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Nore A.—L'dior : d‘un peuple est son inaliénable propriété—dit un écrivain Dans des remarques en forme de notes encore manuscrites d‘un Canadien, faites en 1832, sur un ouvrage Anglais, on trouve celle: qui suivent. qui paraissent mériter de trouver place ici 29 7
‘: L'auteur éclairé.comme il l'est, appréciera l‘importance des réflexions qui “uivent à ce sujet.
Ce qui est dans les règles de l’équité ne peut n’être pas sage. La politique’est qMelque fois un labyririts, la justice doit servir de fil pour ÿ retrouver sa routes” on.ne pouvañt sans en vialer les principes priver les Canadiens de leu:s;usages ou de leurs lois, de leur langue.au de leurs établissements. Que peut devenir un peuple dès le moment où il les perd? ÆEnlui nterdisant ses Lois, on le prive des moyèns dé conserver les propriétés par lesquelles elles sont régies, d'après lesquelles il les a acquises'et qui seulès sont le fondemeiit :du titré auquel il les possède. CHASSE
S'il perd sa langue en particulier, il perd avec elle les moyens d‘entendre les maximes de la jurisprudénce et par là même lé fil de la tradition sans laquelle la jurisprudence elle-même serait qu’un amas confus de maximes sans liaison, à laquelle enfin la connaissance de là langue dans laquelle elles sont écrites peut seule servir de véhicule assuré puis qu‘elle seule peut en donner l‘intelligence.
Tout sentiment de dignité s‘efface dans un peuple dépouillé de tout ce qui peut soutenir l‘énergie, IL n‘est plus rien dans l‘ordre social. Enfin otezr lui ses caractères d‘individualité, cest: uu esclave qui n‘a plus rien à défendre parcequ’il n‘a plus rien à perdre.
Tel était le point de vue sous lequel plusieurs des grands hommes qui se trouvaient dans le parlement d‘Angleterre en 1774 et en 1790, envisageaient ce sujet. Il faut le dire en particulier à l‘honneur de Mr. Pitt qui dans cette dernière occasion était l‘organe du gouvernement. Pour s‘en convaincre il suffirait de lire ce qu‘on a conservé des débats qui eurent lieu dans les discussions relatives à l‘acte constitutionnel.
Au reste si les Canadiens n'avaient pis conservé ces droits, qu‘on ne pouvait leur arracher sans injustice, l‘Angleterre n‘aurait pas conservé la plus faible partie de l'immense territoire qu‘elle possède encore dans k continent de l‘Amérique du nord. C'est à cet acte de just'ce qu'ella doit d'être la seule des nations Européennes qui conserve encore des colonies dans cette partie du nouveau monde.
V. d'ailleurs le rapport d’un comité de l'assemblé: du Bas-Canada sur la langue dans les œuvres de sommation fait dans le mois de mars 1826.
NoTE B.—On peut voir par la lecture des dépêches qui se trouvent dans le recueil de pièces relatives aux affaires du Canada publiées par ordre des communes d'Angleterre, jusqu’à quel point les ministres peuvent être jetés dans l'erreur par suite d’assertions que les faits démentent. Entre tant d’exemples q'e l’on pourrait citer, on pris les lecteurs de se rappeller les discours de M.Stanley dans l’année 1831,lorsqu’il avançait comme un fait qu’il y avait beaucoup d’animosité religieuse dans la province et que le grand nombre d’émigrés français en étaient la cause. Il revint cinq fois àla charge dans ce discours contre les émigrés français ; il y parlait d'eux comme si, jouissant d'une influence puissante par leur nombre et leurimportance dans le pays, ilsavaient importuné son adminisf ration par des demandes exagé rées, par des prétentions auxquelles on ne devrait pas déférer, aux dépens des sujets Britanniques, que le gouvernement devait protéger; si l’on en
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i ire M. Stanley, hes premiers auraient été jusqu’à réclamer les nee les ut du gouvernement au préjudice des seconds. Ilassurait avec une égale g'avifé que, sur deux cents fonctionnaires pu. blics, ilse trouvait quarante trois érdigrés Français. C’était en observant qu‘ils ne devaient pas l’emporter, paf le nombre, dans les emplois sur les ie Britanniques, tandis que de faiéilens se trouvait point ici d'émigrés français revêtus de charges d'1 Gouériémnent ; qu’il se trouvait à peine Lo personnes de cette nation dans la province... CCE EEE .Tout le reste e on discours était un tissu d’assertfôns teut aussi dénuées de faits pour les ap
PAa'on se rappelle maintenant le principal motif invoqué par lord LL “ présentant le Bill d'Union des deux provinces, celui qu'il a pri senté le premier d‘une manière triomphante,” et qu il regardait sans «au Le ter décisif, que “ les principales difficu\£és qui s‘étaient élevées dans fie s ‘tration du Gouvernement de cette province salons pour cause roi 6 féodal en force suivant lui dans d£g,Bas-Canada ! ! !
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