Considérations sur l'alimentation de l'enfant après la naissance
Au moment où cesse la vie intra-utérine, l’enfant ne reçoit plus par le cordon ombilical les éléments qui doivent servir à sa nutrition et à son développement ; les organes de la digestion, jusque - là inactifs, commencent à fonctionner, mais leur puissance assimilatrice est encore si faible , qu’ils ont besoin d’une alimentation appropriée à leur délicatesse. La santé, l’avenir dépendent entièrement de la nutrition qui, chez le nouveau-né, domine toutes les autres fonctions. Si la nourriture,qu’on lui donne est convenable pour ses besoins et pour la faiblesse des organes destinés à l’élaborer, la digestion se fait bien et l’acoioissement du corps s’accomplit d’une manière régulière ; au contraire, la maladie et souvent la mort sont la conséquence d’une alimentation vicieuse ou mal dirigée.
La nature , dans son admirable prévoyance, a tout préparé pour que le nouvel être reçoive, de celle qui l’a porté dans son sein , la nourriture qui lui convient le mieux. La sécrétion lactée s’établit peu à peu, et, à
l’époque de la uaissance, elle fournit un produit qui est pour le jeune enfant l’aliment le plus complet et le plus facilement assimilable : je veux parler du lait. Ce dernier constitue une nourriture presque digérée et semble n’avoir besoin que de traverser les voies de*l’absorption pour être transformé en chyle Sa composition chimique a, comme nous allons le voir, une très-grande ressemblance avec celle du sang.