‹ Considérations sanitaires sur l'expédition de Madagascar et quelques autres expéditions coloniales, françaises et anglaisesChapitre 26 sur 133 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

CAMPAGNE DU MEXIQUE

Pendant que ces événements se déroulaient en Cochinchine et que l'armée française subissait des pertes énormes qui, du moins, valaient à la France un vaste territoire, une autre expédition était faite avec un corps d'armée important, sur un autre point du globe mais toujours- dans la zone torride.

Le gouvernement français, de concert avec l'Angleterre et l’Espagne, avait résolu une action militaire contre le Mexique.

On allait opérer, au lendemain de la guerre de Chine et des opérations en Gochinchine, dans un pays dont le climat et la topographie étaient connus : on pouvait donc croire que les préparatifs de l'expédition indiqueraient la préoccupation de préserver les troupes des corps expéditionnaire des fatigues et des maladies. Un court aperçu île celle expédition nous montrera ce qu'il en fut.

Climatologie. — Le Mexique forme comme un triangle qui sert de lien entre l'Amérique du Nord d'un côté, et I Amérique Centrale et l'Amérique du Sud de l'autre. La base de ce triangle, tournée au nord, mesure environ

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la.OÜÜ kilomètres ; la largeur'tlela pointeau sud est au minimum de 210 kilomètres — Dans son ensemble, le pays est iun vaste plateau légèrement incliné vers le nord et l’est. Les plus grandes altitudes se trouvent au sud; et c’est au centre de cette partie du plateau que se trouve la capitale, Mexico. — Le versant ouest du plateau central descend vers le Pacifique par une pente régulière et rapide ; le versant est descend vers l’Atlantique par une succession de collines et do vallées formant des terrasses et comme autant d étages où I on trouve successivement des climats différents.

Des crêtes élevées marquent les bords du plateau, t son arête est jalonnée au sud par une série de hauts sommets, le Popocatepetl (3.391 m.) ; le Nevado de foluca (4.500 m.) ; le pic d’Orizaba (3,384 m.), etc.

La côte orientale est creusée en un vaste demi-cercle |ui est le fond du golfe du Mexique ; elle est basse, sablonneuse et bordée de marécages. C’est au fond de 'e golfe que se trouve Vera Ctuz, choisi comme point de Icbarquement du corps expéditionnaire qui devait atteinte Mexico.

Pour y atteindre, il fallait traverser une zone de terres mesurant plus de 30 kilomètres entre le pied du plateau d la mer.

La dispositions en gradins du sol qui s’élève de la côte haude jusqu’aux hauts plateaux froids a fait diviser les °nes successives en terres chaudes (tierras calienles),

<rres tempérées (t. templadas', et terres froides L frias .

La première zone, terres chaudes, va jusqu’à 800 mè- ^ d altitude environ ; la température moyenne de l’an- ^ 23 "20 à la Vera Cruz; celle du mois le plus

fQjtd janvier) de 21 “36 ; celle du mois le plus chaud ]iûn) do 28°90. La saison sèche et la saison des pluies

se succèdent presque sans transition. On compte environ. 94 jours de pluies par an. La saison dite sèche n'en est^ pas exempte. Les vents régnant sont les vents du nordi parfois très violents, et les vents du sud. De violents ouragans venant du nord s’y font souvent sentir.

Cette zone a tous les caractères des climats torrides! Elle est un foyer de paludisme intense, qui s étend jusqu’à Cordova, à 780 mètres d’altitude..

Mais elle est aussi le foyer de la fièvre jaune, la plus redoutable des affections épidémiques. C'est de là quelle se répand dans les Antilles et sur les côtes d'Amérique. < Elle sommeille parfois, mais existe toujours. Elle sévit j sur une zone de 24 lieues, de la Vera Cruz jusqu'à Cordova, et s’attaque aux Européens nouvellement débarqués, et aussi aux habitants des zones froides.

Les terres tempérées commencent à quelques lieues j plus loin. C’est dans cette zone que se trouve Orizaba. Laj température y est douce et uniforme, offrant une! moyenne annuelle de 19°; l’humidité est extrême, et les • vents régnants sont ceux qui soufflent sur la côte. Le» terres tempérées sont salubres.

A partir de 2.000 mètres d'altitude, on entre dans les; terres froides. Après avoir franchi les Cumbres, un arrive sur le plateau de l'Anahuac qui offre, sur une; étendue déplus de 200 lieues, une altitude moyenne de 2.000 à 2,500 mètres. Au centre est la vallée de Mexico,, dans une dépression. La salubrité y est parfaite. La température moyenne de l’année est de 1(>°6, sabaissantj pendant l'hiver jusqu a 1° au cours de la nuit.

Il s'agissait pour le corps expéditionnaire darrnorj pendant la saison sèche et fraîche, de ne pas séjourner, sur la côte, et de franchir rapidement la zone très étroite du littoral, à peine 70 kilomètres. En franchissant cette courte distance dans de bonnes conditions, évitant aux

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hommes de trop grandes fatigues, on devait arriver avec un excellent état sanitaire sur les premiers gradins du massif central, et on y était à l’abri des endémies fatales aux Européens.

Opérations : corps de l’amiral Jurien de la Gravière. — Nous allons voir de quelle manière on a mis à profit ces données qu’on devait posséder.

L’amiral Jurien de la Gravière reçoit le commandement du 1er corps expéditionnaire français expédié au Mexique en 1861. Il emmenait avec lui :

1 régiment d'infanterie de marine (12 compagnies) soit : 1.200 hommes ;

1 bataillon du 2° régiment de zouaves (6 compagnies) soit: 600 hommes ;

1 peloton de chasseurs d'Afrique ;

1 détachement du train soit : 100 hommes ;

1 batterie d’artillerie de marine ;

1 bataillon de marins (6 compagnies à 80 hommes) soit : 480 hommes ;

21 ouvriers d’administration ;

Des compagnies de débarquement des navires .

Une ambulance légère avec :

Trois médecins,

20 officiers d’administration,

24 infirmiers.

La batterie d’artillerie n’avait pas d’attelage ; elle avait des harnachements ; elle n’avait pas de canonniersconducteurs.

Pour les remplacer, on devait prendre des volontaires à la Martinique et à la Guadeloupe, ou choisir des hommes dans les rangs de l’infanterie de marine.

Plus tard on adjoignit à celte batterie une compagnie d’obusiers et une section d’artillerie servies par des

marins.

Les vides faits à bord des navires par les débarquements des- marins européens furent comblés par des matelots créoles pris à la Martinique. Le génie reçut 25 ouvriers créoles. Ces créoles furent des auxiliaires très précieux.

Le. 7 janvier 1862 on arrivait à la Yera Cruz.

Dès les premiers jours les difficultés commencèrent. On ne parvenait pas à organiser le convoi pour aller de la Yera Cruz à Chiquihuite. Il fallut traverser 20 lieues de pays inculte et sans aucune ressource.

A grands frais on réunit :

11 qhariots à 4 roues;

30 chariots à 2 roues ;

3 voitures destinées à l’ambulance.

Ce petit convoi ne pouvait porter que pour huit jours de vivres pour 3.200 hommes, mais pas de fourrages pour les animaux. On avait à ce moment 1.100 chevaux et 300 hôtes de trait.

Pour conduire les mules, on fut dans la nécessité de débarquer des navires 120 matelots créoles.

Les hommes portaient leur sac ; ils avaient l'équipement de l’Europe. Aucune tenue spéciale n'avait été prescrite ; aucune disposition spéciale concernant la marche, le campement, la nourriture.

Au mois de février, quelques cas de fièvre jaune se manifestaient déjà parmi les troupes, lorsque la convention conclue à Soledad permit de les éloigner de la Yera Cruz.

Pendant la marche de la Yera Cruz à la Tejeria, les hommes supportèrent de cruelles fatigues, bien qu'on fût dans la saison fraîche. Pour la plupart peu habitués a la marche, ils portaient tous, en sus de leur charge habituelle et de leur sac. tjunlrr jours de vivres sur le dos.

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Les troupes séjournèrent six semaines à la Tejeria, au milieu des marécages.

Le 26 février, elles quittèrent ce camp pour se diriger vers Soledad. Parties à six heures du matin, elles arrivèrent au bivouac ayant laissé en route les doux tiers de l'effectif tombés épuisés.

« L’amiral, remontant de suite à cheval, revint sur ses pas, se faisant suivre par les mulets d’ambulance et par les cavaliers de la colonne portant des bidons remplis d'eau : le spectacle dont il fut le témoin était navrant.

« Les soldats, épuisés, haletants, se traînaient sur la route. Les mulets, couchés à terre ou se roulant avec leur charge, ne voulaient plus avancer.

« ... Il avait été impossible d'amener le troupeau jusqu’à l’étape.

■ « ... Quant an convoi, il resta en chemin. Les conduc^

tours, manquant d’expérience, avaient eu besoin de toute la matinée pour harnacher et atteler les animaux. Les voitures ne s’étaient mises en route qu'à deux heures du soir. 1 » ün le laissa en arrière. La 2e étape fut moins pénible. On partit de la « Purga » à 2 heures du soir , et on arriva à la Soledad une heure après le coucher du soleil. On y resta deux jours. 76 hommes laissés malades à la Purga furent ramenés le lendemain par des voilures.

Ln 4 jours, la colonne avait fait lieues. — 80 malades et 200 hommes hors d’état de marcher restèrent à la Soledad.

À celte occasion, le capitaine Niox, cité plus haut, attribue les fâcheux effets produits par celle marche à l’inexpérience des officiers et des soldats de ces troupes qui se composaient surtout de marins et de troupes de

I Expédition du Mexique, par Niox, capitaine d’état-major.

marine, et il estime qu'une brigade de vieilles troupes! d'Afrique n’eût pas présenté de tels déchets. Assurément -les marins doivent rester à bord, et des troupes rompues ^ à la marche offrent une plus grande résistance; mais -j l’habitude de marcher en Afrique ne donne pas l'immu- nité contre le soleil des tropiques, plus redoutable que le ï1 soleil africain. Nous avons vu que les soldats de l’amiral 1 Jurien de la Gravière exécutaient leurs marches aux < heures les plus chaudes de la journée, et qu'ils étaient chargés de sacs très pesants. De plus, ces troupes avaient fait un long séjour sur le littoral fiévreux-palustre, en i proie même à la fièvre jaune, et rien ne donne l'immu- j nité contre la fièvre paludéenne, pas même le soleil d'A- j frique, ainsi que l’avait montré l'histoire lamentable des j premières années de l'occupation de l'Algérie. On peut ; encore moins se protéger contre la fièvre jaune, si ce j n’est en s’éloignant le plus rapidement possible des pa- i rages où elle sévit. Le capitaine N'iox ajoute: « Que serait-il advenu si l’ennemi avait voulu lui barrer le pas- j sage et si les guérillas étaient venus harceler ces malheureux soldats épuisés par la fatigue et la fièvre ? » ; Cette question est judicieuse, et on peut aisément formuler la réponse et deviner le désastre. L'histoire des expéditions ultérieures nous dira si dans la suite ces mêmes circonstances ne se sont, plus reproduites, avec plus de gravité encore.

Quoi qu’il en soit, nous verrons dans ce même pays comment s'est comportée une troupe rompue aux marches, mais placée dans les conditions subies par les ] troupes île la première colonne.

Arrivée dex Irnupes du general Lureucez. — Au mois d’avril 18(12. le général Lorencez arriva avec une brigade de renfort, et prit le commandement des troupes de l'expédition.

CAMPAGNE DU MEXIQUE 100

II amena avec lui :

1 bataillon de zouaves 1 .143 hommes.

2 bataillons du 99e de ligne 1.544 —

1 bataillon de chasseurs à pied 720 —

1 batterie d'artillerie 203 —

1 compagnie du génie 158 —

1 escadron de chasseurs d’Afrique. . 173

I escadron du train des équipages. . 269 —

Troupes d'administration et infirmiers 216 —

État-major et intendance 48 —

T o tal : 4 . 474 hommes .

Depuis l'arrivée de l'amiral, et grâce aux facilités données par la convention de la Soledad, les circonstances étaient devenues bien plus favorables. On possédait un bon matériel; les achats de mules1 étaient bien plus faciles, et on avait pu organiser des convois.

Le général Lorencez, instruit par les événements précédents, prit les dispositions nécessaires pour ne pas laisser les troupes exposées aux influences climatériques des terres chaudes, si redoutables surtout dans la saison (avril) qu’on avait malencontreusement choisie pour l’envoi des renforts. A peine débarqué, chaque détachement se formait en colonne et était dirigé sur l’intérieur. Des voitures portant vingt jours de vivres suivaient la colonne. Elles pouvaient recevoir les sacs des hommes, et aussi les hommes fatigués pendant la traversée des terres chaudes. Grâce à ces précautions très judicieuses, on ne laissa pas de traînards en arrière. Ce résultat montrait bien quelles étaient les véritables causes des déchets subis par la première colonne.

Les troupes anglaises qui avaient été envoyées en même temps que la première colonne, reçurent l'ordre

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de quitter le Mexique. dès le commencement de la mauvaise saison. Elles s’embarquèrent pour aller aux Ber- | mudes. Les troupes françaises restèrent seules.

Le général Lorencez marcha sur Orizaba avec 1 7.300 hommes. Arrivé sur les hauteurs, il laissa à Orizaba 500 hommes malades ou trop fatigués, avec trois médecins et trente infirmiers, et continua sa marche vers les ; 'hauts plateaux. L'état sanitaire de l'armée est bon. à l’exception des troupes de la première colonne qui su- : bissent encore l’influence des fièvres contractées pen- i dant leur séjour sur le littoral. Les troupes étaient suivies d’un grand convoi portant 200. 000 rations de vivres et 400.000 rations de vin. Avec 600 hommes, il atteignit le plateau de l’Anahuac, à 2.200 mètres, 'où l’on trouva un climat délicieux.

Après avoir subi un échec à Puebla, la colonne revint à Orizaba pour y passer l'hivernage. Des fours de campagné et deux hôpitaux contenant 925 lits y furent installés.

Pendant ce temps, les troupes formant la garnison de la Vera Cruz étaient décimées par la fièvre jaune. Composées de :

1 compagnie d'inlanterie de ligne (99e régiment);

1 compagnie de marine ;

1 compagnie créole ;

2S artilleurs ;

20 gendarmes,

elles représentaient un lotal do 500 hommes environ. Sur ce total, ISO hommes (marins ou soldats» ci I i officiers succombèrent.

300 hommes venus de France, et 200 marins pris sur l’escadre, débarquèrent pour combler les vides. '

Les plus grandes difficultés se rencontraient pour ravitailler la colonne cantonnée a Orizaba. A partir du

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45 juin il fallut réduire la ration (pain à 500 grammes). Les convois étaient attaqués, et il fallait les faire fortement escorter. Les troupes d’escorte, fatiguées, marchaient lentement. C’est ainsi que le 99e do ligne met QUATRE JOURS POUR FAIRE 34 KILOMÈTRES, et chaque JOUI' 100 à 120 hommes tombaient malades, frappés par la fièvre jaune.

Une compagnie du 99° régiment, laissée à Vera Cru/., qui avait au début 98 hommes, n’en compte plus que 18 disponibles.

De nouveaux renforts arrivent ; ils sont immédiatement frappés par le fléau, bien que rapidement dirigés vers l'intérieur. Le régiment de zouaves débarqué le 48 août et mis en marche le 1er septembre vers la Soledad perdit en quelques jours 40 hommes, et sur un total de 1.590 hommes, ce régiment comptait 350 malades. Les troupes d'Afrique étaient éprouvées à leur tour, et, bien qu’endurcies et formés par la marche, elles n’avaient pas résisté à la chaleur humide si accablante, aux pluies torrentielles subies dans les bivouacs, et surtout à la fièvre paludéenne et à la fièvre jaune.

En décembre 1804, le général Lorencez était rappelé, et remplacé comme commandant en chef par le général Forey.

Arrivée du général Forey. — Arrivé à la Vera Cru/, depuis le 41 septembre, ce général précédait d’un mois l’arrivée de tout un corps d’armée. Ce nouvel effort, le troisième , était considérable, au moins pour ce qui est des effectifs expédiés. L’organisation de ces troupes, leurs approvisionnements de toute nature, la conduite hygiénique des opérations vont-elles bénéficier des rudes leçons qu’on a reçues dans ce pays, à défaut d’autres, depuis 1801 ?

Le corps d’année qui arrivait était formé de :

3 régiments de zouaves (bataillons à N compagnies) :

4 bataillons de chasseurs à pied à 6 compagnies ;

1 bataillon de tirailleurs algériens à G compagnies:

2 régiments de cavalerie, dont G escadrons de chasseurs d’Afrique, et 2 escadrons de chasseurs ;

Artillerie, génie et pontonniers.

Pour la première fois, les tirailleurs algériens figurent dans le corps expéditionnaire.

Les troupes de marine, les marins et les détachements créoles restent en dehors des formations divisionnaires. Le bataillon de marins réduit de moitié avait été complété à 500 hommes par de nouveaux envois.

Les créoles des Antilles avaient fourni des compagnies du génie colonial. Recrutés à la Guadeloupe et à la Martinique, on les avait envoyés au Mexique pour être plus particulièrement employés dans les terres chaudes. Grâce à leur immunité vis-à-vis de la fièvre jaune, ils avaient pu rendre de précieux services. Il en fut de même des matelots créoles de l'escadre. Fort de cette expérience, le gouverneur de la Martinique, homme d’initiative, demanda l’ autorisation de former une compagnie de volontaires créoles de 100 hommes. Cette compagnie débarqua à la Vera Cruz le 2 novembre 1862. La « Marine » utilisa un peu pflus largement cette précieuse ressource que la « Guerre » négligeait de mettre à profit pour le plus grand bien des troupes blanches: la Guadeloupe fournit 100 matelots, et la Martinique 300. 11 fallait qu’un gouverneur de colonie sollicitât une autorisation ministérielle pour lever une compagnie cTéole, qui résista parfaitement au soleil de la Vera Cruz.

La nouvelle composition du corps expéditionnaire nous montre que cette expérience si concluante ne parvint pas à éclairer le gouvernement français.

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Composition du corps d'armée. — A la date du 1er janvier 1863, époque à laquelle toutes les troupes étaient arrivées, l'effectif total du corps expéditionnaire était le suivant :

Troupes

de

l’armée

de

terre.

États-majors 51

Gendarmerie 23

Infanterie 9.411

Cavalerie 1.5C0

Artillerie 1.884

Génie 516

Troupes d’administration. )

Train, subsistances

Campement }

! Fonctionnaires... ) ^

j Intendance )

I Commissaire de marine 1

Officiers d’administration de l’intendance 13

Médecins 50 'ï 634

Pharmaciens 12

Officiers d’administration des liôpi-

cc 1 taux 29

Infirmiers 500 (

Employés du Tré-

Troupes

de

t Infanterie

\ Artillerie

marine. *

1 Génie

Gendarmerie

Total général :

hommes et officiers

Depuis le commencement de la campagne, on avait envoyé, .par détachements successifs, 30.320 hommes au Mexique, à savoir :

llj. L’EXPÉDITION DE MADAGASCAR

Existants, avec l’amiral Jurien de la Gravière à la date du 28 janvier 1862.

Du 3 mars au 17 avril, arrivés avec

le général Lorencez •

Du 23 avril, venus des Antilles

Du 13 mai, arrivés avec le général

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