Ramayanâ
Le Ramayana s’ouvre par un tableau qui nous donne de l’Inde théocratique la plus riante idée :
« Il est, dit-il, une vaste contrée, grasse, souriante, abondante en richesses de toute sorte, en grains commeen troupeaux... Là était une ville célèbre dans tout l’univers et fondée jadis par Manou, le chef du genre humain.
« Heureuse et belle cité, large de trois yandjanas, elleétendait sur douze yandjanas de longueur son enceinte resplendissante de constructions nouvelles. Munie de portes à des intervalles bien distribués, elle était percée de grandes rues, largement développées, entre lesquellesbrillait aux yeux la rue Royale, où des arrosements d’eau abattaient le vol de la poussière. » — Une rue de Rivoli 1 —
« De nombreux marchands fréquentaient ses bazars,, et de nombreux joyaux paraient ses boutiques. Imprenable, de grandes maisons en couvraient le sol, embelli par des bocages et des jardins publics. Des fossés profonds, impossibles à franchir, l’environnaient; ses arsenaux étaient pleins d’armes variées, et des arcades ornementées couronnaient ses portes où veillaient continuellement des archers.
« Un roi magnanime, et de qui la victoire ajoutait journellement à l’empire, gouvernait alors cette ville, comme Indra gouverne son Amaravati, cité des immortels. *
Celte heureuse cité, capitale d’une contrée heureusegouvernée par un roi magnanime et puissant , était « douée de tous les avantages que lui procurait une multitude variée d’arts et de métiers, loute remplie de chars.