‹ Considérations pratiques sur le traitement des fractures des os longsChapitre 24 sur 31 · OBSERVATION XXXV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXV

Fracture bi-malléolaire compliquée.

J.. Achille. Réprésentant de commerce. Saint-Louis n° 58.

Le 7 avril 1903, le malade en tombant, se fait une fracture bi-malléollaire, avec une plaie cutanée répondant au fragment tibial supérieur. Le trait de fracture du tibia, était nettement transversal et la plaie en reproduit exactement la direction et les dimensions.

On laisse quelques jours seulement la jambe dans une gouttière ouatée et,le 11 avril, on applique une attelle plâtrée.

Le malade sort guéri le 4 mai, Le pied est en très bonne position, sans déformation apparente. Le résultat fonctionnel est excellent. On fait porter au malade un tuteur à tige externe.

OBsERvaTION XXXVI

Fracture bi-malléolaire de la jambe droite.

O... Pierre, sans profession, soixante etun ans, Saint- Louis.

Le 17 février 1903, le malade a glissé sur le bord du trottoir et est tombé avec son pied en adduction forcée. Aussitôt, 1l ressentit une violente douleur au niveau des malléoles ; la marche est impossible.

À son arrivée, on constate un œdème considérable de la région malléolaire et tous les signes d’une fracture malléolaire.

Réduction. On met une attelle plâtrée en adduction.

Le malade sort de l'hôpital le 15 avril, le pied en position normale; tous les mouvements sont possibles, faciles,

et indolores. On fait porter au malade un tuteur à tige externe.

OBsERVATION XXXVII

Fracture bi-malléolaire par adduction.

G... Joseph, garçon boulanger, Saint-Louis.

Le 12 janvier 1903, le malade a roulé du haut d'un escalier et est tombé sur le pied gauche. Il s’est fait une fracture bi-malléolaire. Mais il n'y a pas de déplacement. On metle malade dans une gouttière métallique. Après vingt-cinq jours de repos et de traitement par le massage, le malade commence à marcher avec des béquilles. Il quitte le service le 15 février, avec un résultat fonctionnel parfait.

OgservaTion XXX VIII

Fracture bi-malléolaire du pied qauche.

M... Pierre, quarante-neuf ans, serrurier, Saint-Louis, n° 59.

Le 7 janvier, le malade descendait en courant la montée de Chouland : ayant engagé son pied dans les rails du tramway, il tomba. Il se présente avec un peu d'œdème péri-malléolaire du pied gauche. On sent un trait de fracture à l'extrémité inférieure du péroné. Il existe à ce niveau un point extrêmement douloureux à la pression.

La malléole tibiale est arrachée également, mais il est plus difficile de s’en rendre compte.

Le malade est mis au repos pendant quelques jours. L'œdème disparaît et on peut alors constater que la fracture péronière porte à 6 centimètres exactement au-dessus de la pointe de la malléole.

La malléole tibiale a peu de chose.

e Te

Le 15 janvier, on pratique une anesthésie générale ; on réduit la fracture et on place une attelle plâtrée.

Le 26 janvier, le plâtre est enlevé ; on commence le massage. Le malade sort le 26 février, parfaitement guéri.

OgsEeRvATION XXXIX

Fracture bimalléolaire.

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