‹ Considérations pratiques sur les névralgies de la faceChapitre 20 sur 30 · OBSERVATION VINGT -UNIEME · texte numérisé non relu

OBSERVATION VINGT -UNIEME

Le 1 6 avril 1 788 , le nommé Charles Lemonnier, âgé de trente ans, fut admis à Thospice de l'École de chirurgie, dont le ciloyen Pelletan était alors chirurgien en chef. Cet homme était tourmenté d'un mouvement convulsif presque continuel du muscle auriculaire antérieur du côté droit, et d'une douleur vive qui paraissait se propager suivant les principales distributions de la portion dure du nerf auditif. On attribuait sa maladie à la lésion d'un des principeaux rameaux de cette portion dure , occasionée par une saignée faite un an auparavant à l'artère temporale , pour le délivrer de vioîens maux de tête. Le citoyen Pelletan cautérisa profondément les parties situées vis-à-vis le cartilage de l'oreille , à l'endroit où l'on avait pratiqué la saignée. Les mouvemens convulsifs cessèrent par la destruction du muscle auriculaire antérieur, mais la douleur continua. Pour la calmer on Ot prendre au malade de l'huile animale de Dippel , que l'on porta jusqu'à la dose de vingtcinq gouttes, mais sans en obtenir aucun effet, et, le 10 juillet de la même année, le malade, toujours souffrant, sortit de l'hospice. [Bibliothèque germanique^ tom. V, pag. 38.)

L'observation suivante est plus positive : aussi la donnerons-nous avec ses détails. Nous y som-

mes d'ailleurs engagés par rinterêl qu'elle présente sous d'autres rapports.

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