CONCLUSION
Un plan agricole et de colonisation qui réunirait comme moyens l'utilité des chemins de fer, des associations de secours à la façon de M. Drapeau, des écoles élémentaires et secondaires, où l’enseignement agricole serait de rigueur, des écoles spéciales, telles qu'à Sainte-Anne ; des fermesmodèles et des expositions à la manière de M. Casgrain ; un enseignement simple, tel que celui de feu M. Perrault, et autres que nous avons cités ; des journaux clairs et pratiques dans leurs renseignements ; une loi d’usure sage et chrétienne ; un concours puissant prêté par le gouvernement et le clergé, des chemins ouverts partout au sein des forêts ; des terres à bas prix et des secours de tout genre aux premiers colons: un tel plan, facile, n’en doutons point, ferait à jamais la forceet l'honneur du pays. Et sous le rapport matériel et moral, chose inséparable dans tout pays chrétien, un tel plan, mis en œuvre sérieusement, conserverait nos mœurs, la simplicité de nos goûts et de nos usages, l'esprit de foi et d’honnêteté ; détournerait les ravages du luxe et de la vie molle ; ranimerait les santés délabrées et les corps ruinés par les travaux des chantiers et
de leurs vices ; fermerait la plaie de l’émigration, chez nos
voisins, si funeste à la foi de nos pères; donnerait au pauvre son pain de tous les jours et couperait toute issue au paupérisme et aux insurrections suscitées par la faim ou par l'oisiveté.
| 50 \e dans le pays; l'esprit pour le diriger, l'argent public et rivé pour l’alimenter, des hommes forts et courageux pour l'onéiets un climat sain, des terres fécondes et plus qu'il n’en faut pour l'exercer ; enfin, et par dessous tout, Dieu pour lefuire produire et prospérer. Deus autem incrementum dedit.
Cette croisade exécutée, qu'on dise ensuite qu'il n’y avait pas d'heureux à faire sur la terre du Canada avec tout le bonheur qu'on y a laissé perdre.
ublic et Yeux pour lus qu'il ut, Dieu nm incre-
qu'il n’y du avec