‹ Considérations sur divers points de la morale chrétienneChapitre 270 sur 281 · II. Consid. sur la Mor. Chrét · texte numérisé non relu

II. Consid. sur la Mor. Chrét

encore jeune , dit le fils de SiracL , j'ai cherché et demandé la sagesse. Ainsi il a mérité que Dieu fit de lui à la fois un modèle et un maître , qu'il marchât toute sa vie dans les voies de la sagesse ; et qu'il les montrât à toutes les générations (1). C'est pour avoir étudié dès son enfance les saintes lettres, qui l'ont instruit dans la science du salut (2) , que Timothée obtient de devenir le compagnon des travaux de saint Paul , son substitut à Ephèse , son successeur dans le martyre. Ce sont souvent de jeunes gens , dignes de cet honneur par leur sainteté , que Dieu emploie aux grandes entreprises. C'est le jeune Joseph qu'il fait sauveur de TEgypte ; le jeune David qu'il rend vainqueur de Gohath ; le jeune Daniel qu'il suscite pour être le libérateur de Suzanne. JN e dites pas , pour excuser votre lâcheté et votre dérangement , que l'éminente sainteté , qui a illustré plusieurs jeunes gens , est le prodige de la foi , et non l'œuvre de l'âge ; le privilège de la grâce, et non le don de la nature. Ayez comme eux la foi : méritez comme eux la grâce : et vous deviendrez ce qu'ils ont été. Vous acquerrez les mêmes vertus, en pi-enant les mêmes moyens.

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