‹ Considérations pratiques sur le traitement des fractures des os longsChapitre 26 sur 31 · OBSERVATION XL · texte numérisé non relu

OBSERVATION XL

Fracture bimalléolaire de la Jambe gauche.

Jean-Antoine R..., trente-quatre ans, corroyeur, salle Saint-Louis, 48.

Le 28 mai 1902, le malade est tombé d'une hauteur de > mètres : 1l est tombé debout, mais sur un terrain inégal, et son pied gauche s’est tourné en dehors.

Eee

Le malade est mis en gouttière ouatée pendant cinq Jours. On le masse tous les jours.

Le 3 juin on procède à la réduction et on applique une attelle plâtrée.

Le pied est fortement en varus. Le »0 juin, on enlève le plâtre. Le 26, le malade sort, marchant avec une canne : le pied est en bonne position, Tuteur externe.

Ces quelques exemples de fractures bimalléolaires pris au hasard montrent nettement que ces fractures relèvent du plâtre, sauf le cas où la réduction étant faite, Les fragment restent en place.

Trois indications dominent le traitement de ces cas : quoique nous les ayons déjà signalées dans notre première parlie, nous ne saurlons trop y insister :

La réduction doit être soigneuse, la contention parfaite, l'immobilhsation courte.

La réduction est souvent facile, elle se fait quelquefois spontanément, sous l'influence de légers mouvements du malade; dans ces cas, elle ne se reproduit pas et on peut s'abstenir de plâtre et se contenter d’une simple gouttière ouatée.

Mais à côté de ces bons cas, beaucoup sont très difficiles à réduire : ilest nécessaire de faire une anesthésie générale. Il faut tirer beaucoup, dans l'axe de la jambe, en saisissant à pleine main et en relevant fortement pour corriger la chute du pied. La déformation se reproduit quelquefois si facilement que l'on peut se demander si elle est véritablement réduite, ces cas-là sont des plus défavorables car on risque, en faisant l'attelle, de laisser le pied reprendre son attitude

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