‹ Considérations Physiopathologiques sur les Paralysies du Muscle Grand Dentelé (A propos d'une observation personnelle)Chapitre 9 sur 13 · III. AUTRES SIGNES · texte numérisé non relu

III. AUTRES SIGNES

Nous avons décrit, jusqu’à présent, les signes que l’on constaterait, en cas de paralysie du muscle grand dentelé, en dehors de toute considération pathogénique ou

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autre. Nous croyons, cependant, utile de rappeler que dans la paralysie isolée du grand dentelé par névrite, il existe un certain nombre de signes qu’on devra rechercher attentivement, signes qui ont été, pour la plupart, décrits par les auteurs français.

Nous citerons :

a) Les déformations vertébrales (Claude et Descomps). I s’agit, en général, d’une scoliose cervivo-dorsale, à grand rayon de courbure qui, pour cette raison, passe souvent inaperçue. Cette scoliose serait due, soit à l’action des muscles du côté sain (Kirmisson), soit à la contracture des muscles suppléants du côté malade (Claude et Descomps). Elle entraîne naturellement une courbure de compensation au niveau de la région lombaire.

b) Les déformations thoraciques (SouquEs). Elles se caractérisent par une asymétrie des deux moitiés, droite et gauche du thorax, portant sur le creux axillaire et sur la paroi thoracique proprement dite. Le creux axillaire diminue de profondeur. Sa paroi postérieure se trouve sur le même plan que la paroi interne avec laquelle elle se confond. La paroi thoracique est élargie en avant, la ligne latérale prend la forme d’un S à boucles très ouvertes. En arrière, il y a, au contraire, rétrécissement de la paroi postérieure. La paroi latérale, au-dessous du prolongement de la ligne bimamelonnaire, fait une énorme voussure dont la convexité regarde en dehors.

c) Le «signe du poids» (Cestan, Descomps et Euzière).

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Le malade se trouvant les bras élevés horizontalement en avant, si on vient à suspendre à chacune de ses mains, droite et gauche, un poids égal (1 à 2 kil., par exemple), on constate la fixité de l’omoplate du côté sain tandis que la saillie du scapulum alatum s’accentue du côté malade, par un mouvement soudain de bascule plus marqué de ce côté.

d) Le signe de la différence apparente de la longueur des bras (Cestan, Descomps et Euzière) ;

e) Le signe du creux sus-claviculaire (Guillain et Libert). Dans la position des épaules relevées on voit : « Du côté paralysé que le creux sus-claviculaire est très diminué dans sa largeur et dans sa longueur, sa partie antérieure est presque comblée par le muscle sternomastoïdien, sa partie postérieure subsiste sous la forme d’une étroite gouttière alors que du côté sain, on voit une dépression triangulaire ». La clavicule a tendance à prendre une direction presque antéro-postérieure, au lieu de la direction oblique en dehors et en arrière qu’elle a du côté sain.

f) Larecherche des craquements sous-scapulaires (Claude et Descomps), traduisant l’inflammation de la bourse séreuse de l'articulation sous-scapulaire. Cette inflammation serait à l’origine de la névrite du nerf du grand -dentelé qui chemine précisément tout près de cette bourse.

g) Enfin, il faut toujours rechercher l'effacement des digitations du grand dentelé, consécutivement à l’atrophie de ce muscle ;

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h) Et compléter l’examen : par l’exploration de la sensibilité qui est conservée, de la force musculaire du membre supérieur correspondant qui n’est pas diminuée (on aura soin de fixer préalablement avec la main l’omoplate contre le thorax, pour pratiquer cet examen). Les réflexes sont également normaux.

Les réactions électriques fixeront le diagnostic, en même temps qu'elles préciseront le degré de la lésion.

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