‹ Considérations relatives à la dernière révolution de la Belgique [microforme]Chapitre 13 sur 15 · DIVISIONS DES BELGES · texte numérisé non relu

DIVISIONS DES BELGES

Il est ici nécesssaire d’éclaircir une difficu.té qui pourrait naître d’une objection capable de présenter quelque chose de plausible. On pourrait dire en effet que des Belges eux-mêmes, non pas seulement dans la branche aristocratique des états, mais dans la chambre des députés, se sont rangés du côté de l’admi} nistration hollandaise et ont ajouté le poids de leur suffrage dans la balance en faveur de la conduite qu’elle avait adoptée depuis l'établissement du nouveau royaume des Pays-Bas. Comment dès lors, ajouterait-on, supposer ces députés dépourvus d’éner” gie et de lumières, de vertu publique et d'honneur, au point de ne s’être pas opposés de concert à des mesures ruineuses et avilissantes pour leur pays, dont ils devaient nécessairement sentir qu’ils partageraient la honte comme ils ên partageaient l’injustice. Si ces] mesures avaient été dignes de la censure qui les flétrit aujourd’hui, se persuaderait-on que des hommes distingués par lesrang et les talens, objet du choix d’un peuple respectable, chargés de défendre des droits et des intérêts qui leur étaient communs avec le peuple qu’ils représentaient, auraient eu la lâcheté de trahir sa confiance et de se joindre à ses oppresseurs ?

Il se trouverait en effet quelq ? chose de spécieux dans des raisonnemens fondés sur ces co": -ïations. Pourtant ils ne sauraient en imposer qu’à ceux qui n’ont jamais étudié les hommes ni suivi la marche des gouvernemens. Ce sont là de ces idées brillantes et trompeuses à la fois que l’amour propre caresse, et dont les ambitieux se servent avec art comme d’ür voile

naiplaus, non mais admi} dans epuis nment ’éuer” int de et avisentir astice.

flétrit >s par ctable, étaient eu la seurs ?

ns des je sau- )mmes

idées se, et \ voile

Re | fre pour jeler un vernis sur leurs propres faiblesses et celles de leurs disciples, les déguiser aux yeux du vulgaire trop souvent incapable de voir le deshonneur là où il voit du succès.

Les deputés Belges ne pouvaient pas être sans exception au dessus des faiblesses de l’humanité. Devait-on s’attendre qu’ils fussent doués d’une force de caractère supérieure à celle des hommes publics des autres pays? D'ailleurs dans quelle situation ils se trouvaientylacés !

Le premier effet de l’inégalité de la répartition du droit d’élire et par là-même du droit de prendre part au gouvernement entre les Belges et les Hollandais, avait jeté d’abord au milieu d’eux un germe de démoralisation dont le développement était presqu’inévitable. Les considérations tirées de la justice sont à peu-près nulles pour ceux auxquels la plénitude de la puissance donne la certitude que leur volonté fait loi. Les Hollandais l'avaient pour eux. Pour les Belges celle de l'inutilité de la résistance à des projets qu’ils pouvaient condamner dans leurs cœurs, devait suffire pour les jeter dans le découragement; c’est aussi ce que l’histoire de cette législature n’a que trop prouvé. Il devait se trouver là comme ailleurs des députés faibles qui manquaient d’étendue dans les vues, de fermeté dans les sentimens. Dans queï'e assemblée ne se rencontre-t-il pas des hommes plus ou moins susceptibles dese laisser éblouir par l’éclat de la puissance, de donner dans les illusions de la vanité, de se laisser dominer par l'espoir des faveurs, ou par la crainte d’être en butte aux ressentimens de ceux dont le pouvoir n’a ni bornes ni contre-poids ? Ces faiblesses ou ces passions sont toujours des mines fécondes dont l'intrigue ne néglige jamais exploitation.

Une administration comme celle qui se trouvait à la tête de ce gouvernement, quelque minces que pussent être les talens de ceux qui la composaient, pouvait toujours trouver des moyens de semer des divisions parmi les députés pour obtenir une apparence de sanction aux mesures qu’elle avait intérêt de faire approuver.

a nn cu de cut -

SRE nn em

a Sail re

Ces divisions servaient admirablement les projets de l’administration hollandaise, en allumant et en entretenaat parmi les Belges des haines qui, tout en les rendant méprisables, faisaient retomber aussi sur eux celles du peuple qui leur attribuait les maux qu’il souflrait et lui faisait oublier que les Hollandais en étaient les artisans. N’est-ce pas même une espèce d’instinct chez tous ceux qui visent à l'autorité exclusive ? C’est toujours dans le sein du peuple que l'on cherche des fauteurs de l’arbitraire auquel on veut l’immoler. Ceux qui l’exercent manquent rarement de trouver le moyen d'isoler quelques-uns de ceux qui pourraient le défendre, de les engager à seconder leurs projets, soit en flattant leur ambition ou leur cupidité par l'espoir des bienfaits dont ils sont les distributeurs, soit en les y forçant par la crainte des persécutions qu’ils peuvent diriger contre ceux qui leur résistent. C’est surtout avec une organisation de Cours de justice, un choix de magistrats, un ministère public, un code criminel comme ceux auxquels les Belges se trouvaient asservis, que cette dernière considération entre autres pouvait contribuer à énerver les à— mes.

C'est par ces moyens également funestes aux gouvernemens et aux gouvernés que ceux qui comptent sur l’espoir de donner à autorité une direction favorable à leurs vues d’agrandissement personnel, peuvent aussi réussir à tromper celui qui se trouve au timon d’un gouvernement. D’un côté, ils ferment toutes les issues par lesquelles la vérité pourrait. parvenir jusqu’à lui, de: l’autre il leur devient aisé de lui faire envisager comme ie vœu d’un peuple les opinions achetées ou commandées de ceux qui sont chargés de l’expression de ses sentimens. Ce sont là de ces traits qui se trouvent dans l’histoire de tous les peuples. Que de. faits dans notre pays pourraient êtré cités à l’appui de ces observations ! Tout ce qui s’est passé dans le royaume des Pays-Bas depuis son établissement en atteste la vérité. (1) |

D nenme)

Rent EneneSoneRe seen not - OT OUt M mesnets ee. ed (1) Voir la Note B. à Ja fin de cet ouvrage.

et mm et nn m4 mm ee, SA 4 ee mm

at HO M "M M +

De

Croit-on que Guillaume eût opiniâtrement persisté, pendant quinze ans, à marcher dans le sentier des erreurs qui l'ont conduit à ces tristes résultâts, s’il avait pu voir les trames ourdies par ceux qui le trompaient sur la situation de la nation qu’il gout vernait? En les supposant eux-mêmes de bonne foi dupes des erreurs dans lesquelles ils Pentraînaient, s'il eût pu se détromper à temps, il eût été peut-être, en son pouvoir de détourner des malheurs dont il est maintenant difücile de prévoir le terme. Pendant que l’incendie se propageaitavec rapidité d’un bout à l’autre de la Belgique, l’été derniers les membres de l’administration s’efforçaient encore à la Haye d’ontretenir l'illusion du monarque, en poussant ceux eur lesquels ils"Exerçaient quelque influence à faire parade d’un zèle ardent, d'une fidélité sans bornes pour son gouvernement. Forts de ces démonstrations, on ne parlait qu’avec une entière confiance d'en user ‘par rapport aux troubles qui venaient d’éclater comme on avait fait précédemment pour les réclamations des Belges qu’on avait.étouffées. On a vu qu’au lieu d'examiner les sujets de plaintes qu’elles articulaient, pour y faire droit si elles étaient fondées, on les dvait attribuées aux vues sinistres de quelques individus qui spéculaient sur la crédulité du peuple pour le porter à la sédition. Quelques châtimens infligés à propos devaient, disait-on, avoir l'effet, en les dévouant au deshonneur etau mépris, d'éclairer le peuple lui-même, de le ramener à des sentimens de soumission, enfin de faire disparaître toutes les difficultés que ces criailleries opposaient à la marche du gouvernement, qui pourrait dès lors travailler librement à faire le bonheur de ses sujets.

C’est toujours armée de ces prétextes qu’une administra tion qui viseau pouvoir arbitraire ou qui est déjà parvenue à s’en saisir, travaille à écraser ceux qui osent tenter de discuter sa conduite ou d’éclairer ses démarches. Ses injustices provoquent des murmures et des plaintes : elle les punit comme des actes de révolte. . Ceux qui avaient prêté aux Belges le secours de leurs plumes, et fait entendre leurs réclamations, avaient été poursui-

vis comme des réfractaires devant les tribunaux, On n'aurait guère besoin d’ajouter, même si on ne le savait déjà, qu’on avait obtenu les condamnations sollicitées contre eux, ni que les partisans de l’administration avaient applaudi à des sentences qui, suivant eux, devaient imposer silence à la malveillance et affermissaient les bases de l’ordre public.

Le silence qui succède à ces” coùps de l’autorité n’est pas toujours celui de la mort, comme, ‘sé le persuadent ordinairement ceux qui les ont provoqués. Les .houvemens qui ont préludé à la dernière révolution éclatèrent: ehfin, au moment où l’administration hollandaise se glorifiaitalé ia facilité avec laquelle elle avait triomphé de ses ennemis. Alor ‘elle entoura encore le monarque de ces prestiges de témoignages d’attachement dont on vient de parler. Les citoyens de la Haye et de quelques autres villes hollandaises firent éclater les, ffèmes démonstrations de dévouement. Il fut facile alors de dui persuader qu’il suffisait de continuer de déployer l’appareiïl de:lx force pour rétablir le calme en inspirant la terreur. Il n’était question que de faire retomber la vengeance de lautorité dütrigée sur la tête d’un petit nombre d'hommes égares par des projets ambitieux ou de leurs adhérens entièrement étrangers au peuple, représenté lui-même comme une masse inerte qui ne connaissait d’autre besoin que le repos et qui y entrerait du moment où on aurait versé le sang de quelques victimes sacrifiées à la tranquillité publique. On sait le reste. Mais un destraits de cet aveuglenent mérite d’être signalé.

Les troupes hollandaises avaient évacué Bruxelles, dans les premiers jours des troubles, à la suite d’arrangemens pris entre celui qui les commandait et la bourgeoisie, pour attendre l'issue des négociations entamées avec le gouvernement. La révolution n’avaitpas encore ce caractère national qu’on lui a vu prendre à la suite de l'évènement dont on va parler. On put aussi trouver le moyen de persuader au gouvernement qu’une convention avec des rebelles, comme on les appelait, n’imposait aucune obligation et qu’on pouvait apparemment au contraire s’en servir comme

urait avait parti : qui, affer-

toument dé à inis— avait onar— vient villes oue— ontime en ber la ombre érens omme epos et elques reste.

ins les s entre l'issue olution ndre à rouver n avec igation :o0omme

d’un p'ége innocent tendu pour enlacer le crime. La prise de cette ville, disait-on, n’exigeait qu’un coup de main; il fallait se hâter de l’atinquer à Pimproviste pour profiter des dispositions des citoyens qui ne donnaient que malgré eux dans le mouvement insurrectionnel et n'attendaient que cette occasion de rens trer dans !o devoir. Les intellig»nces qu’on s'était pratiquées étuient sûres, le succès immançquable ! Les troupes durent donc revenir sur leurs pas, On sait mnintenant ée que l’on peut pen ser de la bonne foi ou de la scy's:e de ceux dont les avis ont causé l‘hornible boucherie, résultat de cette, attaques surtout quand on envisnge les effets que l'issue du combal à produits dans toute l‘étenduc des provinces belyiques.

Je me bornerais à rappeler le-seavenir de cet événement, ei une autre circonstance, égälement remarquable et qui avait à peine précédé l'attaque de Brirxeiles de quelques semaines, n'était pas propre à jeter un nouveru jour sur le sujet que je traite et à mettre !« lecteur à même do suivre avec plus d‘ex+ actitude la chaîne qui lie ces événemens. A la veille même de lexp'osion, les écrivains rangés-sous la bannière de l‘administration hollandaise faisaient retentir les provinces belgiques d‘hymnes composées à sa louang. Ils exaltaient son habileté, ses talens, le bonheur et la prospérité que les Belges devarent aux soins paternels du gouvernement, à sa vigilance protectrice, C’était couvrir la victime de fleurs au pied de l’autel et dans 18 moment même où elle brisait. ses liens pour échapper au sacrifice,

Dans une situation comme celle dont on vient d'esquisser le tableau, il! ne reste guère pour un peuple d'espoir d'obtenir, de Ja justice de son gouvernement, la réparation des torts qu’il.a:à réprocher à ceux ' qui exercent l’autorité en son nom. Il n’a plus que son Dieu pour juge pour guide, que sa conscience, pour moyen que la force. * Il est réduit à choisir entre la honte de la servitude et la mort pour la patrie. Il porte le joug jus-

qu’au moment où le sacrifice de sa vie peut devenir utile, et con tribuer à briser les chaînes de ses concitoyens. |

7 € 1 pm © nm. ee À.

EC RE ; j at le COMPARAISON AVEC LE PROJET D'UNION à d che t ‘ C DES DEUX CANADAS. :

Fuel e

- Ces observations et les faits que l’on signale dans cette production sont de nature à faire naître une foule de réflexions importantes relativement à notre propre pays, auquel chacun des traits de cette esquisse doit nécessairement ramener un Canadien. Il convient alors de se reporter pour quelques instans à Vépoque encore récente où nous vimes tout d’un coup éclater le projet de l’union des deux Canadas, Il avait été muri de longue main. JL'intrigue qui Pavait ourdi, l’avait aussi couvert du voile du plus profond silence, Elle craignait qu’un rayon de vérité, jeté sur cette trame ténébreuse, n'ouvrît les yeux de ceux qu’on avait engagés à la seconder, en accusant à leurs yeux ce qu’il avait de monstrueux. Elle avait pris les moyens les plus surs de nous dérober la connaissance du: sort qu’elle nous préparait et de nous mettre hors d’état de songer même à le détourner. C’était la fondre et nous devions en être frappés, avant même qu'il nous fût possible de lentendre gronder. Telles

€ prons imn des Canaans À :clater e lonert du de véceux UX Ce s plus prépa stour— avant Telles

cr TU ee étaient les habiles combinaisons d’un petit nombre d'hommes restés étrangers au milieu de :noùs, qui n'étaient pas satisfaits de s’y trouver placés au premier rang et d'y jouir à peu près de tous les avantages attachés à une caste privilégiée. Avéuglés par un fanatisme politique et religieux, activé par les préjugés nation aux; les loiset la jurisprudence, les coutumes et les usages qui en sont l'appui, jusqu’à la langue du pays étaient pour eux des objets de hairz. Etablissemens civils, institutions religieuses, ils avaient résolu de tout renverser à la fois. C’était le gouvernement anglais qui devait servir leur vandalisme. Ils croyaient l’avoir engagé assez avant pour le mettre hors d’état de revenir sur ses pas.

Qui pourrait oublier les cris de joie qu’ils poussèrent quand ils crurent enfin voir arriver le jour où nous allions être accablés ! Bien loin de travailler, par quelques marques d’égards, à mêler le plus léger adoucissement à ce que ces démonstrations bruyantes de leur triomphe devaient avoir d’insultant pour nous, ils s’efforçaient d'ajouter à l’amertume de notre situation:en nous prodiguant l’outrage, en nous annonçant eux-mêmes le terrible usage qu’ils entendaient faire de la souveraine puissance dont ils se croyaient déjà revêtus. La considération de ce qui 5e trou vait de brutal dans la sentence de mort politique qu’ils voyaient prononcée contre nous, n’efHleurait pas même leurs âmes. Ils savouraient le plaisir de nous annoncer qu’ils l‘avaient provoquée.

J'aime à croire que des passions plus basses encore, un machiavélisme raisonné, les calculs d’une cupidité réfléchie n’étaient entrés pour rien daas leurs cfforts pour nous dépouiller de tout ce qui pourrait nous attacher à la terre de nos pères, au gouvernement établi pour nous eu assurer la conservation. Mais la conséquence nécessaire et inévitable de la mesure proposée, son but hautement avoué à cette époque à jamais mémorable pour nous, était d’ensevelir d'un coup dans une ruine commune toutes nos institations. On aurait noyé pour ainsi dire la re-

présentation du Bas-Canada dont la population surpasse de beaucoup celle qui se, trouve. dans le Haut-Canada et dans les parties nouvellement établies du nôtre réunies, dans une représentation nouvelle, organisée de manière à donner un ascendant décidé, même. par le nombre, à des hommes avec lesquels on supposait que nous ne: pourrions avoiriien de commun, dont on croyait tous les intérêts opposés aux uûtres , dont. on espérait enfin pouvoir avec un succès facile travailler is préjugés etles armer contre nous,

On üurait Jaissé à la population ancienne: un nombre de représentans approchant en apparence de légalité, mais. en réalité de beaucoup inférieur à celle de la nouvelle population qu’on se proposait d’unir avec celle de notre province.

Qui pourrait croire que des moyens ‘aussi puissans de domination ne dussent pas encore paraître suflisans aux auteurs de ce plan machiavélique pour parvenir au but auquel ils tendaient ? Ilsredoutèrent l'effet d’un sentiment de justice de la part de evux qu'ils appelaient à se réunir à eux pour devenir les arbitres de notre sort. Ils purent craindre qu’un reste de pudeur n’arrêtât une administration organsée sur ce plan dans la carrière de destruction qu’on lui traçait en caracières aussi marqués et a’osèrent pas s’en rapporter à elle. Dansle projet de loi on nous interdisait d'avance, après le laps d’un petit nombre d'années, Pusage de la langue française. Ce n’était pas encore assez pour ceux qui visaient à s’assurer ces privilèges de caste et -qui avaient pourtant déjà pour eux à peu-près ie monopole de toutes les faveurs qui sont à la disposition du gouvernement, d’en teair les Canadiens à une si grande distance. Ils prétendaient ieur interdire jusqu’à l’espair, même la possibilité d’y aspirer. On poussait sous d’autres ra borts la prévoyance plus loin encore. On allait jusqu’à anéantir la juriediction de l’évêque catholique sus son clergé; elle serait passée entre les mains d’un gouvernement protestant, d'un conseil presque uniquement lui-même composé de protestans. Le clergé catholique n'eût plus été

se de s les repré bndant els on nt on tenfin arraey

e re réalité l’on se

domiurs de aient ?

part de arbitres Fr n’ararrière qués' et on Nous nnées, > pour et -qui > toutes n teair nt ieur r. On ncore.

holique OUVEr— -mÊême

lus été

qu'un instrument entre les mains de l’administration du nouveau gouvernement, un levier de plus pour servir éesprojets de renversement ! (1)

Honneur au peuple qui a élevé sa voix contre cet acte d’iniquité politique ! iTonneur à un demi-million d'hommes parmi lesquels il s’est à peine trouvé quelques individus capables de déshonorer leur nom en refusant de se réunir à leurs compatriotes pour repousser cette coupe empoisonnée ! Honneur et reconnaissance à ces hommes énergiques et éclairés dont la! voix s’est fait entendre dans le parlement impérial et l’a fuit reculer devant cette mesure en signalant ce qu’elle avait d’injuste et de tyrannique!

On n’a pas besoiu de s’appesantir dans ce moment sur ce que ce plan avait d’odieux. JL est jugé même par ceux de ses parti sans qui, entraînés par les meneurs qui tenaient les fils de l’intrigue, étaient étrangers au sentiment de la perfidie qu’il comportait. , Sion en rappelle le souvenir dans ce moment, ce n’est pas pour réveiller des resseutimens ; c'est que l’évènement a été pour nous une grande leçon politique, c'est que les faits auxquels il se rapporte, les circonstances qui l'ont accompagné et qui l'avaient précédé, peuvent nous servir de terme de comparaison et nous mettre en état de nous former des opinions exactes sur ce quis’est passé dans la Belgique elle-même depuis mil huit cent quatorze. C’est enfin qu’en concentrant notre attention à la fois sur ce qui s’est passé d’analogue dans Pun et l’autre pays, nous pouvons, apprendre à nous mettre en garde, pour l’avenir, contre de semblables intrigues comme nous l’avons déjà fait par le passé. En nous livrant à cet examen, nous trouverons aussi de nouveaux mutifs de travailler même avec une ardeur nouvelle à réparer des erreus dont nous souffrons. Et en le faisant nous aurons le double avantage de.travailler pour notre intérêt comme pour celui de notre métropole,

(1) On croit devoir encore-icr faire observer que ce qu’on lit dans ce moment, n’est que la réimpression des considérations publiées dans l’année 1841.-ED, x

Page 1