‹ Considérations pathogéniques et Traitement chirurgical de l'ÉléphantiasisChapitre 43 sur 89 · LES MÉTHODES CHIRURGICALES · texte numérisé non relu

LES MÉTHODES CHIRURGICALES

Lorsqu'on envisage le traitement chirurgical sous son aspect le plus général, on constate qu'il est dominé par

deux principes essentiellement différents : lorsque le tissu eéléphantiasique peut êtré enlevé en bloc, comme une tumeur bénigne, on en pratique l'exérèse complète. C'est à cette règle simpliste qu'obéit la thérapeutique de l'éléphantiasis du scrotum, de la vulve, du sein, et des zones cutanées limitées. Mais dans nombre de cas on ne peut enlever en totalité ce tissu pathologique sans pratiquer en mème temps des mutilations inadmissibles. C'est dans le cas des éléphantiasis des membres. On est alors obligé de faire appel à des méthodes totalement diffé rentes : ce sont les méthodes de drainage. Nombre d'auteurs estimant que l'éléphantiasis est dù à la stase Ivmphatique dans un tissu conjonctif hypertrophié et sclérosé, ont cherché à drainer la lymphe vers des régions saines. Ils se sont hasés pour cela sur certaines singularités anatomo-pathologique du sÿndrome.

1° Un des caractères essentiels de léléphantiasis est d'être limité d'une façon très nette. dans le sens de la hauteur du membre. C'est l'œdème segmentaire des anciens auteurs. Autrement dit, il y a une transition rapide entre le tissu cellulaire sous-cutané sain situé en amont et le tissu cellulaire sous-cutané pathologique situé en aval. Une première méthode thérapeutique consistera donc à drainer la lvmphe de la région malade distale, vers la région saine proximale, au moyen de fils de soie (procédé de Haxprex) ou de tubes de caoutchouc procédé de Warter). Ces procédés constituent les méthodes de drainage superficiel.

2° Un des autres traits caractéristiques de l'éléphantiasis est de présenter une localisation uniquement superficielle : peau, tissu cellulaire sous-cutané et aponérose d'enveloppe du membre. A cela s'oppose l'intégrité complète des plans profonds : muscles, espaces cellulaires intermusculaires, gros troncs artériels. veineux, I>mphatiques, gros troncs nerveux, os et périoste.

Un deuxième procédé thérapeutique consistera donc

à effondrer l’aponévrose pathologique et à laisser un passage libre, — à pratiquer une dérivation — entre les régions superficielles malades et les régions profondes saines. C’est le principe de la méthode de Koxnorrox et dérivées (Sisrrunk). Ce sont les méthodes de drainage profond.

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