‹ Considérations pratiques sur les névralgies de la faceChapitre 30 sur 30 · I. Médicamens internes · texte numérisé non relu

I. Médicamens internes

Acétate d^ ammoniaque dissous dans Valcohol, On lit dans un journal américain ( The new England Journal of Med. and Surgery; etc. T. IV.) , qu'un tic douloureux fut guéri par ce médicament.

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emplové à la dose de trente-cinq gouttes trois l'ois par jour. Nous n'en connaissons point d'autre exemple.

Antimoine , ou préparations antimoniales.

J. P. Frank, et son fils Joseph, ont guéri des tics douloureux qui avaient résisté à tous les remèdes , avec le suivant :

% Moschi optimi granam iinam.

Calomel ]

Salphiiris aarati antimo- \ sTa granmn semis, nii. )

Sacchari grana sex.

M . S. cap. talem pulverem mane et vesperi.

Il e^t difficile de déterminer quelle est U substance la plus active de cette formule; mais l'essentiel est de savoir que cette poudre a guéri , car, dans l'incertitude , on peut toujours en composer une pareille.

Cigiie.

La ciguë est un des premiers remèdes qui aient été préconisés contre les névralgies de la face.

Fothergill,quine voyait dans ces maladies qu'une affection cancéreuse déguisée, regardait la ciguë comme le seul moyen dans lequel on pût avoir quelque confiance. Selle partait du même principe, et professait la même opinion sur l'excellence du médicament. Lentin ne le vit jamais guérir complètement le tic douloureux , mais il le croyait très

propre à commencer la cure , et à favoriser Taction d'un traitement ultérieur. Pujol , Jackson , Gessner, Thileney, Jalhn, l'ont vu procurer la guérison ; Siebold et Masius , beaucoup de soulagement -, il a complètement échoué entre les mains de Haighton , Schlegel , Blunt , Keup, Reil, etc.

Coccionella septem punctata.

Sauter est le premier qui ait employé ce médicament. Ses observations sont assez remarquables pour fixer l'attention des praticiens, et mériter d'être répétées. 11 donne 20 gouttes de teinture matin et soir, et en outre 20 ou 30 gouttes au début de l'accès. Jos. Frank en a observé de fort bons effets. Je crois avoir lu dans le journal de Hufeland plusieurs cas de guérison par le même remède; mais je ne puis en ce moment vérifier l'exactitude de mes souvenirs.

Hijdrochlorate de potasse.

Quand une foule de moyens avaient échoué , quand la section du nerf avait manqué son effet , J. Frank a guéri une prosopalgie avec Fhydrochlorate de potasse. Schaefer prescrit ce remède ainsi qu'il suit :

% Kali muriatici exige- )

naH \'<£ei sesqaidragma?n.

Sacchari )

M» divide in X partes sequales. S. Ter quaterve de die dosen cap.

( 15' ) J. Frank n'a jamais osé dépasser la dose de trois grains d'hydrochlorale de potasse par prise. Hydrocyanique (acide).

J. Frank , en donnant à un Russe, affecté de prosopalgie , 25 gouttes d'eau distillée de lauriercerise au commencement d'un accès , réussissait constamment à le faire cesser. Breitenbûcher calma d'abord et finit par guérir un tic douloureux au moyen de l'acide hydrocyanique. Harles et Masius n'ont obtenu que le premier de ces deux effets ; ils parvinrent, au moyen de l'eau de laurier-cerise, à rendre les accès plus rares , et à diminuer leur violence. Du reste, l'énergie extrêmement variable de Teau de laurier-cerise doit toujours lui faire préférer un médicament dont l'action soit constante, et puisse être toujours calculée par la prudence. On donnera donc \ acide prussique médicinal ào, M. Magendie, c'est-à-dire, l'acide prussique préparé par le procédé de M. Gay-Lussac, étendu de six fois son volume d'eau distillée. On peut donner la potion indiquée par M. Magendie , ou le bol suivant, employé par Bréra :

Recipe hydrocyanat. potassae ferrugin. grana quatuor ;

Acidi tartarici grana duodecim ;

Roob Sambuci Q. S.

Misée, et cum S. Q. pulver. liquirit. Gant L. A.

Bolinum. quatuor.

Sumatur unus tertia quaque hora.

Beaucoup de médecins allemands donnent aussi la préférence à l'hydrocyanale de fer, et nous avons vu nous-même employer avec succès la poudre que voici :

% Hydrocvanate de fer. . . . )

-^ ^\ \ ana 2:r. xvni.

Sucre bianc \ ^ ^

M. divisez en trois paquets, à prendre dans la

journée.

Mercure.

Dans les cas où l'on croit avoir des raisons de supposer que le tic douloureux a quelque rapport avec une affection vénérienne coexistante ou antérieure , il est naturel qu'on ait recours au spécifique de cette affection. L'observation de Waton, que nous avons rapportée , est un exemple de ce genre. Fondé ou non, le motif qui déterminale médecin à faire un traitement antisyphilitique fut la connaissance qu'il eut que le malade avait eu autrefois plusieurs maladies vénériennes. La guérison fut , comme on l'a vu, des plus remarquables et des plus promptes. On ne peut refuser d'en faire honneur au mercure. Mais les cas analogues à celui-là ne sont point les seuls dans lesquels on ait employé ce médicament, et avec le même succès. Weisse, comme on l'a vu dans une autre observation , que nous avons également rapportée , a guéri une jeune tille chez laquelle on n'avait nul motif de supposer une affection vénérienne. L'auteur ne nous dit point d'ailleurs que

Stark , par les conseils duquel il avait employé le mercure, se laissât guider par cette considération dans l'usage d'un médicament auquel il attribuait la plus grande efficacité , et dont il paraissait avoir obtenu de nombreuses cures. Lentin et Haase en étaient également partisans ; Haighton et Hartenkeil , au contraire , le regardent comme essentiellement nuisible, parce qu'il accroît toujours, suivant eux, l'irritabilité. Les opinions sont , comme on voit, bien partagées sur l'utilité du mercure ; mais il nous semble néanmoins, au milieu de ces dissidences , que la majorité des faits autorise à en espérer assez souvent de bons résultats.

Strychnme,

Naumann assure, dans son Manuel de médecine clinique (T. I., p. 88. J, qu'on a obtenu de bons effets de la strychnine , et il place ce remède au dessus du data? a stramoniuvi et de l'acide prussique. Nous rappellerons les formules sous lesquelles M. Magendie prescrit ce médicament héroïque :

% Strychnine bien pure 2 grains.

Conserve de cynorrhodon . . 1/2 gros.

Mêlez exactement , et faites 24 pilules bien égales et argentées , afin d'éviter qu'elles ne se collent les unes aux autres.

% Alcohol à 36o 1 once.

Strychnine ......... 3 grains.

Celte icinlure s'emploie j3ar goiiMes , de G h 24/ dans des potions ou des boissons.

Zinc (oxide blanc de).

L'oxide de zinc est une des parties actives , peut-être la plus active des pilules de Méglin , sur reffîcacité incontestable desquelles nous nous sommes déjà expliqués. La plupart des journaux de médecine , français ou étrangers , offrent des exemples de guérisons obtenues par l'usage de ce médicauient.

Je termine cette section, en citant le soas-carbonate de cuivre , avec lequel le docteur Key, et avant lui, Richemont, ont opéré des cures remarquables.

IL M édicamens employés en frictions et en lotions sur la partie ou siège la douleur.

Divers médecins anglais annoncent avoir obtenu dans quelques cas une amélioration sensible du tic douloureux , dans d'^autres , une entière guérison, au moyen de l'huile de crotontiglium , employée en frictions à la dose d'une ou deux gouttes.

L'huile de cajeput et celle de menthe ont été employées de la même manière, et avec des résultats variés : inutilement par M. Schlegel, avec avantage par Josephi. L'éther sulfurique a souvent produit un soulagement immédiat, mais non toujours durable.

La teinture d'opium ainsi employée, a eu quelquefois plus d'effet qu'administrée à l'intérieur; de même que l'extrait de belladone.

L'huile de jusquiame, ou les feuilles de cette plante , ont réussi assez souvent.

Wedekind a guéri un malade par des lotions faites avec une solution de sublimé corrosif.

C'est en frictions topiques que Weissè employa le mercure chez la jeune fille qu'il guérit, et dont nous avons rapporté l'histoire. C'est ainsi également que l'employait, à ce qu'il paraît, son maître Stark.

Bedingfield cite un cas fort remarquable , dans lequel il paralysa en quelque so rte le nerf affecté , et fit cesser toute douleur par des frictions avec la céruse.

Thilenius ne craignait pas d'appHquer de l'ammoniaque caustique sur la joue , et de répéter le remède jusqu'à ce qu'il y eût produit une escarre. Il a trouvé aussi peu d'imitateurs que ceux qui avaient recommandé des lotions avec de l'eau très froide, ou des compresses imbibées d'un liquide à une température fort basse.

Bains,

Les bains sont ordinairement employés avec quelque avantage , mais aussi on en a souvent beau coup abusé, fort inutilement, sinon avec de notables iuconvéniens. Les bains de mer paraissent avoir quelquefois procuré des guérisons solides. D'après

le peu de renseignemens fort vagues que nous possédons sur les effets des eaux minérales contre le tic douloureux, nous ne pourrions nous hasarder à dire celles auxquelles on doit donner la préférence , ni jusqu'à quel point on peut compter sur leurs vertus. Toutefois, il semble que ce serait les eaux ferrugineuses qu'il faudrait d'abord essayer, et ensuite les sulfureuses.

Electricité,

Que l'on lise le traité de Pujol sur le tic douloureux de la face, et, pour peu qu'on ait l'imagination disposée à céder aux illusions des hypothèses , on pourra bien se laisser persuader que tout est fort simple dans la thérapeutique comme dans la pathologie de celte affection , que l'on croit si obscures. Selon le r^édecin de Castres , le principe de la sensibilité, ou le fluide que le cerveau sécrète et que les nerfs conduisent , ne saurait être autre que le fluide électrique. La douleur ne peut venir que de Faccumulation du fluide dans les rameaux de la partie souffrante. L'organe affecté se trouve électrisé positivement, et à un degré qui dépasse ce que permet l'échelle variable de la santé. Tout se réduit donc, en fait d'indications, à soutirer le fluide exubérant , à électriser négativement la partiç. Il n'y a de faux dans tout cela que les prémisses et, la conséquence. Combien de fois pourtant n'est-on pas parti de pareillçs données pour établir le traitement des maladies les plus graves et les^ plus

( 163 ) dangereuses. On peut affirmer sans crainte, qu6 quiconque a eu la prétention d'expliquer la manière d'agir de rélectricitë non-seulement sur les névralgies , mais sur le corps humain en général , s'est nécessairement jeté dans des rêveries de la même force. Il n'y a qu'une seule explication raisonnable de cette manière d'agir , c'est celle qui consiste à dire qu'on ne l'explique pas. Et que nous^importe, après tout, de savoir par quel mécanisme intérieur agit l'élecîricité. Ce n'est pas le comment du phénomène qui nous intéresse , c'est seulement sa réalité. On eût agi bien plus sagement de consacrer à s'assurer de cette réalité et de ses divers modes , le temps qu'on a perdu à la poursuite de quelques chimériques explications.

Le plus grand partisan de Félectrisation , Pujol, n'a pas un seul fait à citer à l'appui de cette méthode de traitement. Rahn n'en a retiré aucun bon effet; cependant Reil , Biunt, Haighton et Wildberg l'ont vu tantôt guérir, tantôt procurer du moins^du soulagement. Les essais ont été peu nombreux jusqu'à présent; il est à désirer qu'on les multiplie , pour qu'on sache enfin à quoi s'en tenir sur la valeur de ce moyen.

Acupuncture.

L'acupuncture promettait des merveilles il y a quelques années ; peu de névralgies devaient lui résister, mais c'était à une époque où elle avait le privilège de tout guérir. Son honneur de panacée

universelle a été bien compromis depuis par l'expérience, et le discrédit dans lequel elle est maintenant tombée ne peut être comparé qu'à l'engouement qu'elle avait alors inspiré. Il faut pourtant ne pas oublier qu'elle a véritablement guéri un certain nombre de névralgies ; qu'elle en a rendu d'autres plus supportables , et qu'on n'aurait pas de motifs suffisans pour se dispenser d'y avoir recours, quand beaucoup d'autres moyens auraient échoué.

On en peut dire autant de V élec tro-puncture , combinaison des deux moyens précédens, à la quelle quelques médecins ont trouvé plus d'efficacité qu'à chacune prise isolément, et que, à la vérité, nous savons avoir, dans un cas, provoqué une notable augmentation des douleurs d'une névralgie de la face.

Galvanisme, •

Narless , Leydig et Grapehgiesser ont fait du galvanisme des essais qui n'ont pas été favorables. Ritter, Quen et Chisholm ont été plus heureux.

Aimant,

Beaucoup de médecins regardentl'aimant comme un moyen complètement inerte , sans aucune action sur l'économie saine ou malade , et , par conséquent, comme un de ces remèdes du tic douloureux desquels on peut dire qu'ils sont aussi parfaitement innocens du mal que leur imputent leurs adversaires que du bien que leur attribuent leurs partisans. Quelques praticiens enthousiastes,,

au contraire , mettent l'ainiant au dessus de tout , et y trouvent un vrai spécifique contre les névralgies de la face. L'un n'est pas plus vrai que l'autre. Si l'on étudie et si l'on pèse les résultats de l'expérience , on trouve que les plaques ou armures aimantées ont une action qu'on ne saurait contester, mais que cette action n'est point telle que le prétendent ceux de ses partisans que nous venons de signaler. Au point où en est aujourd'hui la science, on peut adopter, comme marquant avec justesse le degré de confiance qu'on peut accorder à ce moyen, les conclusions quctiraient à cet égard, de leurs observations •j'^^ndry et Thouret, il y a près de deux tiers de siècle. Des conclusions déjà si vieilles, et qui sont encore justes , sont une espèce de démenti donné à ceux qui prétendent que la médecine a fait des pas immenses dans notre siècle , et que son domaine a pris un aspect si différent de ce qu'il était, que ceux qui le cultivèrent autrefois avec le plus de gloire , auraient aujourd'hui de la peine à le reconnaître ; mais quelque pénible que soit ce démenti pour ceux qui croient à la perfectibilité de la science, nous qui y croyons aussi, mais qui trouvons que ses progrès sont toujours peu rapides , nous n'hésitons pas à le proclamer, car la chose du monde qui nous paraîtrait le moins propre à exciter le zèle des découvertes et à encourager l'étude, serait l'illusion qu'on chercherait à se foire sur l'avancement de notre art et la proximité où il est de la perfection.

Nous dirons avec Thouret, et c'est tout ce qu'on peut dire d'après les faits, que « l'aimant agit contre « le tic douloureux avec un succès très réel, quoi- « que assez faible. L'aimant n'agit que comme « palliatif, comme ira moyen qui, dans les crises, «calme au moins pour le moment la plus grande « violence des douleurs. Ce n'est donc qu'un faible « remède contre un mal très grave qu'il présente. « Mais dans de pareilles souffrances , il n'est aucun « moyen de soulagement , quelque léger qu'il soit, « à négliger , et dans une maladie surtout dont la « longue durée a bientôt mis le malade dans le cas « de les avoir tous éprouvés avec une apparence « de succès qui ne se renouvelle pas même toujours « lorsqu'on en répète l'usage , on ne saurait assez « en multiplier le nombre. »

Quant au magnétisme animal , nous dirons pour ceux qui y croient , qu'on l'a vu souvent calmer les plus violens accès, mais rarement guérir la maladie, et pour ceux qui n'y croient pas, que nous ne nous faisons pas garant de la réalité de ses merveilles.

Traitement chirurgical.

Nous nous étendrions assez longuement ici sur tout ce qui concerne la section du nerf affecté de névralgie, l'un des moyens les plus puissans, ou même le plus efficace de tous , dans les cas où il est positivement indiqué, si, dans le courant de ce travail, nous n'avions rassemblé les faits les plus

( 167 ) propres à montrer la valeur de celte méthode de traitement , et si déjà nous n'avions trouvé en plus d'un lieu l'occasion d'exprimer les principes sur ksquels doit en être basée rapplication. Mais nous voulons mettre fin à un travail qui a pris plus d'extension que nous n'avions le projet de lui en donner. Nous nous bornerons donc à poser en peu de mots les règles qui, suivant nous, doivent présider à l'emploi du traitement chirurgical des névralgies.

Et d'abord , quant à la détermination des cas qui le réclament , on ne peut regarder comme tels que ceux dans lesquels une seule branche nerveuse, bien isolée , au moins au point le plus reculé où on puisse l'atteindre, est aifectée par le tic douloureux. C'est dire que nous le proscrivons absolument dans les névralgies de septième paire. Et quant aux branches ou rameaux si nombreux de la cinquième paire qui peuvent être atteints, il n'y en a que trois auxquels puisse jamais s'appliquer ce traitement, le frontal externe , ou frontal proprement dit, le sous orbitaire et le mentonnier. Mais qu'on ne croie point qu'il suffise de reconnaître que le mal siège dans ces rameaux nerveux pour qu'on soit par cela seul autorisé à en faire la section ; il faut avoir constaté qu'aucun rameau placé plus loin que le lieu où doit être pratiquée la division ne prend part à la maladie. Ceci mériterait d'être développé ; mais nous nous en référons aux réflexions du lecteur et aux remarques que nous.

avons déjà faites en divers endroits de ce me-* moire.

Nous regardons comme anti-rationnelles, comme barbares , ( puisque aucun avantage n'en peut ré^ sulter ) , ces incisions qu'on a pratiquées au devant de la région de l'oreille, sur les joues, souvent à des profondeurs considérables, et dans toutes les directions ; incisions faites au hasard , car on ne s'était point demandé d\me manière précise où était le mal , et s'il était possible de le couper dans sa racine. Nous ne qualifierons point ^opération hardie , à l'exemple de divers journaux , mais à^ opération extravagante , celle que pratiqua il n'y a pas longtemps un chirurgien américain , et qui consiste à aller faire la section du nerf maxillaire inférieur avant son entrée dans le canal de ce nom. Nous trouverions, s'il le fallait, vingt motifs pourjustifier le jugement que nous en portons.

Une fois ce point bien arrêté, que l'opération ne doit être pratiquée que sur les nerfs que nous avons indiqués, il reste à déterminer suivant quelle méîhode elle doit être faite.

On a à choisir entre trois : la section simple , la résection et la cautérisation.

Si elles étaient toutes trois également sûres, il n'y aurait pas à balancer; la première devrait toujours avoir la préférence. Mais on sait qu'en général un nerf coupé dont les bouts sont remis en contact l'un avec l'autre, ne tarde pas à reprendre ses fendions, et il est arrivé plus d'une fois qu'un tic

( 169 ) douloureux instantanément guéri par une simple incision, n^a pas tardé à reprendre sa première \:iolence. Il n'a pas toujours suffi pour prévenir ce fâcheux résultat, de laisser longtemps ouverte et de tenir en suppuration la plaie qu'on avait faite. C'est pour empêcher à toujours la réunion du nerf et le retour du mal qu'ont été employées les deux autres méthodes.

La résection de quelques lignes dh cordon nerveux compte d'assez nombreuxsuccès, mais elle n'est pas toujours bien facile à pratiquer , et elle est fort douloureuse. C'est néanmoins celle qui est maintenant adoptée comme méthode générale. Quant à la cautérisation, la méthode la plus simple de la pratiquer serait celle de Paletta. Il la fait avec une lame mince de fer , convexe sur le tranchant, rougie à blanc, et avec laquelle il pénètre jusqu'à l'os. Mais ordinairement on s'y est pris d'une autre manière : après avoir mis à nu par une incision le nerf qu'on voulait détruire, on apphquait au fond de la plaie un caustique qui en désorganisait la surface et obligeait les deux bouts du nerf à se cicatriser isolément.

Nous n'avons pas besoin de tracer sur tout cela, des règles opératoires. On trouve dans les observations que nous avons empruntées à Haighton et Leydig , à peu près tout ce qu'il est nécessaire d'en savoir. Au surplus , on peut consulter les traités de médecine opératoire.

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