XLVII. Pénitence imposée par le confesseur
Les clignes fruits de pénitence , les œuvres par lesquelles nous satisfaisons à la justice divine , sont de plusieurs genres. On doit mettre au premier rang la pénitence imposée dans le tribunal par le confesseur , parce qu'elle appartient plus particulièrement que toute autre au sacrement. Il est utile, il peut même être nécessaire d'y ajouter : il est impossible de la suppléer. Elle est la condition expresse de l'absolution. Le pénitent n'a pas le droit de s'y soustraire. L'omettre , ou la commuer , de sa propre autorité , serait un péché nouveau et très-grave. Si quelque incident survenu la rendait ou impraticable ou dangereuse, c'est au juge qui l'a infligée qu'il faut s'adresser pour en obtenir le changement.