‹ Considérations sur l'état présent du Canada [microforme]Chapitre 2 sur 6 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

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0) Le Canada jusqu’à présent a été, pour ainsy dire, ignoré, bandonné exclusivement à un petit nombre de gens que la grande distance où ils sont du pouvoir souverain rend despotiques, qui n’ont 4 Bherché qu’à exprimer d’une terre nouvelle des fortutiés rapides dont As devoient jouir en Europe, et qui avoient intérest à ce que les Muages qui les couvraient ne fussent jamais dissippés. Ce pays se

Mrouve épuisé presque avant d’être connu ; son gouvernement est

auvais, ou pour mieux dire, il n’y en a point ; on y vit au jour ‘a journée ; aucune loi qui concerne la population, l’agriculture, ui fasse dépendre le commerce de ses vrais principes, qui attache s citoyens à une patrie naissante, quirende cette Colonie utile à M métropole, qui empêche même de lui être à charge ; en un hot, c’est le pays des abus, de l’ignorance, des préjugés, de tout Me qui est monstre en politique ; c’est le plus beau champ pour les Moins, les lumières, le zèle d’un législateur habile ; il y faudrait hin code entier de lois de toutes espèces. Mais les lois publiées, tablies, mises en vigueur, demandent un temps tranquille et ’ombre de la paix. 1 faut, dans la violence de la guerre, tolérer A

LT O1 eosems bin alirts ete ÉD À Ang mn PRIT a ST RCI a

Octobre, 1758.

Ce mémoire m'a été remis par M. de Beauvart,

Avant-propos.

m5 de

Articles

dif-

férens, traités

dans ce moire,

Population.

mé-

des maux qu’on ne peut empêcher ; prendre des mesures promptes, | ‘être et par conséquent contraires quelques fois aux règles ; tirer partil a des abus mêmes, et des vices des hommes. | QUE

Aussi ne veut-on dans ce mémoire qu’exposer l’état actuel de la 1 itelli Colonie par rapport au nombre d’hommes, aux productions de lu pr terre, aux principales branches de son commerce, à sa dépendance de la France, aux dépenses que le Roy y fait, aux revenus qu’il en tire, à la construction des vaisseaux qui y est établie, à la monnoye qui y a cours, etc. C’est un tableau des abus, et non unk corps de réglemens. Si cependant l’on y propose quelques idées” de réforme, ce sont des idées qui ont paru nécessaires et de facile à exécution, même dans un temps de crise.

Le Canada n’est pas à beaucoup près aussy peuplé qu’il devroit être. Je ne pense pas que dans tout ce vaste pays possédé par la France, dans l’Amérique Septentrionale, il y ait plus de 80,000 âmes, et, dans ce nombre, 15,000 en état de porter les armes; encore ces mêmes hommes qu’il faut envoyer à la guerre ont-iis à supporter tous les travaux de la campagne ; les bateaux à conduire dans tous les voyages ; la traite à faire dans tous les postes, et ce dernier article occupe au moins 4000 homes chaque année. D'’eilleurs, depuis dix ans que la guerre dure icy, la jeunesse y esi añoiblie par la fatigue des marches et des navigations continuelles. L’ardeur de défendre son pays lui donne, à la vérité, un zèle qui double ses forces ; mais enfin ces forces s’épuisent ; ces hommes sans cesse dans les eflorts et la tension, s’usent comme une arme dont on se sert toujours, et la postérité se ressent de l’épuisement de sa jeunesse.

Je sais que lorsqu'un état se trouve dépeuplé par des accidens particuliers, il y a des ressources simples et faciles ; mais je saisqui, di aussv que lorsque ces accidens particuliers qui occasionnent la dépopulation, proviennent de longue main d’un vice intérieur, efienric d’un mauvais gouvernement, le mal est incurable, à moins qu'ont Mai nc change la forme de ce gouvernement. Cet article doit être ur

“ Hfel M subs des principaux du Code à faire, en temps de paix, pour cette Colosss, lonie. La seule attention à avoir dans le moment présent, c'es lis

amine + CT

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‘être très sobre sur lPemploy des hommes ; d'éviter surtout les houvemens inutiles, et pour ainsi dire les faux frais de fatigues ; de régler les commandemens des miliciens avec égalité, justice et itelligence ; de ne point faire marcher les enfans comme je Pay u pratiquer ; enfin, de disposer, autant que les circonstances et nnemi le permettront, les expéditions de guerre pour le temps où terre n’exige psint la présence des habitans.

sures promptes, les ; tirer parti

état actuel de la 8 »ductions de la \ sa dépendance ix revenus qu’il t établie, à li bus, et non un#@ quelques idées ires et de facile 0

Quand à la dépopulation il s’y joint une mauvaise police sur la lture des terres et sur les grains, la disette doit bientôt se faire ntir ; et si le pays est alors dans un état pire que celui dans lequel trouve un vaisseau en pleine mer, qui manque de vivres, mais di du moins a la ressource d’un autre vaisseau qu’il peut rencontrer, lé qu’il devroit Où d’un bon vent qui le peut conduire à quelque terre habitée, ce s possédé par la RBYS sera réduit à la dernière extrémité.

plus de 80,000 C’est le tableau que nous a présenté cet hyver Québec, mourant rter les armes ; "4

0e faim : l’habitant qui ne vit que du travail de chaque journée, guerre ont-ils à Morcé de perdre des jours entiers pour attendre à la porte d’un boueaux à conduire à Bnger un pain qu’il n’avoit pas toujours ; les grains manquant pour es postes, et ce. Je$ semences ; le passage fermé par presque tous les élémens aux sechaque année. édurs de l'Europe : ; Pennemi instruit de cette position critique et en a jeunesse y est état d’en profiter s’il l’eût osé ou voulu ; les opérations retardées et ns continuelles. ÿgr conséquent mises au hasard d’être manquées ; la main-d'œuvre ité, un zèle qui @gmentée, et par une suite nécessaire les dépenses du Roy, c’estt; ces hommes me une arme l’épuisement de

dire, les moyens de concussion, de monvpole et de rapine, devenus WA abysme sans fond. Il est vrai que les vivres ont été donnés à Péntreprise à un munitionnaire général ; mais ce munitionnaire he fait que prêter son nom aux mêmes gens dont l'ignorance et r des acciden vidité ont occasionné le mal, et cette administration nouvelle s ; mais je sai i, dans d’antres mains, d’autres temps et d’autres lieux, eût pu ccasionnent ladfilevenir un remède, n’est qu’une forme nouvelle de piller et de e intérieur, efienrichir qu'ont prise les concussionnaires.

à moins qu’orf e doit être urf our cette Colo présent, c'e:

Mais, dira-t-on, non seule‘nent le Canada fournissoit autrefois à subsistance de ses habitans, il en sortoit encore, en 1749, des drtis considérables de farines pour Louisbourg, et pour les Isles

Culture des Terres. Police sur les grains.

Disette actuelle.

de PAmérique (a). Le lard ne valoit alors que quatre à cinq Mie pl sols la livre ; ilen coûte aujourd’hui quatorze et quinze, et ainsi Mn d: de toutes les denrées à proportion. Sans doute les amas de vivres auxquels la guerre oblige ; le dégât inévitable partout, mais icy sans bornes, dans les transports ; l'interruption de la culture des terres dont les habitans, tous soldats, ont été envoyés à l’Acadie, à la Belle-Rivière, et dans les postes menacés ; la nécessite de nourrir des milliers de sauvages qui ne connaissent ny mesure, ny ménagement ; toutes ces causes ont précipité la disette dans laquelle on se trouve aujourd’hui : mais un vice intérieur dans l’administration, qui agit sans cesse, la préparoit depuis longtemps. à

Re 1 L'on a laissé les villes se peupler proportionnellement plus que les campagnes.

2" Les gens revêtus de Pautorité, en ont abusé pour faire des Ordonnances frauduleuses sur les grains, pour dicter ensuite les prix des marchés et faire des profits immenses, au détriment du pays et à la ruine du peuple.

3” L'on a pas eu d’attention à ce qu’il ne sortit pas trop de grains pour le commerce, et à ce que la situation du pays rendît, pour ainsi dire, invtiles les défenses à cet égard. Il ne s’agissoit pas tant de faire des défenses, que des réglemens qui retiennent les hommes par ce qui les touche le plus : leur intérêt personnel. La plus grande partie des vaisseaux qui viennent à Québec, n’y trouvant pas leur charge pour le retour, les armateurs les font passer aux Isles pour y chercher du fret. Lorsque pour ce voyage ils peuvent avoir des farines, ils en prennent, malgré les défenses, à un prix qui tente lhabitant à vendre jusqu’au blé nécessaire pour la semence.

Moyens d'y Le remède au premier de ces trois inconvéniens est facile : les NS te réglemens à ce sujet se présentent d'eux-mêmes, et je proposcrois

(a) La Colonie fournit, année commune, 80,000 minots de blé,* ncou dont 60,000 minots nécessaires à la nourriture des habitans. Îles far —— ientô

* I y avait S00,000 dans le mauuscrit ; mais c’est évidemment une erreur de Eoit a chiffres.

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quatre à cinq uinze, et ainsi imas de vivres tout, mais icy la culture des és à l’Acadie, \ nécessite de ny mesure, ny e dans laquelle ’ s l’administraaps. À

e plus de mettre les différentes paroisses en villages, avec un mouin dans chaque village, au lieu de laisser les habitations éparses, Mormer une longue lisière sur les côtes.

> Le remède au second abus n’est pas du ressort de la politique ; Île ne peut que faire des vœux pour que la vérité parvienne aux Oreilles du ministre, et par lui au pied du thrône,

Pour remédier au troisième inconvénient, je crois qu’il faudroit db un Bureau et Sagezin ANOpEANESs tels qe en ne cts

ute nbés ; à “Marseille, par is Éutrois à ce sujet dans quelque détail. On sème le blé en Canada dans le mois de May ; onle coupe dans le mois d’Aoust ; on le serre daus les anges en gerbes, et on le bat à la fin de Décembre. Ce n’est Walors qu’on peut juger parfaitement de la récolte, et la navigaon étant alors interdite par les glaces, il faut attendre au mois de uin suivant pour demander en France des secours qui n’arriveront “Que deux années après celle de la mauvaise récolte. Si donc il ne ge trouve dans le pays aucun magazin public, et que l’habitant séuit par un gain excessif ait, comme nous l’avons dit, vendu jusqu au blé nécessaire pour la semence, deux mauvaises récoltes “Consécutives mettront le pays dans la disette qui l’afllige aujour-

iellement plus

our faire des er ensuite les détriment du

trop de grains rendît, pour issoit pas tant t les hommes el. La plus à, , d’hui.

n’y trouvant # passer aux Ki Par Pétablissement d’un Bureau d’Abondance, on sauroit la e ils peuvent quantité de blé de chaque récolte ; le prix des grains seroit réglé à un prix qui Buivant cette récolte, de façon que le laboureur pût subsister ; toute la semence. Loic de concussion à cet égard seroit ôtée ; le magazin une fois

t facile : les

; iberté de vendre, et vendroit bien plus cher au Commerce l’excéproposerois

Adant de cette fourniture et de ce qu’il lui faudroit pour les semences ; sûr du débit de son blé, qui seroit payé aussitôt que battu, il seroit ots de blé,* Ælencouragé à la culture des terres ; le pain seroit à bon marché, et lans. “les farines chères dans le commerce ; cette branche deviendroit “bientôt une source abondante pour l’exportation ; la Colonie paye-

une erreur de : 2 .

-roit avec ses propres denrées celles qui viennent des [sles, et

Projet pour l'établissement d’un Bureau et , Magazin d’A- > bondance.

Commerce du Canada.

peut-être une partie des marchandises qu’elle tire de France ; la main-d’œuv'e diminueroit, et avec elle les dépenses que le Roy est obligé de faire. Tels paroissent être en gros les avantages d’un Bureau et d’un Magazin d’Abondance, entre les mains du Roy. Si le ministre le juge à propos, on donnera tous les détails relatifs à cet établissement : il suffit de lavoir indiqué ici.

La Population et PAgriculture sont, sans doute, les deux premiers objets qui doivent occuper. Le Commerce ne vient qu’après ; il en est une suite ; il en dépend, ilen tire ses principes, son origine, son accroissement, ses progrès.

Le Commerce est en Canada divisé en deux branches principales : articles de nécessité première ; articles de luxe, et, pour ainsi dire, de nécessité seconde.

A l'égard du premier objet, le Canada pourroit à la rigueur se passer de toutes les marchandises et denrées de nécessité première qu'on y apporte annuellement d'Europe et des Isles de P Amérique. Il y a des mines de fer et de plomb ; une forge est maintenant établie aux environs des Trois-Rivières ; on recueille dans toutes les parties de ce continent des grains de toute espèce : des légumes, du chanvre ; on y élève des bœufs, des moutons, des cochons et des volailles. Le fleuve Saint-Laurent, les lacs, toutes les petites rivières abondent en poissons ; on n’y a point encore découvert des mines de charbon de terre ; il y en a toutefois à Louisbourg, dont on ne se sert en Canada que pour les Forges du Roy. Je ne say pas pourquoy l’on y en a négligé Pusage ; le pays à la vérité est tout entier une forêt : mais il n’y a sur cet article aucune police, et la corde de bois est aujourd’hui, à Québec et à Montréal, proportionnellement plus chère qu’à Paris : bientôt même on sera embarrassé pour en fournir ces deux villes. Quelques réglemens simples préviendroient cette disette, et certainement on treuveroit dans le sein du pays, et à portée des villes, des mines de charbon de terre, Cependant, quoique la nature ait pourvu le Canada de tout ce qu’exigent la subsistance et Pentretien des habitans, on y apporte

non seulement des marchandises de toute espèce manufacturées en

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étails relatifs

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maintenant dans toutes les légumes, cochons et s les petites couvert des boure, dont > ne say pas ité est tout olice, et la al, proporsera embarens simples roit dans le n de terre, de tout ce y apporte cturées en

Les CONSIDERATIONS SUR L'ÉTAT DU CANADA 7

Œurope, mais encore des articles que le pays produit: le Fer, le lomb, les Farines et le Lard, sont aujourd’hui des objets pour les gaisons.

aumons, Anguilles, en Planches, Chevrons et autres bois, pour Ænviron deux millions et demi : exportation qui, comme on le voit, est insuflisante pour le retour de limportation, mais à laquelle Suppléent les dépenses que le Roÿ fait dans la Colonie, Lorsque ces dépenses ne sont pas assez considérables pour la balance du “commerce, il reste proportionnellement une quantité de marchan-

dises invendues dans les magazins des négocians, où une somme “de crédits faits pour les vendre.

Pendant la guerre, il se consomme moins de certains articles de importation, à cause de l’augmentation du prix ; augmentation

qui n’est pas toujours déterminée par la cherté du fret et de la

prime d'assurance, mais par la quantité de chaque article qui arrive “dans la Colonie, et, surtout, par le tarif que veut y mettre la grande société. C’est ainsi qu’on nomme une société qui absorbe tout le Commerce du Canada. En même tems que le prix des articles de importation augmente, celui des pelleteries et des autres objets de Wlexportation diminue, et par conséquent il n’y a plus de poids dans un des côtés de la balance.

Les dépenses extraordinaires que le "Roy fait alors, et dont une partie est indispensable, viennent encore au secours de ce défaut de lexportation ; d’où il suit qu’en paix, comme en guerre, les dépenses que le Roy fait en Canada sont nécessaires au commerce de ce pays, de la façon dont il est aujour- }d’hui gouverné,

Cette dépendance si onéreuse au Roy, c’est-à-dire à la Nation,

si génante pour le commerce dont elle étoufle la liberté, qui en est Sie

l'une, est-elle donc une nécess:?6 absolue :

Tarif de l’importation et de Pexportation.

Dépenses que le Roy fait dans la Colonie, nécessaires pour la balance du commerce dans son état actuel.

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Branches actuelles du Commerce du Canada.

Observations sur les laines

du pays:

Non, sans doute. Si l’on veut établir ici les réglemens et les lois qui fleurissent avec tant de succès chez nos voisins, assez d'objets s’offrent d'eux-mêmes au commerce, qui rendroient V’exportation en Canada beaucoup supérieure à l'importation, et qui délivreroient cette Colonie, et même la métropole, du tribut qu’elles payent, Pune et l’autre, aux étrangers, pour un grand nombre d’articles qu’elles en tirent.

Je dirois bien, en preuve de ma proposition, qu’on peut établir ici de nouvelles pêches de Loup-Marin, de Marsouins, de Baleines, de Morues, de Saumonset d’Anguilles ; y cultiver du T'abac aussi bon que celui de la Virginie ; y faire fondre des Canons, dont le transport en France ne seroit pas coûteux, attendu qu’il n’y a pas assez d'articles pour le chargement des Navires qui retournent en Europe ; en tirer des Mâtures, des Bois de Construction, de Charpente et de Menuiserie, du Merrain, du Chanvre, du Godron, des Plantes et des Racines nécessaires à la teinture et à la médecine. Mais ces vues, aujourd’hui, ne seroient que des spéculations chimériques. Les hommes manquent ; les choses de première nécessité manquent ; la main-d'œuvre est extraordinairement chère : le simple journalier gagne jusqu’à trois francs par jour, pour ranger du bois, ou pour charrier de la neige. Attendons des tems plus tranquilles, pendant lesquels l’on puisse et l’on veuille remédier aux principes mêmes, et contentons-nous jusques-là d’exposer dans ce mémoire les branches de commerce à présent établies, et qui, même dans l’état actuel, peuvent s'améliorer.

Je commencerai par faire mention d’un objet qui m’a frappé cet

hyver. J’ai vu et examiné un flocon de laine du pays, qui me parut, !

ainsi qu’à des négociants éclairés, très bonne et d’une qualité pres- 5 , Il

qu’aussi belle que celle d’Espagne. Je désirerois qu’on pût élever À en Canada assez de moutons pour recueillir beaucoup de laine. % Une mauvaise pratique suivie par les habitans s'oppose à cette % propagation que la nature semble, toutefois, avoir voulu favoriser *

dans ce pays plus qu’en aucun autre, puisque les brebis y portent communément deux agneaux. Comme on les laisse en tout tem:

ton serai vant pas des dind Main-d’o r des | 6 au rlande ten

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Jemens et les oisins, assez oïent l’expor- , et qui déliribut qu’elles rand nombre

peut établir , de Baleines, a l'abac aussi inons, dont le w’il n’y a pas retournent en ion, de Char- | Godron, des la médecine.

culations chiemière nécesent chère : le , pour ranger es tems plus ille remédier ’exposer dans blies, et qui,

’a frappé cet 4

qui me parut,

qualité pres- MS m pût élever

ip de Jaine.

pose à cette ulu favoriser *

is y portent en tout tem:

Mec le bélier, un grand nombre mettent bas dans le mois de Février, ter s auquel la terre est couverte de neige ; il faut donc nourrir les Bacaux dans une étable avec du foin et de l’avoine ; ilen périt la Hüs grande partie, et d’ailleurs la cherté de cette nourriture dé joûte les habitans d’en élever.

Un réglement qui ordonneroit de séparer le bélier dans le mois eptembre, et de ne le laisser approcher les brebis qu’en Février, treroit dans la nature.

| Les agneaux nés en May, tems auquel Pheige a fait place à la verdure, s'élèveroient sans peine et sans frais ; il en périroit peu, et le Canada fourniroit beaucoup de

fainc.

Ment aussy des bas, et des grosses étoffes à leur usage ; on feroit ve- NÉE des laines pour matelats, des bas et des grosses étoffes qu’on leur neroit à bon marché, et les laines du pays nécessaires dans nos iques pourroient former, en peu de tems, un commerce c insidéfable, et d'autant plus utile à l’état qu’il en diminueroit la quantité décelles que nous tirons de l'étranger ; d’ailleurs la chair de mouton seroit une ressource pour la nourriture des hommes qui, ne trout pas toujours de bœuf chez le boucher, mangent des chapons et à dindes en hiver ; cause qui, jointe à plusieurs autres, rend la in-d’œuvre si chère. Ilne faudroit pas pour cela négliger d’éledes bœufs : ce qui ne pourroit se consommer seroit salé et en- My é aux Isles de l'Amérique, où il en passe beaucoup de celui rlande. Jai parlé d’abord de cet article de laines, parce qu’il it en quelque façon à la culture des terres ; passons à un autre ï occupoit seul quand on fit la découverte de ce pays.

1La traite avec les Sauvages, objet essentiel au commerce de ce

Traite avec les Sauvages.

M ere Presque tous les Postes de la Traite sont privilégiés : c’est à dire sont exploités que ceux qui les obtiennent y font la traite exclusivement. Ce Lx eu Si postes se donnent, se vendent, ou s’afferment, et dans ces trois cas

le commerce soutfre également de leur régie; ceux qui les ont soit en payant, soit à ferme, les ont communément pour trois ans ils veulent dans ce court espace une fortune rapide et considérable le moyen qu’ils employent pour y réussir est, de vendre, le plu cher possible, les marchandises qu’ils y portent, et d'acheter le pelleteries au plus bas prix possible, dussent-ils tromper les sau… vages après les avoir enivrés. En 1754, on avoit, dans le Poste ter de la Mer d'Ouest, une peau de Castor pour quatre grains di isser poivre, etona retiré jusqu’à huit cents francs d’une livre de ver millon ! Dans ce même tems, les marchandises ne valoient pat plus au Détroit qu’à Montréal, parce que cette partie étoit libre,

vais Con s tils

et que les voyageurs y alloient par congé. Peur i re, } Ce qu'onen- On appelle Congé, la permission que le Général donne au uven

tend par Congé.

voyageurs, d'aller avec un canot d’écorce faire la traite dans lets postes qui ne sont pas privilégiés ; ces congés se payent cinq cent francs, et cet argent sert à soulager les veuves et les familles de officiers. Qu’on me permette à cet égard quelques réflexions.

Abus danslex- En premier lieu, l’on sait que tous les priviléges exclusifs sont pose des

ostes de Ja é Traite. de voisins aussi habiles que les Anglois, lesquels ont sans cesse le@l

A Je ve destructeurs du commerce, lors surtout qu’ils sont établis à port(@.…. . Mercc ;

ses de

CPAS -arté PRET Ce PS £ A PTS) À -ux ouverts, pour tirer parti de nos fautes ; ils n’ont que trop pr nc

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fité d’une concurrence que nous semblons leur rendre, à dessein, « avantageuse. En effet, il faudroit que les Sauvages fussent autan aveugles qu’ils sont élairés sur leur intérêt, pour ne pas préfére à de traiter avec un peuple qui leur achète leurs pelleteries for cher, et leur donne des marchandises à bas prix, qu'avec nous qu pratiquons exactement le contraire.

Tous les présens que le Roy leur fait, en supposant même qu’il leur fussent effeciivement donnés, que certaines gens ne les ver dissent pas à leur profit, ne peuvent les dédommager de ce dés:

DUT TT Ze, Je.

CONSIDÉRATIONS SUR L'ETAT DU CANADA. il

DA: 4 PA Ptage évident de leur commerce avec nous, dans les postes privi-

Mic: ; aussy, ceux même qui nous sont les plus attachés, ont-ils lavec douleur détruire le Fort Chouegen, l’entrepôt principal de Lie angloise pour le pays d’en haut.

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