‹ Considérations sur l'histoireChapitre 50 sur 143 · L’Angiras Hiranyaslûpa · texte numérisé non relu

L’Angiras Hiranyaslûpa

L’ORIENT

régions de l’air, le grand réservoir des nuages, les torrents lumineux, les ondes et les plantes, le soleil et l’aurore , les larges montagnes, les extrémités de l’horizon, le passé et le futur. Au milieu de la cérémonie, Agni apparaît aux Gopayanas , et se tenant en face du cadavre de Subandu, il lui dit :

« Voici ta mère, voici ton père, voici ta vie. Tu peux marcher, ô Subandu; viens, lève-toi.

« Comme avec une corde on lie un joug pour le consolider, ainsi l’âme te soutient pour la vie, pour l’existence, pour un heureux développement...

« Je suis l’âme de Subandu, et je viens de la contrée de Yama, fils de Vivaswat, pour la vie, pour l’existence, pour un heureux développement 1 ...

Dans ce passage, en même temps que l’universelle paternité d’Agui, la métempsycose terrestre se trouve esquissée : « Celui qui connaît le père avec ses rayons inférieurs, sait aussi connaître tout ce monde avec ses supérieurs. Marchant sur les pas de nos poètes, qui peut ici célébrer ce dieu? D'où est née l’âme?

« Il en est, dit-on, qui viennent vers nous et s’en retournent, qui s’en retournent et reviennent. *

« L’homme agit et, sans le savoir, n’agit que par lui; sans le voir, il ne voit que par lui. Enveloppé dans le seiu de sa mère et sujet à plusieurs naissances, il est au pouvoir du mal *. »

Cette dernière phrase de l’hymne n’indiquerait-elle pas une date plus récente, ou bien sa première rédaction n’aurait-elle pas subi des retouches et des suppléments?

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