‹ Considérations sanitaires sur l'expédition de Madagascar et quelques autres expéditions coloniales, françaises et anglaisesChapitre 46 sur 133 · Dr Giraud, Le pays du Bénin (Arch. méd. nav · texte numérisé non relu

Dr Giraud, Le pays du Bénin (Arch. méd. nav

toutes les forces de terre et de mer du corps expéditionnaire ; il fut aussi investi des pouvoirs civils.

Avant de se rendre au Dahomey, il présida, au Sénégal, à l'engagement de 500 volontaires sénégalais, qui devaient servir pendant la durée des opérations militaires et recevraient une prime de 40 francs, la solde et la ration des tirailleurs'sénégalais.

Le 28 mai, le colonel Dodds arrivait à Cotonou, et réglait sur place les détails de l’expédition qu'il allait conduire.

Il s’occupa, suivant les avis du Dr Rangé, chef du service de santé, réctimment arrivé dans la colonie, de mettre Cotonou et Porto-Novo dans des conditions hygiéniques convenables pour préserver la santé des troupes qui commençaient à arriver d’Europe et du Sénégal.

Les soldats et auxiliaires , indigènes furent vaccinési des baraques furent construites pour abriter les troupes qui débarquaient ou allaient débarquer. des latrines furent installées dans de bonnes conditions, on rechercha de l’eau potable, des règlements sanitaires furent édictés pour préserver la colonie contre les provenances de 1 extérieur, et dès le 29 juillet le colonel pouvait télégraphier que les cantonnements des troupes étaient assurés dans de bonnes conditions; il y avait même de la place pour 1.000 hommes de plus. Néanmoins, sur In demande du ministre de la Guerre , on expédia des baraques Dœekcr que la Guerre céda à la Marine. Ainsi les renforts qui allaient arriver seraient logés à leur débarquement.

Le 30 juin, le colonel avait demandé que le personnel et le matériel fussent rendus au Dahomey le 10 août.

En même temps que des reconnaissances rayonnent autour de Porto-Novo, des routes sont ouvertes par les indigènes restés fidèles, et, Ma fin de juin, des voitures attelées pouvaient aller déjà jusqu'à Saketé, à 36 kilomètres de Porto-Novo.

Personnel. — Le colonel avait résolu de faire une grande place à l'élément noir dans la composition du corps expéditionnaire. Le capitaine de vaisseau, chef de la division navale, avait proposé en 1891 de former une colonne avec 1 500 blancs et 1 .500 noirs ; le colonel Dodds mit une proportion plus grande de soldats noirs.

Depuis le 28 mai chaque courrier apportait des détachements divers. Le 7 août la situation de l’existant était :

Officiers ~2

Soldats européens 500

Indigènes 1.614

Total : 2.186

Les soldats indigènes comprennent :

Tirailleurs sénégalais 711

Volontaires 397

Tirailleurs haoussas 359

Artillerie du Bénin 61

Conducteurs sénégalais 85

Le 23 août, le Mylho , parti de Toulon le 3, et le San Nicolas, parti du Havre le 27 juillet, arrivèrent à Cotonou, après avoir touché à Oran et à Dakar. Les renforts qu’ils amenaient et ceux qu’amenaient les paquebots élevèrent l’efTectif total du corps expéditionnaire à 3.451 hommes, à savoir :

Effectif existant le 7 août..

72 officiers, 2.114 soldat

/ Etat-major :

I Infanterie de marine.

Renforts ap-

1 Cadre 3e cie haoussas...

portés par

| Cadre génie

Mylho, San Ni-

Légion étrangère

colas et pa-

j Cavalerie

quebots.

[ Cadre colonial :

( Médecin et Infirmiers.

> Conducteurs du train...

Total

: 3.451 hommes.

Les troupes sont partagées entre la colonne de marche et les garnisons du littoral et de la ligne d’opération.

Avant l’arrivée de la légion étrangère, les troupes destinées à opérer en colonne avaient été constituées en trois groupes de marche composées ainsi qu il suit :

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