‹ Considérations sur l'histoireChapitre 62 sur 143 · Kalhuka-Dupanichat. Cli. II · texte numérisé non relu

Kalhuka-Dupanichat. Cli. II

ïiO CONSI DÉBATTIONS SUR L’KISTClRE.

n Lorsque, par la connaissance intime du mal, il devient insensible à Ions les plaisirs des sens, alors il obtient le bonheur dans ce monde, et la béatitude éternelle dans l’autre.

« S’étant de cette manière affranchi par degrés de toute affection mondaine, devenu insensible à toutes les conditions opposées, il est absorbé pour toujours dans Brahma *.

« C’est ce Dieu qui, enveloppant tous les êtres d’un corps formé des cinq éléments, les fait passer successivement de la naissance à l’accroissement, de l’accroissement à la dissolution, par un mouvement semblable à celui d’une roue.

« Ainsi l’homme qui reconnaît dans sa propre âme l’Ame suprême présente dans toutes les créatures, se montre le même à l’égard de tous, et obtient le sort le plus heureux, celui d’être à la fin absorbé dansBrahma*. »

Cette sainteté n’était que le partage de quelques-uns, la foule n'y pouvaitatteindre, pas plus qu’elle n'était capable de s’élever jusqu’aux cimes de la spéculation où trônait l’ub3traction infinie contemplée par les sages. Le sacerdoce brahmanique s’est montré très-souple à suivre les évolutions du protée populaire, et dans la mesure du possible il a su ajuster la sublimité de ses conceptions à l’infirmité de son intelligence et de son langage. Quand il prit naissance à la suite de l'etablissement victorieux des Aryens au bord du Gange, les anciens dieux du Véda furent subordonnés 5 Brahma et réduits à l’état de gardiens des huit régions dn mondo distinguées par les

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