FIGURE 8 FIGURE
Ficure 14
Ficure 15
Ficure 16 FIGURE 17
D'après le D’ P. Derom.
Photo n°
Malades opérés suivant la fechnique de Guyomarch (D° P. Delom.)
le 200
PROCÉDÉ DE LEMOINE, SANNER, ASSALI
(Ne s'adresse qu'aux éléphantiasis du scrotum avec verge enfouie)
Son principe consiste essentiellement à utiliser comme plastie de la verge la face préputiale qui tapisse la cavité où se fait la miction « cette peau est toujours vivace, mince et souple ».
Pour le scrotum on prendra la peau fine, généralement saine, facile à disséquer des parties latérales de Ia tumeur (LEMOINE 190).
Cette technique a été employée par Mus, Neveu, LeE- Moine et RoTON en 1909.
SANNER l’a décrite en 1928.
Couvy a utilisé une méthode très analogue à la Côte d'Ivoire en 1913, puis de 1926 à 1930 à Dakar.
Plus récemment Assazr à publié la technique après l'avoir appliquée quatorze fois. C'est cette description que nous reproduisons intégralement.
TECHNIQUE
Soins pré-opératoires. — Les mêmes que dans la technique précédente, mais on insistera sur le nettoyage du canal par où se fait la miction, en pratiquant des lavages au Daxix. Immédiatement avant l'intervention pendant qu'on procède à l'iodage du champ opératoire, une mèche imbibée de goménol est introduite dans le canal et y restera jusqu’à la fin.
Pour éviter toute souillure on rejette au dernier temps le revêtement du pénis.
Et malgré les soins préliminaires, on ne sera pas surpris de trouver quelquefois sur le fourreau préputial du smegma purulent et des ulcérations en surface.
La question de l’hémostase préventive. — Nous estimons gènante, dangereuse et inutile l’hémostase par un garrot enserrant le pédicule de la tumeur. Gênante car
le garrot empêche de dégager la verge jusqu'au pubis et les cordons jusqu'au canal inguinal.
Dangereuse car sa striction si elle est efficace peut agir aussi sur les vaisseaux des testicules.
Enfin inutile car par la technique que nous avons réglée l’hémostase est facile, se faisant à ciel ouvert. . L'opération est ainsi conduite
1” temps. — Une incision partie du pubis circonscrit l'orifice par où se fait la miction et se poursuit sur le raphé, très bas vers le pôle inférieur sans fendre complètement la tumeur (Fig. 18).
2° temps. — À la partie supérieure de l’incision, là où les tissus sont souples et sains, les lèvres de la plaie sont écartées et l’index introduit en crochet va chercher la verge. Il ne la quittera plus.
En allant de haut en bas, la verge est progressivement dégagée, en incisant s’il le faut les tissus et avec une grande rapidité on arrive ainsi à l'extérioriser complètement, avec le fourreau préputial qui lui est appendu (Fig. 19).
L'orifice encapuchonné d’une compresse imbibée de goménol est fermé par une tenaille de Paucaert. L’ensemble est rabattu sur l'abdomen (Fig.20).
3° temps. — On a alors sous les yeux une vaste plaie de forme elliptique dont le grand diamètre est constitué par le septum. Deux tenailles de PAUcHET tirent sur une lèvre cutanée, la droite par exemple, et la main de l’opérateur par dilacération va trouver très aisément le testicule droit, en passant à droite du septum. Il est dès lors très facile de disséquer le cordon jusqu’à l’orifice inguinal superficiel bien qu'on ait à la séparer d’une masse invraisemblable de tissu « succulent » (LEMOINE).
La même manœuvre est répétée du côté opposé. Et chaque testicule est rabattu sur l'abdomen après proteclion soigneuse.
Ces temps n’ont pas demandé au total dix minutes en
Pere 124 ur tenant compte de la difficulté éprouvée parfois pour le
dégagement d’une hydrocèle ou pour la section des « gubernaculum testis » toujours très profondément enfouis.
4° temps. — On procède alors au dessin des lambeaux
en faisant basculer la tumeur d’abord d'un côté puis de
l’autre et on repère par une pince, où mieux par un solide fil de soie passé à travers la raphé leur point de convergence inférieur.
Et on amorce immédiatement la taille du nouveau scrotum en partant de la partie haute de l'incision médiane. On peut ainsi pratiquer sans peine les multiples ligatures imposées par la présence des vaisseaux volumineux qui descendent dans le septum.
Nous avons dans certains cas compté jusqu'à douze ligatures sur des veines du volume d’un crayon. Ce temps demande a être pratiqué avec le soin le plus attentif. On progresse ainsi de la superficie vers la profondeur en taillant les lambeaux selon le contour préalablement tracé. Et peu à peu on arrive à la fin de l’amputation de la tumneur.
Une légère inclinaison de la table la fait basculer dans un seau prêt à la recevoir.
5° temps. — On renouvelle les champs abondamment imbibés de lymphe — plusieurs centaines de centimètres cubes se sont écoulés au cours de l’opération. On lave à l’éther les lambeaux scrotaux et l’on parfait lhémostase s’il en est besoin. Puis après avoir «essayé les lambeaux » (à ce moment le fil de soïe passé dans le raphé à la partie postérieure se montre très utile) et après les avoir retouchés si nécessaire, on procède aux sutures.
On commence par celles du scrotum en arrière (Fig. 21).
C'est un temps très long qui demande beaucoup de minutie si l'on veut obtenir un affrontement parfait.
En allant ainsi d’arrière en avant, on arrive à la racine de la verge.
À ce moment, on engaine la verge dans son fourreau préputial et une couronne de sutures la fixe à la partie supérieure du scrotum (Fig. 22). Il va sans dire que cette suture est précédée d’un nettoyage à l’éther (la teinture d’iode est trop caustique pour cette muqueuse).
L'opération a duré à peine une heure, les trois quarts du temps étant pris par l’hémostase et les sutures, soixante points et plus même.
re À Re Bnorme
D’après AssaLr.
D’après Assarr.
PT Ne A 2e SA
D'après AssaLr.
Freure 22