Henri Martin, Hitloirt de Frmet
diversité était susceptible d’être résolu par l’intelligence humaine, les métaphysiciens de l’Inde u’nuraient pas laissé à d'autres la tentation d’y revenir pour y échouer après eux en des efforts également vains, parfois également admirables. Reconnaissons donc encore ici, d'un même coup, l'iucompréhensibilitéinfinie de l’iiiGui et l'évidence de ses rapports avec le fini. Si l’Inde s’était bornée à reconnaître la présence de l'infini dans le fini, elle fût restée dans les bornes de la nature humaine et dans la réalité «le la nature universelle: mais clans son ivresse métaphysique, elle a effacé le fini dans l’infini ; en procédant ainsi elle s'est elle-même, par delà l’intelligible et le réel, ensevelie vivante en Brahma, elle ne s’est plus étudiée qu'à n'étre plus telle est tombée dans le gouffre de sa propre pensée.
« L’homme sage renonce à la joie et dédaigne l'aflliction quand il a reconnu le Dieu... quand il a contracté une alliance intime avec cet être profondément caché, difficile à apercevoir, être qui a pénétré dans la nature où il demeuré invisible, vieillard qui habite la caverne du cœur où il se tient mystérieusement debout dans l’abîme 1 »
« Lui, l’unique, le dominateur, l'esprit de toii9 les êtres, qui varie sa forme unique, les sages qui le contemplent fixé dans l'esprit, à ceux-là est la félicité éternelle et non aux autres *. »
« Laissant à ses amis ses bonnes actions, à ses ennemis ses fautes, le Sannyasi, en se livrant à une méditation profonde, s’élève jusqu’à Brahma, quiexistedetouteéternilé.