CLIMATOLOGIE DE MAJUNGA
peu élevées, plantées le long de rues assez larges. Le quartier arabe ou hindou a des rues plus étroites et plus sales ; il compte une quarantaine de maisons en pierre avec étages, très étroites et malpropres. Le long de la plage, qui est le lieu de promenade, s’amassent tous les détritus qu’on a rejetés hors des rues. Des bosquets de manguiers et quelques jardins séparent la ville de la colline du fort. Les rizières et les baies de Marfoute la limitent à l’est. Pendant la saison sèche cette rizière devient un marécage. Il existe aussi quelques marais entre la colline du rova et les dunes d'Amborova. Il n’y a pas de cours d’eau constants, mais seulement des ravines ordinairement à sec.
| ^ « Quelques points de la langue de sable sur laquelle s’élève la ville sont liés par une faible couche d’hummus, cette couche est superposée à une couche d’argile sous laquelle se trouve le calcaire de sédiment imperméable. La profondeur de la. couche d’eau de Majunga varie de 1 m. 50 à -2 m. 50. Cette couche se compose de plusieurs lacs dus à des ressauts de calcaires. Ces lacs souterrains communiquent largement avec la mer, dans toute la partie sud et ouest de la ville 1 . »
Les \ents régnants sont celui de nord-ouest, d’octobre à mars ; le vent de sud-est en juin, juillet et août : ces vents viennent du large ou de la baie. Pendant les saisons intermédiaires les vents de sud-est et nord-ouest alternent avec une fréquence à peu près égale. Ceux d’est et de nord, apportant à la ville les émanations des marais d Amboudriva et d’Amborova, soufflent quelquefois.
La moyenne du mois le plus chaud (décembre) est de 28°3 pour l’année 189-4 ; celle des mois les moins chauds (juin et juillet) a été de 26°6 dans la même année. Le