Monod. Bull. Soc. anat., 1852, p
h. Noël. Bull. Soc. anat. Paris, 1892, p. 640. 5. Martineau. Bull. Soc. anat., 1864, p. 205.
4% Maladies du rein mobile.
Le rein mobile n’est pas une affection négligeable ; souventsilencieux il reste méconnu et le hasard seul permet d’en faire le diagnostic. Mais il n’en est pas toujours ainsi et il peut revêtir une allure grave.
Trois symptômes le caractérisent : douleurs, troubles névropathiques, troubles dyspeptiques, associés souvent, parfois avec prédominance de l’un d’eux, ce qui a fait donner trois formes à l'affection. Mais nous n'irons pas plus avant dans la symptomatologie, nous voulons nous borner ici à relater les affections surajoutées au rein mobile.
La congestion s’observe fréquemment,elle estintermittente, de plus ou moins longue durée. Elle est provoquée par des troubles de circulation rénale, par la mise en tension de l’organe, par coudure de l’uretère. Elle se traduit par des douleurs continues intenses où paroxystiques et les crises peuvent être extrêmement violentes. Chez un grand nombre de sujets, les crises douloureuses sont portées au maximum et constituent l’étranglement rénal, syndrome caractérisé par des phénomènes douloureux locaux et des phénomènes réflexes. Les malades sont pris de vomissements intenses, incessants ; ils sont couverts de sueurs, le pouls est filiforme ; il peut y avoir
Or
lipothymie, syncope, oligurie, anurie. Ces phénomènes sont graves : Cordier (1) et divers auteurs -parleraient de mort. L’étranglement se distingue de l’hydronéphrose intermittente par l'absence de tumeur et l’inconstance de la polyurie qui suit la crise.
Cette congestion du rein peut amener de l'albuminurie, Schilling en cite 14 cas. Tidey en rapporte une observation, enfin Bosc-Newmann (1) cite des faits dans lesquels l’albumine a disparu à la suite de la fixation du rein.
On observe de la périnéphrite : il n’est pas rare de trouver des adhérences anormales ; Guyon les
avait signalées, Albarran et d’autres auteurs les ont constatées souvent. Ces adhérences seraient surtout fréquentes en avant, entre le rein et la doublure péritonéale. C’est à elles qu’on doit attribuer la fixation secondaire.
Les hématuries s'observent rarement, mais elles existent et sont bien dues aurein mobile; car comme l'ont déclaré Guyon, Newmann, Israël (2), Albarran, Pasteau (3), elles peuvent guérir par la néphropexie. Elles surviendraient à la suite de la congestion déterminée, soit par des désordres anatomiques : du côté des vaisseaux allongement, diminulion de calibre, torsion du pédicule, soit par la rétention elle-même.
1. Cordier. Americane Journal of obstetric., 1896, p. 533. 1. Newmann. British med. Journ., 9 octobre 1898.
2. Israël. Langenbecks archiv. für clin. chirurg., 1894. 3. Pasteau. IVe Sess. Assoc. franc. urol., de Paris, 1899.
Proc. verb., 1900, p. 152-157.
= (or
La péritonite localisée peut être causée par le rein mobile. Rayer (1) rapporte le cas d'une femme de 51 ans, qui avait un rein droit mobile porté en avant et en bas, de la péritonite et de l’entérocolite. Une malade de Rendu avait aussi un rein flottant ayant déterminé des troubles dyspeptiques et des phénomènes de péritonite circonscrite.
L'hydronéphrose est très fréquente dans le rein mobile. Landau (2) le premier.en 1885, l’attribuait à une coudure uretérale déterminée par la fixité de l'extrémité supérieure de l’uretère qui ne suivait pas le rein dans son déplacement. Après lui, Terrier (3) en 1891, Israël (4) en 1894, puis Monod, Clément Lucas, Tuflier (5), Rochet, Legueu, Albarran, confirmèrent cette théorie.
L'existence des coudures uretérales a été, nous l'avons vu, démontrée expérimentalement sur le chien par Navarro et Tuffier (6), par le cathétérisme (Albarran) (5), enfin les autopsies les confirment nettement. Legueu (8) nous a montré comment ces coudures, tant qu'elles n'étaient pas fixées, n'étaient pas oblitérantes, comment au contraire elles met-