‹ Considérations su l'histoireChapitre 79 sur 136 · L’OUÏ EN T · texte numérisé non relu

L’OUÏ EN T

de chevaux et d’éléphants, . bien approvisionnée en toute espèce d’armes, de massues, de machines pour la guerre et decataghnAs1 ; elle était bruissante et comme troublée parla circulation continuelle de marchands, de messagers et de voyageurs qui se pressaient dans ses rues fermées de portes solides, et dans ses marchés bien répartis à des intervallesjudicieusement calculés. On voyait sans cesse mille troupes d’hommes et de femmes aller et venir dans son gnceinte; et, décorée avec de brillantes fontaines, des jardins publics, des salles pour les assemblées et de grands édifices parfaitement distribués, il semblait encore, à ses nombreux autels pour tous les dieux, qu’elle était comme la remise où stationnaient ici-bas leurs chars aimés.

« En cette ville d’Ayaudhya était un roi, nommé Daçaratha, semblable aux quatorze dieux, très-savant et dans les Védas et dans leur appendice, les six Angas, prince à la vue d’aigle, à la splendeur éclatante, également aimé des villageois et des citadins, roi saint, célèbre dans les trois mondes, égal aux Maharshis et le plus solide appui entre les soutiens de la justice. *

Le tableau monarchique suivant que nous donne le Mahabharatû a je ne sais quel charme de rêverie qui fait penser aux paysages baignés dans le clair de lune.

« Le plus noble rejeton de l’antique et noble race de Pourou, le héros Douchmauta, régnait dans les temps anciens sur l’Inde tout entière. Les rivages seuls de la mer et les régions sauvages, retraite des farouches Mlétchas 2, formaient les limites de son vaste empire. Fidèles aux

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