CONCLUSIONS
En Algérie, en Tunisie et au Maroc, la plus grand,e partie de la population indigène qui constitue la classe des « meskines », c’est-à-dire les pauvres, est encore trop souvent sous-alimentée, surtout dans les territoires du Sud ; cette sous-alimentation porte principalement sur les protides.
Les ressources naturelles de ces contrées en font des pays riches. Presque tous les végétaux comestibles y poussent, excepté dans l’extrême-sud où, néanmoins, bien des oasis sont de véritables jardins. D’autre part, la relative proximité de la métropole permet d’importer un certain nombre de denrées alimentaires.
Malheureusement, l’Arabe ne sait pas faire valoir cultures ni bétail. Il ne sait pas non plus se protéger contre les infections. Il ne purifie pas ses eaux de boisson et abuse de certaines plantes dangereuses.
Une nutrition insuffisante entraîne dans ces régions des maladies de carence et en même temps qu’elle favorise les infections épidémiques et les grands fléaux sociaux.
Grâce aux progrès accomplis, il n’y a plus de grande famine, mais les réformes sont encore incomplètes.
Il importe d’apprendre à l’indigène à se servir des
moyens nouveaux de culture mis à sa disposition : instruments aratoires, usage des greffes, etc...
Il faut, par ailleurs, développer les routes, les chemins de fer et les travaux d'irrigation.
Les médecins, dont la tâche est particulièrement lourde, ne sont pas assez nombreux.
Il est désirable que des hygiénistes spécialisés effectuent des enquêtes alimentaires dans les différents milieux.
Une collaboration entre médecins, vétérinaires, ingénieurs et instituteurs est de nature à faciliter l’éducation de l’indigène, non seulement par la parole, mais aussi par l’exemple.
L’'Européen doit mettre en pratique l’hygiène qu’il enseigne et se préserver notamment de l’älcoolisme.
vu, Le Président de thèse, Le Doyen, - P. JoaNNon. A. BAUDOUN.
Le Recteur, Gilbert GIDEL.
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