, avec &@es globules rouges abomdants à 5.800.000. Elle à 5.000 globules blanes dont 60 % de polynucléaires, 3o de mononucléaires, 14 de lymphocytes.

Nous avons fait la biopsie de deux ganglions, l’un inguinal, l’autre cervical.

Nous avons extrait des masses calcifiées extrêmement dures qui ont nécessité une longue décalcification. Sur les coupes nous n'avons pas trouvé de bacilles de Kocn, il est vrai, non plus que des parasites quelconques ; il semble bien peu discutable que les lésions ganghonnaires aient élé la cause du trophiœdème et que celui-ci soit dû à l’obstruction Iymplhatique au nivean des ganglions. Ainsi s’explique l’évolution progressive, au membre inférieur gauche, puis au membre supérieur gauche. On s'explique aussi que ce soit presque sans aucun succès, sauf une atténuation transitoire de l’œdème pendant un ou deux mois que WALTHER ait appliqué chez elle sa méthode de drainage sus-aponévrotique entre la cuisse et l'abdomen. La malade a encore en place le Grain qui lui a été appliqué en ‘1918. Il ne l’a jamais gêné ; mais il n’a pas fait comme on le voit, dimunuer l’œdème. En effet, si ce procédé fort ingénieux peut donner d'excellents résultats, dans les œdèmes dus à l’obstruction des ganghions inguinaux, il ne peut guère en donner quand l’obstacle s'étend à tous les ganglions de l’économie, et notamment aux chaînes iliaques et abdominales. Cette observation prouve donc qu'il existe des trophœdèmes qui, cliniquement du moins, ne diffèrent pas des trophœdèmes d’origine nerveuse (trophœdèmes proprement dits, au sens étymologique du mot) mais qui sont dus à un obstacle gan-

olionnaire.

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