CONCLUSION
J'ai déjà signalé en partie, au cours de ce travail, les tristes conditions hygiéniques dans lesquelles se trouvaient, au point de vue du logement, les troupes casernées dans les deux postes de M’Pal et Louga. Je ne crois point inutile en terminant de revenir sur ce point. Dans un climat comme celui du Sénégal, à changements brusques, les habitations en planches ne répondent à aucune des conditions requises pour loger des soldats européens.
Ces minces murailles de bois ne sont un obstacle suffisant ni à la chaleur du jour ni à la fraicheur des nuits. Les constructions en pierres ou en briques à murs suffisamment épais peuvent seules préserver d’une façon vraiment efficace contre la température extérieure.
C’est surtout dans les postes qui, comme ceux dont je parle, n’ont absolument aucune valeur stratégique, qui ne servent spécialement qu’à faciliter la dissémination et à éviter les nombreux inconvénients qui pourraient résulter, pour l’état sanitaire général de la colonie, de l'accumulation d’un trop grand nombre d'hommes de troupe dans les principaux centres de population, comme Saint-Louis, c’est surtout dans ces postes, dis-je, qu’il est de toute nécessité d’accumuler, si je puis ainsi parler, toutes les conditions de bien-être physique et d’appliquer toutes les règles d’une hygiène bien comprise.
En agissant autrement, qu'arrive-t-il en effet ? Onsacrifie en quelque sorte la santé d'une partie des troupes pour conserver en bon état les contingents restés soit à Saint-Louis, soit à Dakar ?
Est-ce juste? Pour les soldats qui sont ainsi envoyés dans l'inté-
rieur, n'est-ce pas déjà un ennui assez grand d’avoir à quitter les villes où ils peuvent se procurer quelques distractions pour aller dans des postes complétement isolés où ils ne trouverontrien pour égayer cet isolement. Faut-il encore qu'ils soient plus exposés que leurs camarades ?
Vu et permis d'imprimer : Vu et approuvé:
Montpellier, le 3 février 1892. Montpellier, le 3 février 1892. Pour le Recteur, Pour le Doyen,
L’Inspecteur d'Académie déléque, L’Assesseur,