‹ Considérations sanitaires sur l'expédition de Madagascar et quelques autres expéditions coloniales, françaises et anglaisesChapitre 33 sur 133 · Administration militaire au Tonkin, Baralier · texte numérisé non relu

Administration militaire au Tonkin, Baralier

2. Ration des troupes européennes au Tonkin àparlir du 12 août 1885

( Armée coloniale, G. Reynaud) :

Pain frais 750 gr.

ou Biscuii 500

Vin 43 coutil .

Tafia ■'> '

Café 24 gr.

Sucre 25

Viande fraîche 300

ou de conserve 200

ou Lard 225

ou Sardines 30

Légumes secs ou Riz

EXPÉDITION DU TONKIN 135

diminua le poids à transporter. 11 fut décidé que pendant la colonne de Langson les hommes ne recevraient pas de vin. Us auraient en échange une ration d’eau-de-vie. Le pain fut quelquefois distribué pendant le séjour des troupes à Chu ; mais dès le lendemain du départ on* ne distribua plus que du biscuit. Un troupeau de bœufs devait suivre les troupes et fournir la viande fraîche. Les soldats devaient être couverts du casque colonial revêtu d une coiffe noire '. Ils avaient en outre à porter sur eux, avec le sac, leurs effets coloniaux, un pantalon de drap, une capote, la demi-couverture, la tente-abri, le nombre réglementaire de cartouches et A jours de vivres. C’était un poids de 37 kilogrammes sous lequel ils succombaient.

Le train régimentaire ne comprenait ni effets de rechange, ni vivres pour les hommes ; mais seulement des bagages et des vivres pour les officiers.

Avant de se rendre à Chu, le général en chef présida à la levée générale des coolies nécessaires. Divisés en escouades de vingt hommes surveillés par des tirailleurs aifhamites, ils furent placés sous le commandement d’officiers européens expérimentés. Il recevaient 0 fr. 90 par jour et une ration de riz. On en réunit six mille.

Les coolies sont alors répartis entre les différents services1 2. Le transport des vivres se faisait par des sections de coolies ou d’animaux de bàt ou de trait capables de porter chacun un jour de vivres. Le poids d’une journée de vivres réduits était de 9 tonnes et demie environ ; on complétait avec la viande sur pied et ce que l’on trouvait dans le pays.

Une section de coolies était composée de :

1 officier,

1. Cette couleur de la coiffe avait été choisie pour que le casque ne servit pas de point de mire aux ennemis.

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