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QUELQUES NOTIONS D'HYGIÈNE

Il faut toujours avoir un régime approprié à son tempérament et au climat où l'on vit.

Pour conserver sa santé, il faut d'abord respecter son corps ; quiconque manque à ce précepte, la perd infailliblement.

Choses qu'il faut éviter avec soin :

L'inaction ;

L'excès de travail, matériel ou intellectuel; L'abus du vin ou des liqueurs fortes ; L'usage des poisons (surtout du tabac) ; La privation de bains, ou l'habitude d'en prendre de trop chauds ;

L'habitude d'aller les épaules, les bras nus, ou de porter des vêtements trop légers en automne ou en hiver ;

Boire de l'eau trop froide quand on a très-chaud ;

Coucher dans un lit ou mettre des effets humides ;

La cessation brusque d'une habitude ;

Boire de mauvaise eau ou de la tisane mal faite ;

L'habitude de se nourrir exclusivement de charcuterie ;

Habiter un lieu malsain , trop petit ou mal éclairé ;

Passer subitement d'une grande chaleur à un grand froid, ou d'un grand froid à une grande chaleur ;

L'habitude de se faire saigner sans besoin ; L'abus des médicaments; L'habitude de l'absinthe (boisson abrutissante) ; La tristesse;

L'habitude de prendre trop de café; Manger des mets gâtés ou de la viande faisandée (n'importe laquelle) ;

L'obstination à ne pas vouloir employer des remèdes inoffensifs devenus nécessaires ;

L'habitude de boire de l'eau-de-vie ou du vin le matin à jeun ;

Soulever ou porter des fardeaux trop pesants ;

Boire du vinaigre, prendre des drogues, ou faire diète, pour maigrir ;

La falsification, ou plutôt l'empoisonnement des denrées alimentaires (chose passée à l'état d'incurabilité attendu l'insignifiance des peines infligées aux empoisonneurs) ;

L'emploi de drogues de charlatans ;

La négligence dans les soins de propreté, sur soi ou dans sa demeure ;

La conservation d'animaux dans les maisons ;

L'abus que l'on fait de ses forces dans les exercices de corps ;

L'ennui (c'est souvent la maladie des sots, ou des gens qui ne savent pas s'occuper) ;

L'habitude de porter des chaussures légères , à semelles très-minces, en hiver ou par les temps de pluie ;

La fréquence de la colère ;

L'inconduite ;

Une fatigue désordonnée qu'on se donne dans les bals ou ailleurs ;

L'usage des chaufferettes (excepté à l'eau chaude); l'absorption d'un air vicié par la vapeur du charbon, de la braise, par des odeurs infectes, la poussière, soit dehors, soit dans les maisons, les salles de spectacle, les bals, les manufactures, les estaminets, etc. ;

L'usage funeste d'effets qui compriment le cou , les pieds, etc. 1 ;

L'inobservation des conseils des médecins 2 ;

» Rappelons que les chaussures à hauts talous sont incommodes, très-nuisibles aux pieds et même souvent à la santé. On perd cent pour cent de sa valeur pour la marche quand on fait usage de ce détestable système qui, comme la chaussure trop juste, fait la fortune des pédicures et des charlatans. Dans la belle saison le soulier à talon peu élevé est ce qu'il y a de meilleur poulies personnes qui marchent beaucoup, attendu qu'il n'échauffe pas le pied comme la botte. N'oublions pas non plus que tous les efforts lâches sont plus frais en été et plus chauds en hiver.

2 L'ignorance chez beaucoup de gens, l'irréflexion chez d'autres, font dire, parfois, que « les médecins n'entendent rien aux maladies. ■» C'est à peu près comme si l'on disait que les militaires n'entendent rien à la guerre. Dans l'état actuel de la société, quarante personnes sur cent doivent un état supportable, leur santé ou la vie aux conseils de la médecine ou aux médecins. Souvent on ne suit pas leurs prescriptions , le mal empire et on le met sur leur compte. L'étude de l'hygiène, si facile et la plus nécessaire à notre santé, est précisément celle que nous négligeons le plus : on ne trouve pas une personne sur mille qui l'étudié; de là viennent presque toutes les maladies qui nous assiègent.

GYMNASTIÛUE.

Les jeunes gens des deux sexes qui font de la gymnastique, art indispensable pour entretenir une bonne santé, développer les forces, donner de l'agilité et de la grâce , art dans lequel on ne doit jamais employer que l'instruction et l'adresse, jamais beaucoup de force, ces jeunes gens, dis-je, ne doivent se serrer que très-modérément pendant le temps des exercices, et ne se desserrer à la fin qu'après quelques minutes de repos. C'est surtout pendant ces exercices, qui doivent toujours être bien modérés , qu'il est dangereux de se comprimer le corps. Il faut donc que les parents se défient du charlatanisme qui tue ou estropie les enfants ; je veux dire par là qu'il y a dans cet art, comme dans les autres, de bons et de mauvais professeurs. 11 devrait y avoir dans toutes les familles qui ne peuvent envoyer leurs enfants au gymnase, un petit manuel (avec planches) et qut 'lques instruments de gymnastique pour exercer ces enfants, conformément aux règles de l'art, pendant une heui*"6 par jour.

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