‹ Considérations sur l'hémoglobinurie et les hémoglobinuries BrightiquesChapitre 12 sur 14 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Il y a deux sortes d’hémoglobinurie, l'hémoglobinurie vraie et l'hémoglobinurie toxique.

I. — L'hémoglobinurie vraie, exige pour se produire l’action combinée de deux processus : l’un d'ordre général et prédisposant, caractérisé par un trouble de la nutrition, l’autre d'ordre local et déterminant, la congestion rénale. Les globules rouges altérés dans leur nutrition sont détruits dans le rein où le sang s’accumule à la suite d’une poussée congestive d'origine réflexe.

L'’hémoglobinurie vraie comprend elle-même des hémoglobinuries paroxystiques et des hémoglobinuries non paroxystiques.

A. — Dans les hémoglobinuries paroxystiques provoquées par le froid ou par la marche, l’acte déterminant la poussée congestive rénale, qu'il soit direct ou réflexe, a pour caractère essentiel d’être passager.

Il s’agit en pareil cas d’un mouvement d'ordre fluxionnel dont l’instantanéité suivie d’une prompte détente cause et caractérise précisément l'allure paroxystique de cette variété.

B. — Dans certains cas, au contraire, l'acte rénal prend la forme

d’un mouvement congestif réel et durable; l'accès d’hémoglobinurie

n’est plus alors paroxystique au sens propre du mot: il peut durer un certain temps, plusieurs jours par exemple, sans interruption et peut se terminer par une néphrite d’origine congestive. C'est l’hémoglobinurie prébrightique.

C. — On comprend parfaitement qu'une poussée congestive puisse se produire dans le rein au cours d'une maladie de cet organe, de la maladie de Bright par exemple, et évoluer plus ou moins rapidement. C'est l’hémoglobinurie métabrightique.

(1) Nous ne saurions mieux faire que d'adopter ici les conclusions formulées par M. ALBERT ROBIN dans son 7raité de thérapeutique appliquée, et qu’il a eu l'obligeance de nous communiquer.

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