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très bien, elle monte pour aller à sa chambre 12 marches et les descend très bien. (Elle le faisait 15 jours après son retour de l’hôpital d'Angers). Les jambes ne sont pas grosses, mais elle est d’une petite nature et ses jambes ne sont pas en disproportion vis-à-vis du corps.
En somme, résultat fonctionnel actuellement parfait, résultat anatomopathologique à vérifier dans la suite. Noter surtout dans ce cas la disparition complète de la raideur de la nuque sitôt la mise en œuvre du traitement. -
Enfant J.., 6 ans.
Ayant présenté pendant une semaine, du 4 au 11 juin 1939, des signes d’embarras gastrique avec céphalée, vomissements au début, gorge infectée légèrement, langue sale, constipation légère, douleurs vagues dans les membres et les reins pendant quarante-huit heures. Température : 38°4 pendant deux ou trois jours, puis 38°, puis 37°8.
Au moment où la température s'éteint, on voit s'installer une raideur assez considérable de la nuque, de violents maux de tête. On ne peut plus asseoir le malade dans son lit. Nous le voyons alors avec le Dr B=. médecin traitant,
L'examen révèle des signes de réaction méningée nets : Kernig Brudzinki, raideur de la nuque.
Les réflexes patellaires gauches sont abolis, diminution à droite. À gauche, il existe un Babinski manifeste, à droite réflexe normal, en flexion.
Les sphincters fonctionnement normalement, la sensibilité est partout conservée.
Les réflexes pupillaires normaux et il n’y a pas de photophobie ni de paralÿsies oculaires.
L'enfant ne peut soulever le talon gauche du plan du lit. I fléchit incomplètement la jambe sur la cuisse, en traînant le talon sur le lit, en faisant un mouvement supplémentaire de la hanche et'en faisant osciller de droite et de gauche sa jambe dans une sorte de reptation pour arriver à la fléchir à 120° environ. Il ne peut tenir sa jambe en extension, elle retombe sur le plan du lit. Il ne peut la tenir en crochet quand on essaie de la mettre en extension.
Il existe, quand on veut faire asseoir le malade, un certain mouvement d’oscillation du tronc sur la gauche, avec impossibilité d’atteindre la position assise. Le malade roule en peloton, mais ne peut se tenir.
Debout, il se tient « guindé », mais, dès qu’on le lâche, s’effondre sur le côté gauche. Il ne peut que très difficilement soulever la jambe qu’il traîne, si on tente de lui faire exécuter quelques pas.
Une ponction lombaire est immédiatement pratiquée pour parfaire le diagnostic qui, étant donné lPétat très chétif du sujet, un passé bronchique important, une rougeole quelques semaines auparavant, pouvait être orienté ‘vers une méningite d'autre nature,
Résultat : 120 éléments leucocytaires 80 % de lymphocites, 29 % polym.
sucre : 0 gr. 60. | albumine : 0 gr. 70 Pas de B. K.
Dès le résultat connu, une médication chloratée est instituée : le 12 juin, l'enfant, pesant à peine 20 kilos, prend toutes les deux heures, jour et nuit, 0 gr. 35 de chlorate de potasse en solution, pendant huit jours de suite. Aucune autre médication.
Résultat : Au quatrième jour, les signes méningés ont disparu. L'enfant s’assied dans son lit et demande à se lever. Au bout de huit jours, je le revois avec mon confrère, l'enfant ne présente plus de trace de Kernis, de Brudzinski, de raideurs d’aucune sorte. Etant allongé, il donne des coups de pied avec son pied gauche qu’il soulève fort bien, bien que les réflexes ne soient pas revenus. On le fait lever. Il se tient debout et marche seul, sans soutien d’aucune sorte.
Il fléchit encore sur la jambe gauche. Il « steppe »
légèrement de ce côté, mais arrive déjà à courir un peu dans la chambre.
- On le lève tous les jours à partir du 30 juin, date à laquelle nous le revoyons. Résultat fonctionnel parfait, mais réflexe patellaire gauche encore absent, mais également disparition du signe de Babinski.
Aucune atrophie musculaire du membre inférieur gauche ni des muscles pelvétrochantériens.
Cats
On permet une vie normale. Il monte à bicyclette, joue toute la journée.
Revu au début d'août. Aspect normal du membre inférieur gauche, mais très léger steppage du pied.
Revu à nouveau le 11 octobre dernier. Marche absolument normale et atrophie nulle.
Reflexe patellaire faible, mais nettement appréciable.
En conclusion : médication uniquement chloratée — résultat fonctionnel parfait — pas d’atrophie — le retour du réflexe patellaire ici permet d'opérer une restitution anatomo-pathologique « ad integrum ».
Ici, grâce à la sagacité clinique du confrère traitant, la poliomyélite a été décelée dès le début et a permis d'installer la thérapeutique chloratée dès le début de la paralysie.
M:J. EE" 18'ans;
En pleine santé, se plaint plusieurs soirs de suite, fin juillet 1939, d’avoir de violents maux de tête. Brusquement, le 29 juillet, il présente 39°8 de température, vomit, se plaint de la tête et de la nuque. Le médecin traitant pense d’abord à des troubles d'intoxication digestive (le malade avait mangé quelques jours avant des coquillages). La langue est saburrale et il existe une constipation très marquée. Le malade se plaint de violentes douleurs lombaires avec irradiations dans les cuisses.
F La nuit est très mauvaise : le malade délire ct se plaint toujours de la tête, du dos et de la nuque. Le lendemain matin, les douleurs et la raideur de la nuque, du dos et des membres inférieurs sont telles que le diagnostic de méningite ne peut pas.être discuté. = Une ponction lombaire est pratiquée, elle montre: 128 éléments leucocytaires 70 %, de lymphocytes 30 % de polynucléaires sucre : 0 gr. 65 albumine : 0 gr. 90 Cette ponction corroborant les signes cliniques, le diagnostic de poliomyélite est posé, d'autant plus que dans la journée du 30, le malade a des fourmillements dans le membre supérieur droit, puis une difficulté énorme à fléchir l’avant-bras sur le bras, puis en quelques heures, le bras droit tout entier devient inerte ; en 12 heures, la paralysie est complète. Quand nous l’examinons 24 heures plus tard, nous trouvons un malade abattu, figé sur le dos, la nuque en hypertension.
Il est fébrile : 39°2 et présente une dysurie marquée.
__ Il a tous les signes méningés habituels : raideur de la nuque, signe de Kernig, Brudzinski.
Les réflexes des membres inférieurs sont intacts. Aux membres supérieurs, réflexes normaux à gauche, à droite ils sont abolis. Sensibilité normale des
deux côtés.
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Tous les mouvements des membres inférieurs sont normaux.
Au contraire, le membre supérieur droit est inerte complètement de l’épaule à la main, dont les doigts ne peuvent être ni fléchis ni étendus. Le bras ne peut être écarté du corps.
Les masses musculaires du deltoïde du bras sont molles.
Tous les réflexes tendineux et osseux de ce membre sont absents.
Le bras gauche est indemne.
Nous remarquons en plus :
Une accélération du pouls considérable avec irrégularité.
Une dyspnée assez vive avec parésie droite du diaphragme et des irrégularités dans la respiration.
De grosses craintes pour atteinte bulbaire sont à redouter.
Le malade est très agité, insomnique, délirant toute la nuit.
Aussitôt, nous conseillons le chlorate de potasse.
Etant donné la possibilité d’une extension au bulbe, l'absence d’albuminurie dans les urines «et l'intégrité antérieure des reins de ce malade, nous conseillons de doubler pendant 48 heures les doses usuelles : nous lui donnons 14 grammes de chlorate de potasse, répartis par doses fractionnées toutes les deux heures, de jour et de nuit.
Les premiers jours, cette médication fort bien tolérée, les urines étant surveillées de très près, amène