‹ Considérations sur l'emploi d'un nouveau traitement de la poliomyélite par le chlorate de potasseChapitre 12 sur 16 · ARTE · texte numérisé non relu

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brale persiste toujours, empêchant toute tentative pour asseoir la malade.

On fait alors une série de 6 ampoules de Bévitine, Gn installe une autre série de strapolysat et on fait quelques séances de diathermie, qui est mal supportée, car après chaque séance l’enfant vomit. Le salicylate est toujours poursuivi à la même dose de 1 gramme intraveineux.

Après un mois et demi de traitement hospitalier, le résultat thérapeutique n’était pas très satisfaisant, et si la malade remuaïit légèrement mieux ses bras, elle n’en gardait pas moins la paralysie de ses jambes et son Kernig. La mobilisation de ses jambes était toujours douloureuse, et elle conservait ses troubles trophiques des membres inférieurs.

C’est alors, devant l’insuccès de la thérapeutique instituée, que nous avons administré le chlorate de potasse à la dose de 1 gr. 50 par jour par prises fractionnées.

Aussi, depuis le 30 mai, la jeune malade en a pris tous les jours à la dose de 1 gr. 50. Au bout de quelques jours, on pouvait constater que la douleur s’atténuait beaucoup lorsque l’on mobilisait les membres de la petite malade. En même temps, on assistait à la disparition de la raideur de la colonne vertébrale. Si bien qu’au bout d’une petite semaine, l’enfant pouvait s'asseoir dans son lit, ce qui lui était impossible auparavant, mème au prix de vives douleurs. Du côté de ses membres supérieurs, même amélioration. Les mouvements actifs ne sont plus douloureux et la ma-

RD : ré

lade manie ses mains avec une agilité beaucoup plus grande. Elle arrive à lever correctement ses bras et peut faire les marionnettes. Elle saisit sa poupée d’une seule main. Lorsqu'on lui demande de serrer la main, elle le fait maintenant avec une certaine force, alors qu’uparavant elle tendait simplement la main.

Le chlorate de potasse est admirablement supporté et l’on continue le traitement. Au bout de 15 jours de iraitement, l’amélioration est encore plus nette et se fait sentir surtout au niveau des jambes. L’enfant est en effet capable désormais de pouvoir fléchir légèrement les jambes. Elle commence par soulever légèrement les genoux au-dessus du plan du lit. Puis, vers le 10 juin, elle soulève complètement les deux talons au-dessus du lit. En même temps, on arrive désormais à lui fléchir complètement la jambe sur la cuisse sans douleur des deux côtés. Elle reste désormais assise toute la journée dans son lit et peut manger toute seule. L’infirmière lui fait quelques massages sur les masses musculaires des cuisses et des jambes, et pendant plusieurs minutes chaque jour lui fait faire quelques mouvements, Les premières fois, la jambe oscille de dedans en dehors, et l’on a beaucoup de mal pour lui faire fléchir en la tenant immobile. Elle y arrive cependant et vers le 17 juin, l'enfant plie correctement les deux jambes. À ce moment, on arrive même à lui faire fléchir les orteils et, malgré la résistance que l’on imprime avec la main, elle étend

et fléchit le pied assez bien.

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