‹ Considérations sur l'emploi des troupes aux grands travaux d'utilité publiqueChapitre 8 sur 10 · IX · texte numérisé non relu

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La question pécuniaire pour les individus et la question d’économie pour l’Etal sont ici d’iute faible importance , etc

ÿfi OBsÈnvATioSs.

L’indcmnilè accordée aux soldats-lravaillcurs devant Cire subordonnée a la nature du travail, aux localités, et aux circonstances particulières dans lesquelles il a ■ lieu, on ne peut déterminer à l’avance un tarif absolu : cela explique pourquoi , malgré ma préoccupation pour les intérêts du soldat’, on ne trouve pas ici la fixation du prix de la journée de travail.

Quant aux intérêts du Trésor, ils ont assurément la plus grande importance à mes yeux ; niais ce n’est pas l’emploi des troupes aux Iravauxmanuelsqui réaliserait du véritables économies.

Chacun reconnaît que la solde des militaires de tout grade est aujourd'hui insullisanle à leurs besoins; et cependanl le budget de la guerre s’élève aunuelleinenl à 2 ÔO millions : l’élévation de ce cbiflre, coraparalivemenl à 1,’efl'eclif de nos troupes, indique assez, que l’organisation de l’Arinée rcclaine de graves luodiricalions.

line volonté active, ferme, persévérante, cl hostile aux abus, ne pourrait elle donc, à l'aide de réformes’ sages cl progressives, améliorer le sort des défenseurs du Pays, tout en fortifiant la constitution militaire, et en allégeant les charges de i’iitat?

Voilà un problème digne d’être raédilé par les ceo- ,

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• nomistcs éclairés et consciencieux ; on ne saurait trop en recommander l’examen à tous les hommes qui apprécient, pour un grand pays, la nécessité d’allier l’ordre et l’économie, dans l’administration, à la générosité envers les individus. Plus ils approfondiront la question de l’emploi des troupes aux grands travaux d’uti-: lilé publique, plus ils seront convaincus que dans un Ktnt florissant, les classes industrieuses peuvent Journir au sen'iee de la Patrie, sans que le travail général en reçoive la moindre atteinte (l).

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Ae laissons donc pas s'éteindre ce reste du feu sacré!. Qu'on forme des camps, etc...

Si l'avantage de réunir les iroupes dans des camps, et de les organiser à l’avance d’une manière permanente en brigades et en divisions, n’était pas depuis long-temps démontré, ce qui vient de se passer à l’occasion de la réunion de divers corps sur les frontières de la Belgique suffirait pour en faire comprendre la nécessité. En effet, les généraux envoyés à la bâte, do

(i) GaniUi (^Des sj-t{rmrs<r rconomie

QBSlinVATIONS.

divers poinls du royaume, pour prendre le commondcmcnl du troupes mises momentanément sous leurs ordres, n'ont eu pour accomplir cette mission, ni le temps de choisir leurs aides-dc-camp, ni même celui d’acheter des chevaux, dont, par l’organisation actuelle, ils ne sont pas pourvus.

Qu’on n’nllèguc pas, comme obstacle à la mesure que je réclame, le supplément de solde qu’occasionnerait l’état habituel des régiments sur le pied de rassemblement. Celte augmentation de dépense ne seraitelle pas grandement compensée par l’avantage d’avoir des soldats toujours prêts aux éventualités de laguei re? Ce complément d’instruction faciliterait la réduction du cbiffi'C de l’armée. De la sorte, il n’y aurait plus de grade sons emploi, et on ne serait plus réduit à déplorer la perte anticipée de jeunes officiers-généraux qui ont été mis à la retraite quand les camps pouvaient offrir un aliment naturel à leur activité. L’exercice continu des facultés inleljectùelles et pbvsiques prolongorait,aussi la durée du service des anciens officiers, et allégerait la cbarge des pensions militaires.

C’est ainsi que Frédéric-le-Crand, faligué-de guerres, rassasié de gloire, cl arrivé à l’ùgc du repos, éprouvait néanmoins le besoin de tenir constamment ses troupes

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