Campagne, du Dahomey, .Iules Poirier, 1S
(Rangé 1 , Giraud 2), le maximum a été observé en février et mars (journée de 30° de température moyenne).
Le maximum des journées pluvieuses est en novembre et en avril ; le nombre de jours de pluie est de 70 à 80. D'après le Dr Rangé, la plus mauvaise saison va de février à mai inclusivement.
Les fièvres bilieuses hématuriques, les accès pernicieux, toutes les formes graves du paludisme se rencontrent au Dahomey avec une extrême fréquence. Sur 100 malades il y en a 92 atteints de paludisme ; viennent ensuite l’anémie, la dysenterie, la diqrrhée.
Par les relations maritimes qui existent entre le golfe du Bénin et les points de l’Atlantique oü la fièvre jaune est endémique, il fallait envisager la possibilité de l’introduction de cette terrible maladie. Enfin, au moment où l’expédition commençait, le choléra éclatait à Hambourg, Anvers, le Havre, et pouvait arriver avec les navires transporteurs jusqu’au Dahomey.
Par sa configuration, sa climatologie et sa pathologie, le Dahomey ofi’re les plus grandes ressemblances avec le pays des Ashantis. Il va être intéressant de comparer le mode d’organisation et d’exécution de ces expéditions militaires conduites pan les Français et les Anglais dans ces deux pays similaires et voisins.
Organisation du corps expéditionnaire. — .Après avoir subi sur le littoral les attaques des Dahoméens qui ne craignaient plus de prendre l’offensive, après avoir signé un traité qui fut bientôt violé par les Dahoméens, le gouvernement français, après deux années d’hésitation, se résolut à une action énergique.
Le colonel Dodds reçut le commandement en chef de
1. I)’ Rangé, Rapport médical sur le service de santé du Bénin (Arch. méd. nav., 1894).