entrées aux ambulances
680 rapatriés ;
623 décédés; — soit 82, 1, p. 1.000.
Aux chiffres des décès il faudrait ajouter, pour avoir une proportion exacte, les décès survenus pendant ou après le voyage de rapatriement. On ne les a pas fait connaître.
Si on retranche du chiffre total 2.076. qui représente le chiffre des décès survenus du mois d'aoôt 1858 au mois de décembre 1861, le chiffre des décès donné par M. Candé pour l’année 1861. soit :
347 morts en Cochinchine 73 morts à Macao
1 total 120 décès,
on arrive au chiffre de 1.656 décès pour le petit corps expéditionnaire et la flotte de l'amiral Rigault de Genouilly en 1838, 1859 et 1860. C'est un chiffre considérable, en raison de la faiblesse des effectifs.
Criliqur. — Ces perles énormes sont dues au choléra qui a sévi sur les troupes, et aux déplorables conditions
EXPÉDITION DE COCUINCBINE
dans lesquelles ces opérations ont été faites. L’opération contre Tourane est commencée alors que la saison des pluies n’est pas terminée ; les hommes n’ont pas une tenue appropriée au climat ; ils sont mal protégés contre la pluie et le soleil. Ils sont soumis à clés travaux de terrassements; puis, en Cochinchine, à des marches et des travaux dans les rizières. Le matériel et l’organisation sanitaire sont tout à fait insuffisants.
A l'exception de quelques Tagals fournis par les colonies espagnoles, on n’emploie que des troupes européennes, et les hommes portent tout avec eux. Il n’y a qu’un nombre coolies insignifiant.
Par suite de l’ignorance où l’on était en France des véritables difficultés offertes par le climat et la nature du pays, par suite d'une insouciance complète dès lois de l’hygiène, et aussi grâce à une organisation défectueuse du corps expéditionnaire, la Cochinchine coûta, de 1838 à 1863 , 3.948 soldats ou officiers européens, sans compter les décès survenus parmi les rapatriés.