VII. Elle est opposée à la charité
Demandez au grand apôtre quels sont les caractères de la première, de la plus sublime vertu du christianisme. 11 vous répondra : La charité bénigne et douce , en haïssant le péché, chérit toujours le pécheur. La charité constamment bienfaisante n'agit jamais méchamment :
mais au contraire, ce qu'elle a de biens elle le verse sur le prochain. La charité ne pense point le mal : elle aime à voir le bien; elle détourne ses yeux, du vice pour ne pas l'apercevoir. La charité ne prend pas un plaisir malin à découvrir les iniquités : bien éloignée d'en rire, elle en gémit : loin de railler le pécheur, elle le plaint (*) Et le prince des apôlres ajoute que,
(î) Chantas benijjna est non ngit perpe: ara non co-
SUR LA DAiTR ACTION. OO9
au lieu de dévoiler les péchés , la charilé lès dérobe autant qu'elle peut à tous les regards , en les couvrant de son manteau (1).