INTRODUCTION
C'est pendant les mois de septembre et octobre 1891, passés en Algérie, et en voyant M. le D' Mondot, chirurgien-chef de l'hôpital elvil d'Oran, expérimenter le traitement de l’ophtalmie granuleuse par le brossage, que l’idée nous vint d'étudier cette question.
Nous voulions tout d’abord ne nous occuper que de ce seul traitement; mais, dans la suite, à Oran comme à Bordeaux, dans le service de notre maitre, M. le professeur Badal, nous püûmes nous convaincre que ce traitement, qui comptait des succès incontestables, n'était, cependant, ni radical, ni infaillible, et de même que tous les autres traitements de la conjonctivite granuleuse, non applicable dans tous les cas.
Dans notre thèse, après être passé rapidement sur l’étiologie et l’anatomie pathologique des granulations, nous passons en revue les différents traitements de cette affection. Nous ferons notre possible dans cette étude pour bien déterminer les cas où tel ou tel de ces traitements est applicable, partant comme d’un principe de cette parole du professeur Panas : « de même qu’il n’y a pas une conJonc- » tivite granuleuse mais des conjonctivites granuleuses, il n°y aura » pas un traitement, mais des traitements des granulations ».
Avant d'aborder notre sujet, nous tenons à remercier M. le D' Mondot, chirurgien-chef de l'hôpital civil d'Oran, l’inspirateur de notre
travail, pour les bons conseils dont il nous à entouré.
Nous tenons à faire part de tout notre dévouement à M. le D' Latrille, ex-chef de clinique ophtalmologique à Bordeaux qui, pendant notre séjour dans cette ville, fut pour nous non seulement un guide bienveillant, mais un ami.
Que M. le Professeur Badal veuille bien accepter tous nos remerciements pour nous avoir facilité dans nos recherches, et pour
l'honneur qu'il nous fait en acceptant la présidence de notre thèse.