‹ Considérations sur l'esprit et les moeursChapitre 45 sur 67 · DE LA COUR · texte numérisé non relu

DE LA COUR

Il est un pays dont les dehors sont rians et animés, etc.

Cf. La Bruyère, Caractères- : « Il y a un pays où les joies sont visibles, mais fausses, et les chagrins cachés mais réels... La vie de cour est un jeu sérieux, mélancoHque, qui applique : il faut arranger ses pièces et ses batteries, avoir un dessein, le suivre, parer celui de son adversaire, hasarder quelquefois et jouer de son caprice ; et après toutes ces rêveries et toutes ces mesures, on est échec, quelquefois mat. Souvent avec des pions qu'on ménage bien on va à dame, et l'on gagne la partie : le plus habile l'emporte, ou le plus heureux.

a Qui considérera que le visage du prince fait toute la félicité du courtisan, qu'il s'occupe et se remplit

toute sa vie de le voir et d'en être vu, comprendra un peu comment voir Dieu peut faire toute la gloire et tout le bonheur des saints. »

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