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core, acquérir enfin une intimité qui n’est pas atteinte dans les passages qui précèdent. Un crise fait entendre tout du long de ce chapitre : « Je viens bientôt.» Dans le passage qui nous occupe, : le Seigneur se présente d’abord comme venant en sa dignité de roi. Il est « la racine et la postérité de David. » Il est la source, aussi bien que l’héritier de toutes les grâces assurées à l’Oint de l’Éternel; ces grâces du royaume, il veut les donner aux siens comme récompense. Il déclare bienheureux. ceux qui gardent les paroles de la prophétie de ce livre. (v. 7.) Il déclare encore bienheu- . reux ceux qui lavent leurs robes, ceux qui ont eu recours au sang de l’Agneau, comme à l’unique source de leur purification. (v. 14.). Mais dans ce chapitre, il ne leur donne pas seulement, comme au chap. II, le gouvernement de la terre et des nations; il les introduit dans la région la plus élevée du royaume, dont il leur octroie la sphère céleste. Entrer dans la cité, avoir droit à l’arbre : - de vie du Paradis de Dieu, se nourrir de ses fruits, telle est leur part ; le fleuve d’eau vive sortant du trône de Dieu et de l’Agneau, les rafraîchit éternellement ; leur privilège est de servir le Seigneur dans sa gloire, de voir sa face; de manifester publiquement et pleinement ses perfections, en portant son nom sur leurs fronts. Ils sont dans la pleine lumière du soleil d’éternité ; îls règnent aux siècles des siècles ! (XXII, 1-5.) Cet avenir glorieux, nous allons l’atteindre !
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Serions-nous donc tentés de suivre d’autres chemins que le seul chemin qui y conduit ? Comptons sur la grôce, soyons fidèles, combattons le bon combat, achevons la course, gardons la foi, et ces choses seront à nous pour toujours !
Jésus ajoute : «Je suis l'étoile brillante du matin. » Par ce seul mot, il se dépeint lui-même à nous, comme lui seul peut se dépeindre. Au chap. IT de l’Apocalypse, il est notre. part dans le ciel avant d’être manifesté au monde. Ici, il se présente devant nos yeux, dans sa splendeur personnelle, comme celui qui vient. Comme jadis Isaac va au-devant de Rebecca, il vient au-devant de son Épouse. Il n’envoie pas de messager pour nous chercher, non, pas même le chef des anges ;
il vient lui-même. Peut-il nous donner une plus grande preuve de son amour ? Il n’est pas encore présent, mais il vient. Et nous, disons-nous comme Rebécca : « J'irai » ? Somrnes-nous partis à sa rencontre ? Le Saint-Esprit, notre Éliézer, nous parle de lui tout le long de la route, faisant appel à nos affections pour notre Époux. Prêtons-nous une oreille attentive à tout ce qu’il nous rapporte de lui ? $’il en est ainsi, nous répondrons de tout notre cœur à ce cri, lointain d’abord, qui de plus en plus se rapproche : Je viens bientôt, oui, je viens bientôt. Viens, dit l'Épouse, d’accord avec son Éliézer qui le connaît, lui, si bien. Amen ; viens, Seigneur Jésus !
Un Christ venant dans son royaume fait appel
à notre conscience ; l'Étoile du matin s'adresse à notre cœur. Ne négligeons ni l’un, ni l’autre. Dans les deux cas, il-s’agit de lui. Aimons à la fois, son apparition et sa venue ; il nous trouvera quand il viendra, tels qu’il désire nous avoir, et son cœur en sera satisfait !