‹ Considérations sanitaires sur l'expédition de Madagascar et quelques autres expéditions coloniales, françaises et anglaisesChapitre 75 sur 133 · Baratier, toc. cil · texte numérisé non relu

Baratier, toc. cil

242 l'expédition de Madagascar

La commande de 5.000 voitures et d’un nombre intime de harnais de bât laisse croire qü'il est dans 1 intention du commandement de se servir surtout, pour ravitailler l’armée, de cette voie de terre, qu il se préoccupe, des l’origine, de faire construire à partir de Majunga. La proportion considérable des éléments lourds du train (voitures) par rapport aux éléments légers animaux de bât) est faite pour confirmer cette idée d une preference d’emploi de la voie de terre, idée que l’insuffisance des éléments fluviaux, leur envoi tardif, et la préoccupation qu’a le général de créer une voie de terre a priori , ont

fait naître déjà dans l’esprit.

Ce mode de transport n’a été examiné jusqu'ici qu’au point de vue du ravitaillement; il faudra y revenir a 1 occasion du fonctionnement du- service de santé. D une manière générale il n’est pas téméraire de prétendre que s’il est désirable de se servir, le plus possible de voitures pour les convois administratifs sur la voie de terre, il n’est pas moins vrai que, dans un pays qu on sait pertinemment être entièrement dépourvu de routes, c'est s’exposer à des embarras inextricables et à des retards redoutables, que de compter sur l'emploi à peu près exclusif de voitures exigeant, au préalable, la construction d’une route carrossable..

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