‹ Considérations sur l'état présent du Canada [microforme]Chapitre 3 sur 6 · c’est à dire ivement., Ce ns ces trois cas · texte numérisé non relu

c’est à dire ivement., Ce ns ces trois cas

x qui les ont En deuxième lieu, outre l’intérêt du commerce qui gémit de ces pour trois ans elraves, dans lesquelles on le resserre, on connoît aujourd’hui,

t considérable Miléux que jamais, combien l’affection des Sauvages est nécessaire ‘endre, le plu (BB conservation de la Colonie. Peut-on se flatter que cette aflec-

et d’acheter lee BR durera toujours, et qu’enfin elle ne passera pas à un voisin omper les sau ‘ec lequel ils ne trouvent que des avantages ? Déjà ils murmurent dans le Poste Mutement de ce monopole exercé contre eux ; ils méprisent et

atre grains di Missent des négocians avides qui ne cherchent qu’à leur en imposer. "4 vais plus loin : ces mêmes marchands qui traitent avec eux d’une e valoient pal £on si basse, sont des officiers dépositaires de Pauthorité du Roy, tie étoit libre nt ils abusent pour faire des gains illicites et honteux ; ils sont les

“Ministres de ce grand Ononthio, que les Sauvages appellent leur re, ct qu'ils ne devroient connoître que par ses bienfaits. Que Muvent-ils penser en voyant l’usage qu’on fait de son authorité et de bn nom ? Cependant il seroit essentiel qu’à l’idée qu’ils se forment &lui, dans Péloignement o, ils sont, il ne se joignît que des idées dé grandeur ct de majesté.

ne livre de ver A

ral donne aux traite dans lei yent cinq cent es familles de:

éflexions.

Présentement, on voit le mal : indiquons-en le remède.

exclusifs son! 5 Je voudrois que tous les postes fussent exploités par le com-

erce ; qu’une Chambre de Commerce tariffât toutes les marchanses de traite, et qu’on n’y allât que par congé, et que le Général, > concert avec la chambre de commerce, n’accordàt des congés

établis à portée t sans cesse le®8 t que trop pro

, à dessein, Sur chacun, qu'autant qu’il en faudroit pour y rendre le commerce

ile, et pour que les voyageurs y trouvent un honnête profit, oportionné au risque et à la pein” ; que les Sauvages fissent aussy

traite à un échange raisonnable : toutefois, il faudroit que le énéral, en accordant dix congés, par exemple, ne les donnât pas à x associés, où à un seu! entrepreneur qui les prendroit sous des bms empruntés ; sans cela, ce seroit, sous une autre forme, l’inconmient actuel, puisque cette scciété, ou cet entrepreneur, fercit

fussent autan e pas préfére pelleteries for ’avec nous qu

t même qu’il. æ s ne les ver r de ce désa

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Remèdes proposés pour Corriger ces abus.

le commerce exclusif du poste ; dans ceux qui exigent la résidence d’un officier (a) on auroit attention à n’y envoyer que des gens capables et dont on connût surtout le désintéressement. Je voudrois ques leurs services, pénibles sans doute, fussent récompensés par de fortes gratifications que lon prendroit sur le prix des congés ; mais out tout espèce de commerce direct ou indirect leur fût sévèrement interdit : ils seroient chargés de tenir le bon ordre parmi les voya: geurs ; de veiller à ce que la bonne foi régnât dans la traite ; d’em: pêcher Pabus de leau-de-vie, et de présenter au nom du Roy le présens destinés aux Sauvages. Ce nouveau système pour lex: ji ploitation des postes de la traite, demande un mémoire particulier 4 et déteillé, dans lequel entreroit nécessairement des réflexions sur Pétat militaire, tel qu’il est aujourd’hui en Canada, et sur le moyen de le former tel qu’il devroit être.

I ere Au reste, quand je propose icy d’abolir ces priviléges exclusih LA éflexionssur , À : . x le Commerce établis par la traite avec les Sauvages, je ne prétends pas y com-

He exclusif du cas- ° eu NP FAT è ÿ til tor, accordé à Prendre celui qui a été accordé à la Compagnie des Indes, pour l

la Compagnie 4..: astor: nrivilé Les : av: -àla C 'o

des Indes. traite du Castor; privilège qui est, dit-on, avantageux à la Colonie, sans nuire au commerce en général ; elle prétend le prouver par les raisons suivantes, que le commerce ne trouve cependant pas

décisives.

{” La Compagnie des Indes ne fait passer annuellement en Canada qu'environ 1200 pièces de drap, qu’elle tire d'Angleterre

‘0Mpa

(a) Il faudroit diminuer le nombre des entrepôts pour la traite, (h) n’en établir qu’au Sault Ste. Marie, à Michillimakinac, au Dépours

troit et à Niagara : ces lieux sufliroient pour tous les pays d’e;cban haut. Il faudroit ne soufrir aucune autre espèce d’hyvernement. Par ce moyen on éviteroit une source de querelles avec les Sauvages, et on épargneroit les hommes. Les meilleurs s’épuisent aujourd’hu | de fatigue pour le service de tous ces postes, où y restent pour li libertinage.

ent la résidence M e des gens capa: M Je voudrois que sés par de fortes gés ; mais que fût sévèrement parmi les voyala traite ; d’em:

m du Roy les ème pour l'ex:

ire particulier réflexions sur 4 4 sur le moyen M

130 à 40 milliers de poudre ; aucun négociant (a) ne trafique de deux articles, quoiqu’ils soient essentiels et nécessaires, même Bns tous les postes, et la compagnie les donne à bas prix aux dyageurs et aux équipeurs pour le terme d’une année.

2° Les Castors portés aux bureaux de la compagnie à Montréal, à Québec, y sont payés à un prix raisonnable (b), en récépissés Jreçus, et les récépissés forment une autre monnoye qui a cours hs le commerce. Les agens de la compagnie délivrent pour for valeur, sur le caissier de la compagnie à Paris, des lettres de ange payables en Janvier, Février, Mars et Avril de l’année ivante.

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13 La Compagnie des Indes a toujours dans ses magazins, à Paris, pour une somme considérable de castors invendus.

| Les négocians du Canada, comme tous les autres, ont besoin de ire circuler leurs fonds ; ils ne pourroient donner (c) les draps et ès poudres à si bas prix que la Compagnie des Indes pour le terme x à la Colonie, ( Pun an, ny laisser en France des fonds inutiles en castors invene prouver par US ; les marchandises de retour pour la traite seroient nécessairecependant pas "ent fort chères, et la contrebande augmenteroit en proportion ; fan peut en juger puisque, malgré la facilité que la compagnie donne x voyageurs, 11 y en a toujours qui portent des castors aux Anlois (d) pour en avoir des draps ; commerce d’autant plus dan-

léges exclusik M Is pas y com.

Indes, pour li *

iuellement er.

Angleterre

(a) [sen trafiqueroient, sans le privilége exclusif accordé à la ‘ompagnie.

our la traite #4

(b) La compagnie étant maîtresse des règles du prix, les voyainac, au Dé.

peurs n’en sont pas toujours exempts ; ils passent du Castor en conles pays derMrebande aux Anglois.

hyvernement 24 les Sauvages, !

nt aujourd’hu

estent pour le

(ec) Ils pourroient souscrire à toutes ces conditions, si le comerce en Canada mavoit que l’espèce d’entrave qui lui est nécesaire, +

(4) On a dit, plus haut, la vraie raison de cette contrebande.

Réflexions sur le Commerce du Gin-sing.

gereux qu’il introduit dans la Colonie des mousselines, des callemandes, et des indiennes angloises, dont l’usage nuit à la consommation des marchandises manufacturées en France. Enfin, de tous les articles de l’exportation du Canada, le plus utile à l’état, est celui du castor, parce qu’il donne plus de main-d'œuvre qu’aueun autre, et qu’il est nécessaire dans nos fabriques. J’observerai que s’il augmentoit à un certain point, les Anglois seroient forcés de venir prendre des chapeaux chez nous, et qu’il augmenteroit infailliblement si la Compagnie des Indes payoit le castor aussi cher que les Anglois le payent, et s’il ‘v avoit point des postes privilégiés.

C’est ici le lieu de dire qu’il eût peut-être été à souhaiter que la Compagnie des Indes eût eu le commerce du Gin-sing. On n’en fait usage qu’à la Chine.'où la compagnie seule a le privilége d’envoyer des vaisseaux. Autrefois, ce commerce étoit presque inconnu en Europe ; les Chinois tiroient le Gin-sing de la Tartarie ; ce n’est que depuis quelques années qu’on l’a découvert en Canada. Dans le commencement il ne valoit que trente à quarante sols la livre, séché et trié, et la compagnie, ne regardant point cet objet, permit aux officiers et supercargues de ses vaisseaux de le porter à la Chine, en pacotille ; mais, en 1751, s’étant apperçue que le commerce du Gin-sing devenoit considérable, elle défendit aux officiers et supercargues de ses vaisseaux d'en ‘charger, Il valoit alors douze francs en Canada, ct la compagnie l’acheta jusqu’à trente-trois francs, la livre. A la Rochelle, alors, les négocians de cette place donnèrent ordre à leurs correspondans à Québec d’en acheter à tout prix ; on en fit chercher partout, sans avoir égard à Ja saison de le cueillir, et au tems de sécher à propos : on le mettoit, au sortir de la terre, dans des fours, ou à côté des poêles ; ce Gin-sing, ainsi cueilli à contre-tems et mal séché, valut jusqu’à vingt-cinq francs la livre à Québec, et il en sortit, en 1752, pour environ 500,000 francs. Dans ce même tems la Compagnie des Indes, qui pouvoit se rendre ce commerce exclusif, ne voulut point en demander le privilége ; elle se contenta de ne point acheter des particuliers le Gin-sing mal conditionné, et de prendre des mesures pour

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nes, des calleit à la consom.

€, Enfin, de utile à l’état, l’œuvre qu’au- . J’observerai seroient forcés

augmenteroit stor aussi cher | postes privi-

uhaiter que la ng. On n’en rivilége d’enesque inconnu tarie ; ce n’est anada. Dans sols la livre, et objet, perporter à la e que le comaux officiers valoit alors à trente-trois le cette place n acheter à FA à la saison mettoit, au ce Gin-sing, à vingt-cinq Jour environ S Indes, qui ten demanes particulesures pour

aujourd’hui en Chine.

M faire cueillir dans la saison convenable, et le faire sécher à proos, en le gardant à Montréal une année entière. Le parti consi- Brable qui avoit passé à la Rochelle, resta invendu. A force de Micitations la Compagnie des Indes en a acheté une partie; une ire a passé en Hollande, en Angleterre et en Espagne, et ce li en reste à la Rochelle tombera en pure perte. Ilest arrivé de que malgré les défenses de la compagnie on en a chargé en conebande dans ses vaisseaux, qu’il en est parvenu à la Chine par la

“Moye de l'étranger, et que la quantité et la mauvaise qualité de-ce

Bin-sing y a décrié totalement le Gin-sing du Canada. La Comagnie des Indes vient de donner ordre de cesser d’en faire cueillir.

à Le Gin-sing est plus ou moins bon, suivant la qualité du terrain et le tems qu’il y a qu’il est en terre ; mais tout le monde convient w’il faut le cueillir en Septembre, et le faire sécher dans des grebiers, sans feu, En 1752, on le cueilloiten May, on le séchoit au u, pour pouvoir le faire passer la même année : les habitans trou-

" Vant plus de profit à chercher du Gin-sing qu’à semer du blé, abandonnoient leurs terres pour courir dans les bois, qui se sont trouvés

incendiés en plusieurs endroits par le peu de précautions qu’ils

sprenoient en faisant du feu.

Si la Compagnie des Indes eût eu ce commerce exclusivement, telle nauroit reçu que le Gin-sing séché à propos, et cueilli en Septembre ; tems auquel les travaux de la campagne sont presque

Minis, et, par ce moyer, le Gin-sing du Canada ne seroit point décrié

Observons que cette branche de commerce est de la nature de celles qu’il faut rechercher, parce qu’elle donne

des profits réels à l’état : le Gin-sing en Canada ne coûte que la

ipeine de le cueillir, et la consommation s’en fait à la Chine. Obser-

Lvons de plus, que ce privilége exclusif accordé à la Compagnie des

!Indes étoit analogue à celui qu’elle a déjà, et qu’il ne portoit aucun préjudice au commerce en général.

Je ne saurois qui..er cet article de la traite des Sauvages, sans

ajouter une remarque qui me paroît de quelque importance,

Moyens de faire revivre cette branche de commerce qui est éteinte.

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