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vaisseau présente une partie libre et flottante entre le rein etla capsule adipeuse, de façon à lui permettre des déplacements dans tous les sens.
En raison de sa descente et de son renversement en, dehors, le rein a perdu contact avec la douzième côte. La capsule surrénale fixée court à la veine-cave par la grande veine surrénale n’a pas suivi l'organe dans sa chute. Elle est demeurée en position au même niveau que celle du côté opposé. Le duodénum semble aussi avoir laissé évoluer le rein sans se déplacer. Il est normal ou à peu près. La portion descendante recouvre une faible portion du pôle inférieur du rein devenu interne et s’écend en hauteur du bord inférieur de la première vertèbre lombaire au bord supérieur de la cinquième.
Au contraire l'angle colique à accompagné le rein dans sa chute. Le côlon transverse adhère à la face antérieure du rein, suivant une surface transversale et sépare deux zones inégales. La plus grande est au-dessus du côlon. Elle est recouverte par la face inférieure du lobe droit du foie qui se moule à son contact et à celui du côlon transverse. L’autre, très petite, au-dessous du côlon, atteint la fosse iliaque. La région de la fosse iliaque comprise entre le côlon transverse, le côlon ascendant et la fin de l'iléon, est occupée par une masse graisseuse considérable, formant saillie, arrondie sous le péritoine qui a été prise à première vue pour le pôle inférieur du rein et dont la convexité touche l’iléon.
Le péritoine passe, bien entendu, sur tous ces organes Comme dans la normale. Il est doublé au devant du rein d’une couche adipeuse, peu épaisse, qui adhérait faiblement au rein. En arrière de celuici, il y avait au contraire une nappe graisseuse,
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épaisse surtout en bas, mais il existait entre le rein et son lit un état séreux sans aucune adhérence. L’artériole dont j'ai parlé établissait seule une connexion entre le rein et la couche graisseuse sousjacente.
LP} abaissement du rein et son renversement en dehors sont limités par les vaisseaux du hile. L’artère rénale droite naît un peu au-dessus de la rénale gauche, au niveau de l’union de la première et de la deuxième vertèbres lombaires. Elle se dirige obliquement en bas et en dehors vers le hile du rein, passe comme d’habitude sur la veine cave, longe le bord inférieur de la capsule surrénale et lui donne un rameau, atteint enfin le rein entre la deuxième et la troisième lombaire à 8 à 9 centimètres de la ligne médiane. Cette artère est volumineuse (de 1 centimètre à l’origine). La longueur, de l'origine au hile, ‘est de 11 à 12 centimètres. Elle PUR enre donc un allongement notable par rapport à la normale en même temps qu’elle se rapproche beaucoup plus de la vêrticale.
La veine rénale droite, large de 1 em. 5 (affaissée), longue de 4 cm. 5 du hile du rein à sa terminaison, se dirige presque transversalement. Elle finit au niveau de la partie inférieure de la deuxième vertèbre lombaire. Le milieu de son embouchüre se trouve à deux centimètres au-dessous de celui de la rénale gauche. Si l’on fait tourner le rein autour du point où elle sort du hile, et si on remonte un peu, le pôle supérieur vient se mettre en contact avec la capsule surrénale droite, la glande affecte des rapports sensiblement normaux avec le squelette. C’est doncsurtout à l'allongement de l'artère rénale, congénital ou acquis, que le rein doit d'occuper une position ecto-
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pique, c’est-à-dire d’être abaissé et incliné en dehors.
D'ailleurs, que l’allongement soit primitif ou secondaire, tel qu’il est, il permet la mobilité, cause des accidents probables d’hydronéphrose intermittente. On peut notamment amener le rein dans une position plus horizontale ; de fait, sur le vivant, il avait paru plus horizontal qu'il ne l'était au moment où il a été fixé dans sa position actuelle.
L’uretère est postérieur par rapport aux éléments du hile. Né loin de la colonne, il s’en rapproche par une courbe régulière qui le conduit au niveau de l’apophyse transverse de la deuxième lombaire. Dans sa portion incurvée il est légèrement mobile avec le rein; à partir de la deuxième lombaire, il descend verticalement le long des costoïdes lombaires jusqu’à la bifurcation iliaque et reste fixe dans sa position quand on mobilise le rein. |
L'uretère est assez long, grâce à la courbe de grand rayon qu'il décrit dans sa partie supérieure et suffisamment mobile pour laisser ramener le rein en position normale. Il ne présente pas de coudure, son calibre est uniforme, sa longueur totale inférieure de 2 centimètres à celle de l’uretère gauche.
Le rein gauche à peu près en place est atrophié. Son pôle supérieur atteint la douzième côte, son pôle inférieur l’apophyse transverse de la deuxième lombaire. Il a 7 centimètres de longueur, 3 centimètres de largeur et 2 cm. 5 d'épaisseur. Les rapports sont normaux avec les vaisseaux et la capsule surrénale. L’artère gauche possèdé à peu près 3 à 4 centimètres de trajet rectiligne de son origine au hile du rein et naît un peu au-dessous de la droite.
La veine gauche, à peu près transversale comme l'artère, a une longueur de 4 cm. 5 environ du hile
à la veine cave. Elle s’y termine plus haut que la veine droite (2 cm. environ). Son diamètre atteint 1 centimètre seulement dans l’état d'affaissement. Les rapports de ces vaisseaux sont normaux.
Ce rein était fonctionnellement bien inférieur au rein droit, si l’on envisage le calibre de ses vaisseaux et ses dimensions. Les deux reins portent des kystes séreux visibles à la surface.
Rien d’anormal n’est à noter dans la disposition
de l’aorte, de la veine cave et des organes génitaux.