‹ Considérations sur divers points de la morale chrétienneChapitre 178 sur 281 · III. Péchés véniels consentis · texte numérisé non relu

III. Péchés véniels consentis

Ce n'est pas de ces transgressions presque involontaires qu'il peut être ici question. Les âmes vertueuses , qui ne se laissent entraîner qu'à celles-là , les déplorent suffisamment. Quand nous parlons de péchés véniels , nous entendons ceux qui se commettent avec attention et intention ; qui non-seulement sont de leur nature beaucoup plus graves , mais que beaucoup de ceux qui s'en rendent coupables rendent plus funestes encore par le peu d'importance qu'ils y attachent. De là cette multitude de péchés véniels dont se trouve remplie la vie d'hommes qui ont la prétention , et même la réputation de vivre chrétiennement : péchés d'ignorance coupable , parce qu'on n'a pas voulu s'instruire : péchés d'inadver-

(i) Namqaid homo Dei comparatione jastificabitar ?... Ecce qui serviant ei non sunt stabiles, et in angelis suis reperil pravitatem. Quanto magis hi qui habitant domos hiteas ? Job. 4 ; 17, i8, 19

Stellae non sunt mundae in conspectu ejns. Quanto magis homo pntredo, et fihushominis verrais. Ibid. i5 ; 5, 6.

(•2) Septies cadet justus, et resurget. Prov. 24 ; 16.

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